lundi, 24 mars 2008
Agenda semaine du 24 mars
Mardi 25 mars :- Nombreux rendez-vous avec des bondynois
Mercredi 26 mars :- exécutif municipal
Jeudi 27 mars :- séance plénière au Conseil Général
- sortie avec Gilbert Roger, maire de Bondy, sur les quartiers en rénovation urbaine
- conseil municipal
vendredi 28 mars :- musiques croisées à la salle André Malraux (musiques d’Amérique du Sud dans le cadre d’Itinérances)
samedi 29 mars :- repas de remerciement des bénévoles des Restaus du cœur
- soirée dansante à la salle des fêtes organisée par l’association des parents portugais
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Des rires et de la colère...
L’équipe municipale de Bondy s’est mise au travail : passation des dossiers des anciens élus aux nouveaux, changement de délégations pour certains, rencontre des employés municipaux de leur secteur pour tous.
Le prochain conseil municipal de jeudi 27 mars va permettre de désigner les élus dans les divers organismes où Bondy doit être représenté (conseils syndicaux, conseils d’administration des collèges et lycées, conseils d’écoles …) et préciser les délégations de l’ensemble des élus de la majorité.
Toute la semaine, de nombreux bondynois rencontrés ici et là m’ont fait part de leur bonheur de nous voir réélus en m’adressant leurs félicitations et leurs encouragements pour Bondy et pour le Conseil Général.

Deux affiches m’ont à nouveau mise en colère ces derniers jours. Elles fleurissent sur notre ville et notre département, vantant les charmes du centre commercial Domus de Rosny sous bois : on y voit une très belle suite de pièces claires et vides évoquant un appartement de plusieurs centaines de m² aux boiseries anciennes sur murs et plafonds ou un très beau loft post-industriel ..." . La formule accrocheuse suggère que les occupants ont soit un souci de sobriété de design, soit un besoin évident de venir meubler leur appartement en visitant Domus …
Je pensais aux 2 800 familles bondynoises en attente de logement social, aux 55 000 familles qui connaissent le même sort sur notre département de la Seine Saint-Denis, aux conditions de logement de la plupart d’entre eux (jusqu’à 9 personnes dans un 2 pièces lors de ma dernière permanence à la Maison de Quartier Balavoine) et j’enrageais que des publicitaires et des responsables commerciaux puissent sans vergogne afficher de telles indécences dans nos villes populaires !
On apprend, au niveau international, l’envoi de renforts de troupes françaises en Afghanistan. Le Président Sarkozy a pris la décision tout seul comme un grand et sans avis du Parlement. Je pensais naïvement que le style de notre Président allait changer …
Par contre pas un mot sur le Tibet de la part de Nicolas Sarkozy alors que la repression chinoise sévit dans ce pays annexé depuis maintenant 58 ans.
On se souviendra que le président de la commission de candidature chinoise avait affirmé devant le CIO que le choix de la Chine serait un progrès pour les droits de l’Homme dans ce grand pays. Mais le CIO qui n’est pas non plus un modèle de démocratie interne ne semble faire aucun travail de vérification des engagements des dirigeants chinois.
Le boycott est compliqué car si les dirigeants chinois sont ce qu’ils sont, les chinois forment un grand peuple qui mérite d’accueillir les Jeux Olympiques. Mais c’est justement la présence de ces Jeux qui doit servir de levier à toute la communauté internationale pour exiger justice à la fois pour les Tibétains et pour les Chinois eux-mêmes… Et que l’on ne nous dise pas que les Jeux Olympiques ne doivent être que du sport. La charte prescrit depuis l’origine que les Jeux Olympiques reposent sur le respect des principes éthiques fondamentaux universels !
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vendredi, 21 mars 2008
Jour du printemps, au Conseil Général de Seine Saint-Denis
Grand moment d'émotion hier matin jeudi 20 mars, jour du printemps, au Conseil Général de Seine Saint-Denis, où Claude Bartolone a été élu Président de l'assemblée départementale.
L'organisation territoriale des départements a 40 ans mais ce sont les lois de décentralisation, votées sous la présidence de François Mitterrand en 1982, qui ont donné leurs véritables lettres de noblesse aux départements et aux régions avec de larges compétences transférées sans tutelle de l'Etat. Pour les Conseils Généraux, collèges, voiries départementales, solidarités ...
Depuis 40 ans, la Seine Saint-Denis était à majorité communiste. Les socialistes ont toujours participé à l'exécutif départemental mais leurs marges de manoeuvre et de décisions étaient souvent étroites alors même que les choix des électeurs du département rejoignaient de plus en plus les propositions socialistes pour la Seine Saint-Denis.
