lundi, 24 septembre 2007

On appelle cela les circulations douces …

… et à chaque fois que l’on peut amener un peu de douceur dans un monde urbain trop souvent brutal, nous sommes nombreux à être preneurs. Il s’agit notamment de l’utilisation du vélo en ville, plébiscité depuis les belles réussites de Lyon et de Paris.
Néanmoins et comme il faut toujours savoir se méfier de la pensée unique, je relèverai quelques préalables dans la généralisation de ce type de déplacements :
- la nécessité d’un investissement massif et de multiples points de mise à disposition pour permettre aux utilisateurs une grande liberté d’organisation
- le danger de voir augmenter le trafic autour des zones où la circulation automobile est proscrite et le vélo à l’honneur, c'est-à-dire dans nos banlieues qui n’ont pas vraiment besoin de cela.
- Et de ce fait, un élargissement du fossé entre le centre des grandes villes, vie agréable, cadre protégé, et leur banlieue chargée une fois de plus de gérer le différentiel !

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C’est pour cela qu’il nous faut aborder la question des déplacements urbains de manière globale et concertée, en consacrant les moyens nécessaires à plus de justice aussi dans ce domaine-là. Or l’organisation de l’Île de France reste majoritairement en étoile malgré les efforts consentis par la Région depuis 1998 pour prioriser les rocades de banlieue à banlieue. Dans le même temps, les aides de l’Etat ne cessent de diminuer et les élus de droite continuent de soutenir l’utilisation de la voiture contre les transports en commun, défendus par la gauche. Mais cette position idéologique ne doit pas masquer l’essentiel : tant que métros, tramways, RER et bus ne permettront pas, par leur fiabilité, leur fréquence, leur rapidité et leurs correspondances, de répondre aux besoins divers des usagers, la voiture, symbole de liberté tant vanté depuis 40 ans, aura encore de beaux jours de bouchon devant elle.

Donc, si nous voulons que cette belle idée des transports en commun, du vélo et d’une certaine douceur de vivre puisse convaincre plus d’esprits, ce sont des moyens immenses en terme d’investissements mais aussi d’éducation qu’il faudra déployer. Y sommes-nous prêts en ces temps où le must semble être de prôner la réduction des impôts ?