mercredi, 31 octobre 2007
Explosion à Bondy : les faits

mon témoignage sur l'adresse suivante .
http://www.lefigaro.fr/france/20071030.WWW000000414_il_y_avait_des_brules_partout.html
Témoignage sur le Parisien.fr
Une canalisation de gaz, éventrée accidentellement par une pelleteuse sur un chantier à Bondy (Seine-Saint-Denis), a provoqué la mort d'une personne en plein centre-ville, hier à l'heure du déjeuner. On compte aussi une quarantaine de blessés.
UN MORT, 46 blessés dont 13 gravement brûlés, un centre-ville transformé en paysage de guerre. Il est 13 h 55, hier, lorsque Bondy (Seine-Saint-Denis) bascule dans l'effroi d'une explosion au gaz, suivie d'un incendie meurtrier. Une quarantaine de personnes déjeunent dans le restaurant l'Etoile du Centre lorsqu'un ouvrier de l'entreprise de BTP qui effectue des travaux de voirie surgit en criant : « Eteignez vos cigarettes ! Fermez les portes ! » Une poignée de secondes plus tard, la canalisation de gaz, percée par une pelleteuse, explose et des flammes jaillissent du sol. « C'était comme un gros chalumeau », racontent des habitants du quartier.
A cette heure-là, il y a du monde partout, au supermarché Monoprix voisin et dans les rues de ce centre-ville commerçant. Les riverains assistent à des scènes terribles. « On a vu des gens qui couraient, leurs vêtements étaient en feu, c'était affreux ! » racontent Sylvie et Sébastien, un jeune couple voisin du restaurant.
Pronostic vital engagé pour trois blessés
« J'ai vu le patron de l'Etoile du Centre sortir, son pantalon en feu, puis le cuisinier », décrit l'imprimeur de la rue Salengro, sous le choc. Les autorités déclenchent aussitôt le plan Rouge. Deux cents pompiers, 150 policiers et 42 engins de secours arrivent de diverses casernes de la région parisienne. Le Monoprix est évacué et transformé en poste médical avancé. Au premier étage de la mairie, située à une centaine de mètres, une cellule de crise est mise en place et accueille les rescapés. Les blessés les plus graves, souffrant d'importantes brûlures et de l'effet de souffle, sont transportés vers les hôpitaux de Paris, Percy à Clamart (Hauts-de-Seine) et de Tours (Indre-et-Loire). Les autres sont évacués vers les centres hospitaliers de la Seine-Saint-Denis.
Pendant deux heures et demie, le gaz alimente le feu comme un champignon sans fin. Une fois l'alimentation coupée, le sinistre peut être maîtrisé une première fois vers 16 h 30. Cette accalmie permet aux secours de pénétrer dans les décombres du restaurant, dans lesquelles ils découvrent un corps calciné peu avant 18 heures. Le feu reprenant plus tard, il faudra attendre pour fouiller le reste de la bâtisse éventrée.
En milieu d'après-midi, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, se rend sur les lieux. Peu de temps après, elle est rejointe par le Premier ministre, François Fillon, accompagné du préfet, du procureur de la République et du directeur départemental de la sécurité publique.
Les habitants reçoivent, pour la plupart, l'autorisation de regagner leur domicile vers 20 heures. Trois familles sont en revanche relogées à l'hôtel par la mairie.
Dans la soirée, le pronostic vital se trouve toujours engagé pour au moins trois des blessés, indique la préfecture de Bobigny. A Bondy, autour du cratère, les soldats du feu continuent d'arroser l'immeuble ravagé à l'aide d'une imposante lance à incendie.
08:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 30 octobre 2007
Lettre de Marina
Je vous avais déjà évoqué sa situation. Marina Petrella, ancienne membre des brigades rouges, vit en France, y a reconstruit sa vie, travaille comme assistante sociale et élève ses deux filles, avec son compagnon, français. Elle avait trouvé refuge en France en 1993, après 8 ans d'emprisonnement en Italie, suite à l'engagement de François Mitterrand de "refuser toute extradition politique".
Le Gouvernement actuel créée une rupture de cette politique d'asile instituée depuis 20 ans dans notre pays, dans ce qui ressemble bien à une vengeance froide.
N'oublions pas Marina. Continuons de lui écrire, de rester vigilants, d'alerter sur sa situation et de signer les pétitions qui circulent sur le net.
Voici son dernier appel :
Pourquoi je ne partirai pas en cavale
En 1993, j’ai laissé derrière moi un conflit tragique et revolu.Javais survécu
La parole donnée par l’Etat français représentait une deuxième chance de vie et m’a ouvert le chemin de l’exil avec ma fille.
Aujourd’hui ce n’est pas une époque révolue que je laisserai derrière moi.
Je laisserai ma famille vivante et mon insertion sociale reconnue.
Alors la cavale pour aller ou ? Pour faire quoi ?
Il n’y a pas de lieux ou s’enfuir.Le monde est fermé.On ne peut pas sortir.Ou alors…vers un atoll corallin au bon milieu du Pacifique, pour être engloutie par le premier tsunami !
