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lundi, 25 juin 2007
Les personnes handicapées méritent mieux que de la démagogie …
Le 25 juin, j’ai siégé pour le Conseil Général, à la Commission Exécutive de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de notre département (MDPH). Cette structure départementale a remplacé l’ex-Cotorep administrée par l’Etat et dont les retards à l’instruction des dossiers étaient de notoriété publique (12 à 18 mois pour obtenir une carte d’invalidité ou la reconnaissance du droit à certaines prestations).
Depuis les lois de décentralisation mises en place par les gouvernements socialistes depuis 1982, les collectivités territoriales –communes, départements, régions- ont prouvé dans bien des domaines qu’elle savaient remplir des missions d’importance (construction et entretien d’établissements scolaires, organisation des transports, gestion des aides sociales, développement économique, aménagement du territoire …). Mais la phase 2 de la décentralisation, très éloignée de l’esprit de ses inventeurs, a surtout servi à décentraliser … les déficits de l’Etat.
La question du handicap en est un exemple probant : le transfert de compétence a été décidé à la va-vite, dans un cabinet ministériel, en décembre 2005 , et était censé entrer en application le 1er janvier 2006 ! Il nous a fallu, comme les autres département et en quelques mois, trouver un site d’installation de la MDPH, organiser son fonctionnement et ses instances, recruter le personnel, bref, mettre de l’ordre dans un grand désordre. La MDPH a réellement fonctionné sur le site de l’immeuble Jean Rostand à Bobigny à compter du 13 novembre 2006. Elle a « hérité » de l’Etat 37 000 demandes non instruites et a réussi, en 7 mois, à résorber 40 % de ce retard tout en examinant dans des délais raisonnables (environ 4 mois) toutes les nouvelles demandes. Fin 2007, il est prévu l’apurement du lourd passif de la Cotorep et donc un traitement équitable et digne des séquano-dionysiens victimes de handicap. Car derrière chacun des milliers de dossiers en attente, il y a une personne, une famille qui a besoin de la solidarité collective.
Pour atteindre un tel objectif, il a bien sûr fallu y mettre les moyens. Le Gouvernement de droite, comme pour les autres compétences transférées, a prévu une compensation financière à la hauteur des moyens humains et matériels, notoirement faméliques, qu’il accordait à cette question. Le Conseil Général a donc dû prévoir le passage de 18 agent Etat à 114 agents départementaux et une augmentation de 633 % du budget …
Au cours de la Commission Exécutive de ce jour, Monsieur VALADE, Directeur Départemental de la DDASS a lui-même reconnu que les dossiers étaient traités plus vite et les personnes handicapées mieux accueillies. Quant à Mr POIRIER, Directeur adjoint de la Santé et des prestations sociales à la Cramif, il a affirmé que la Seine Saint-Denis avait hérité d’une « situation plus terrible » que les autres départements franciliens mais que, 18 mois après la décision de transfert de compétence, la progression des instructions était plus forte que dans les autres départements d’Ile de France.
Un conseiller général de droite félicitait Pascal Popelin, Vice-Président socialiste du Conseil Général, du travail accompli pour les personnes handicapées de Seine Saint-Denis. Nul doute que ses collègues et lui-même seront néanmoins les premiers à critiquer la facture, c’est à dire l’augmentation de la fiscalité qui nous permettra, dans ce domaine comme dans les autres, de répondre avec dignité aux attentes des habitantes et habitants de notre département …
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