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lundi, 17 septembre 2007

Indécent en cette semaine où s’ouvre le congrès national des HLM

Une publicité fleurit actuellement sur les panneaux publicitaires de tout l’est parisien. Le constructeur Kaufman and Broad vante les délices d’une France propriétaire. A Bondy, ces affiches sont placardées à des endroits hautement stratégiques : le 211 avenue Galliéni, copropriété dégradée où les propriétaires n’arrivent plus à faire face au montant de leur crédit et des charges afférentes, et devant la Cité HLM Barbusse (cité rouge pour les bondynois), où les loyers sont parmi les plus modestes de la ville.

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Nul doute que les habitantes et habitants des quartiers populaires apprécieront ! c’est pour eux que la crise du logement est la plus cruelle : 3,2 millions de mal logés en France, le coût d’un logement qui peut représenter jusqu’à 50 % du budget mensuel d’une famille modeste, une attente de plusieurs années pour l’obtention d’un logement social alors que de trop nombreuses villes gérées par la droite refusent encore de voir appliquer la loi SRU.
Soyons clairs. Je n’ai rien contre l’accession à la propriété. Mais elle ne peut s’envisager, pour la quasi-totalité des Français, que dans le cadre d’un parcours résidentiel, du locatif social au locatif intermédiaire ou privé puis première accession, sociale ou non, à la propriété. Or 2/3 des ménages ne peuvent accéder aux habitations construites depuis 2001, compte-tenu du coût trop élevé des loyers ou des remboursements d’emprunts.
Notre département a besoin de mixité sociale : plus de logements sociaux, voire très sociaux, dans les villes ne respectant pas l’obligation des 20 % de logements sociaux de la loi SRU, accession sociale à la propriété et constructions privées dans les autres.
Nous proposions aussi, lors de la campagne présidentielle, l’éradication de l’habitat indigne, le bouclier logement afin que les familles modestes ne consacrent pas plus de 25 % de leur budget mensuel au logement, le service public de la caution et la garantie mutualisée des risques locatifs qui responsabilisent et sécurisent les locataires et les propriétaires et enfin bien sûr, la revalorisation de l’aide au logement (APL).
On ne peut, dans ce domaine, seulement laisser faire la loi du marché car le logement n’est pas un bien comme un autre. Il assure au citoyen la première de ses sécurités.