Pour faire quoi ? Ne plus avoir d’identité civile ni sociale, hors tout contexte, sans passé et sans futur, séparée définitivement de ma famille, pour aboutir, très certainement, à une prochaine arrestation
Est-ce que une telle hypothèse ressemble à un choix de vie ? Non !
Est elle une forme de survie ? Non plus !
La cavale est la mort
De plus, je n’abandonnerai jamais ma famille : en prison nous serons séparés physiquement mais nous pourrions garder les contacts et communiquer.
Alors, devrais-je envisager de partir en cavale en famille ? Cela signifierait :
Déstabiliser les jeunes vies en construction de mes filles et celle de mon conjoint qui a des responsabilités et des engagements ;
Entraîner tout le monde dans l’infraction pénale, pour utilisation de faux documents d’identité.
Cela est impossible du point de vue moral, éducatif et pratique et aucune personne de bon sens ne pourrait l’imaginer !

Pourquoi je demande la liberté provisoire : Mes perspectives
Pour le motif le plus simple et le plus humain : pouvoir accompagner mes filles et rester même physiquement, parmi les miens, le plus longtemps possible.
J’ai plusieurs fois parlé du fil à plomb le long duquel se déroule ma vie :
Cohérence et honnêteté éthique ; engagement dans un processus historique, survécue, donc : devoir vivre ; exil /asile et encore…cohérence et honnêteté éthique dans la déclaration de mon identité et de mes perspectives
Je suis déterminée à ne pas partir en cavale, autant que je le suis à saisir toutes les instances de recours possibles.
Qui donc l’extradition viendrait punir ?
Sûrement pas le sujet politique d’il y’a 26 ans, car un sujet politique est l’expression d’une époque etd’un contexte.Il n’existe plus, hors de l’époque et du contexte qui l’ont déterminé
Peut être l’extradition-surenchère viendrait punir le sujet social d’aujourd’hui ,la mère et la citoyenne.Mais à la fin, je suis âgée,je serais mise au repos forcé,à la retraite anticipée.
Certainement ce seront mes filles que l’extradition punirait.Telle qu’une malédiction biblique,elle les condamnerait à grandir orphelines,car la France à changé de politique en matière de droit de l homme et du citoyen,en matière de droit des enfants et de la famille.
Cependant, ma profonde conviction humaniste soutient mon « optimisme de la volonté »et me fait espérer qu’un sursaut d’éthique puisse l’emporter sur l aveuglement de la « raison de l’état marchand de vies »
La procédure peut durer longtemps, des mois, peut être plus.Pendant ce temps, au regard de ma détermination à ne pas me soustraire aux autorités,
Ma place est dans ma famille
Cela permettra aussi de soigner la blessure morale causée par mon arrestation parfaitement inutile et donc brutale
Cela permettra de passer de l’état psychologique de l’angoisse qui pèse sur nous tous, à l’accalmie
L’angoisse ne permet pas d’élaborer la souffrance.
L’accalmie, par définition temporaire, permet de retrouver la lucidité, le souffle pour préparer les épreuves douloureuses et de longue durée
Si les démarches judiciaires, politiques et les batailles d’idées ne parviendront pas à infléchir la volonté de m’extrader, comme je l’ai annoncé, je rentrerai en prison.
Ce sera la seule forme de survie possible
Je demanderai de pouvoir purger la peine en France afin de rester plus proche des miens
(Rapprochement familial)
Nous serons séparés physiquement mais nous pourrons communiquer.
Ce sera l’avant-dernière étape de ma vie
Par la suite, en espérant dans la possibilité d’aménagement de la peine, un jour lointain, je pourrai sortir définitivement de prison et finir mes jours parmi les miens
Marina Petrella
N°d'écrou 932940
Maison d'arrêt de femmes de Fresnes
Allée des thuyas
94261 FRESNES
13:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Agenda
Mardi 30 octobre :- réunion de travail avec la direction des ressources humaines en mairie
- réunion de travail au sujet des conventions entre écoles et centres de loisirs
Mercredi 31 octobre :
- Visite sur place de l’environnement voirie de l’école Olympe de Gouges, avec les services techniques, le directeur de l’école et les parents élus
- Réunion de travail avec la direction des services techniques
Vendredi 2 novembre :
Exposition photos à la bibliothèque Denis Diderot « la bibliothèque a 20 ans »
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Et si on parlait du Revenu de Solidarité Active...
Beaucoup a été dit sur le Revenu de Solidarité Active proposé par Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives dans le Gouvernement de Nicolas Sarkozy. Le texte final est bien moins ambitieux que la première mouture du même Martin Hirsch, alors citoyen très engagé dans l'humanitaire.
Pour autant, fallait-il refuser d'expérimenter le dispositif dans notre département ? je ne le pense pas et c'est pourquoi je me suis prononcée, au nom du groupe socialiste au Conseil Général, en faveur de l'expérimentation.
Voici le texte de mon intervention :
Beaucoup a déjà été dit. Je n'entends pas faire d'idéologie avec un sujet aussi délicat que le retour à l’emploi des allocataires du RMI et des allocatrices de l’allocation parent isolé.
En tant qu'élus de terrain, nous rencontrons tous nos concitoyens allocataires qui hésitent à franchir le cap de la reprise de travail en raison des effets de seuil qui font perdre le bénéfice de certaines aides sociales pourtant indispensables pour leur assurer simplement une dignité de vie.
Il ne s'agit pas d'un rejet de travail, comme on voudrait parfois nous le faire croire. Nous sommes des élus enracinés, nous connaissons la population et nous savons bien qu'il ne s'agit pas de cela. Les allocataires aspirent à une activité salariée, nous le constatons tous les jours sur le terrain, qui les ferait vivre comme tout à chacun libres et dignes.
Il est vrai que cela se complique pour eux quand un éventuel retour à l'emploi, à temps partiel souvent, aurait pour effet de voir leurs ressources déjà faibles diminuer des frais de transport ou des frais de garde d'enfant. Il existe l’intéressement, peu mobilisé et sur une période trop courte.
En la matière, l’expérimentation du RSA pour laquelle la Seine Saint-Denis saura amener tout son savoir-faire en matière d'insertion, peut fournir à notre sens une réponse adaptée à une inquiétude légitime et garantir aux bénéficiaires de ce dispositif des ressources stables qui leur permettraient d'aborder leur réinsertion dans le monde du travail avec un maximum de chances de succès.
Cela pour l'idéal car à l’occasion de la candidature de notre département, il me semble qu'il nous faut également attirer l’attention sur la faiblesse des moyens que l’Etat semble vouloir engager en faveur des actions d'accompagnement. C'est le sens de mon intervention aujourd'hui.
Il est question pour le moment de 5 M€ pour l'ensemble des dix départements dont la candidature serait retenue. Cette somme, pour les raisons précédemment évoquées, semble par trop insuffisante. Nous devons nous montrer attentifs et exigeants en matière d’accompagnement des allocataires volontaires pour intégrer le dispositif, d'abord parce que l'incitation financière du RSA serait par trop fragile dans le temps sans cet accompagnement visant au maintien dans l'emploi ; ensuite parce qu’une discrimination plus profonde et durable que celle née de la logique d’expérimentation risque de voir le jour. 
En effet, certains peuvent déplorer que l'expérimentation ne se déroule que sur une fraction du territoire départemental. On peut aussi déplorer qu’elle ne concerne qu’une partie des allocataires de minima sociaux.
C’est sans doute le renoncement le plus difficilement compréhensible par rapport au projet initial. Pascal Popelin l’a rappelé, inclure les bénéficiaires de l'ASS et la AH, par exemple, dans le dispositif n'aurait pu que renforcer sa cohérence. Or, ils n'y sont pas, surprenant !
Toutefois, puisqu'il ne s'agit que d'une expérimentation, la diversité des publics dans le territoire retenus nous offre de bonnes garanties pour juger en fonction des situations rencontrées de l'efficacité ou de l'absence d’efficacité du dispositif. C'est bien là tout l’enjeu de l’expérimentation.
En revanche, et une fois de plus, il est à craindre que la faiblesse du montant prévu par le gouvernement pour l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, conduise à limiter à l'intérieur même des catégories retenues, la portée de la mesure et en exclure un public plus sensible qu'un autre aux contraintes. Je pense aux femmes seules avec enfant, principales personnes concernées par l’API et qui sont de la responsabilité directe de l'Etat, y compris pour ce qui est du suivi et de l'accompagnement.
Cette limitation prévisible est d'autant plus difficile à accepter qu'elle n'a nul besoin d'être confirmée par une mise à l'épreuve du dispositif, les inégalités des femmes devant le travail, sans parler de celles qui s’exercent au travail, sont connues et attestées par toutes les statistiques de l’INSEE.
Ce sont les femmes qui ont les salaires les plus faibles, ce sont elles qui sont le plus confrontées au temps partiel subi et qui peinent le plus à se réinsérer sur le marché du travail après en avoir été exclues alors que ce sont aussi elles qui, dans nombre de cas, sont responsables de fait de la famille.
C'est pourquoi, il me semble important que la candidature présentée par notre département en prenne particulièrement compte et reflète cette réalité, notamment pour ce qui est des bénéficiaires de l’API qui sont en droit d'attendre de la part de l’Etat qu'il leur donne réellement les moyens de s’insérer dans le dispositif.
En conclusion, dire cela, prévenir des insuffisances du dispositif, poser plus d’exigences quant à son application, ne revient pas pour autant à jouer du billard à 3 bandes. Il serait légitime que le département de la Seine Saint-Denis, s’il se porte candidat, soit retenu ; ce que nous désirons.
C’est donc un oui sur le fond de la proposition émanant de ce pauvre Martin Hirsch puisqu'au possible, nous sommes tous tenus, l'enfer étant pavé de bonnes intentions. Quant aux formes prévues pour son application, l’expérimentation peut sans doute nous aider à avoir plus d'exigences pour l'avenir et à démontrer l’expertise dont est capable notre département en matière d'innovation sociale.
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