Claude Bartolone est donc le 1er Président socialiste du Conseil Général de Seine Saint-Denis. Auprès de lui, une équipe solide dont le Maire de Bondy, Gilbert Roger, élu 1er vice-président en charge du développement économique et des affaires internationales.
Quant à moi, membre de la Commission Permanente, je présiderai la commission enfance famille insertion, et compte bien oeuvrer à la mise en place rapide de l'allocation compensatrice pour les parents confiant leur enfant à une assistante maternelle, ainsi qu'à l'augmentation du nombre de places en crèches grâce au multiaccueil et à la création de microcrèches.
Vous trouverez ci-dessous le beau discours prononcé par notre camarade Claude Bartolone
Mes chers collègues,
Mesdames et Messieurs,
Merci. Du fond du cœur, merci.
Merci à chacun des conseillers généraux, socialistes, communistes et de la gauche citoyenne, qui m’ont accordé leur confiance en m’élisant 5e Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Je salue aussi les membres de l’opposition départementale. Je veux qu’ils sachent qu’ils auront toute leur place dans cette assemblée.
Je souhaite la bienvenue à l’ensemble des élus qui nous ont fait l’honneur d’être présents dans cette salle : parlementaires, conseillers régionaux, maires, maires-adjoints et conseillers municipaux.
Les uns et les autres, nous ne sommes pas là par hasard.
Nous sommes présents ici, hommes et femmes de gauche et de droite, grâce à une vieille idée qui n’a jamais été aussi neuve. Cette vieille idée, conquise dans le sang et dans les larmes, bien des peuples du monde nous l’envient. Elle porte le nom de démocratie.
C’est au nom de la démocratie que j’ai l’honneur de présider cette séance. Je veux rendre hommage à mes quatre prédécesseurs, Georges Valbon, Jean-Louis Mons, Robert Clément et Hervé Bramy, qui ont servi notre département avec ferveur.
C’est au nom de la démocratie que la gauche est majoritaire dans cet hémicycle, et qu’au sein-même de la gauche, les électeurs ont souhaité établir de nouveaux équilibres.
Bien sûr, je sais le sentiment qui peut être celui de certains des élus communistes, devant ces changements.
Je veux leur dire que « du passé je ne fais pas table rase » et que je sais ce qu’ont pu représenter la carte Imagin’R à 50%, le chèque ordinateur et l’aide au permis de conduire dans la vie de nos concitoyens. Mais à présent, les Républicains que nous sommes tous ne peuvent que s’incliner : la démocratie a parlé.
***
Mes chers collègues, il y a 40 ans, le 1er janvier 1968, naissait notre département à partir du regroupement de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine, et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise.
1968. Une belle année dont le président de la République a tort de vouloir liquider l’héritage !
Que de changements, que de mutations pour ce département, en quatre décennies ! De la fin des Trente Glorieuses – avec ces vies rythmées par la valeur travail, le plein-emploi, le chemin des usines, les luttes sociales, les solidarités ouvrières – à la désindustrialisation et son cortège de vies cassées par les réductions massives d'effectifs, les fermetures d'entreprises et les délocalisations d'activité.
Avec les ravages du chômage de masse, de la toxicomanie et de la délinquance dans nos quartiers populaires, la Seine-Saint-Denis a payé un lourd tribut à l’avènement d’un monde nouveau.
Car oui, Mesdames et Messieurs, nous sommes entrés dans un monde nouveau qui, comme la langue d’Esope, peut être la meilleure et la pire des choses.
Un monde extraordinaire, avec l’allongement de la durée de la vie, le progrès scientifique, l’innovation technologique, la naissance d’une véritable cause environnementale et de solidarités transnationales.
Mais un monde de périls avec de nouvelles formes de pauvretés, de replis identitaires, de violences. Et le terrible échec de la mondialisation financière qui a élevé le fric au rang de valeur ultime de nos sociétés occidentales, qui tolère que l’on puisse travailler tout en étant pauvre, et qui consent à ce que l’Afrique crève, poussant des femmes et des hommes à fuir leur pays, leur famille, au péril de leur vie. Simplement pour survivre.
Pour ceux-là, le message de la France ne peut être que des parents d’enfants nés sur notre sol soient arrêtés devant l’école de la République ! En Seine-Saint-Denis ou ailleurs, jamais je ne l’accepterai.
***
Dans ce monde nouveau, le débat démocratique amène la droite et la gauche à proposer des projets politiques différents.
- Sur le pouvoir d’achat, les uns considèrent que la bonne réponse à apporter est de « travailler plus pour gagner plus ». Les autres, pensent qu’il s’agit d’abord de « travailler tous », de promouvoir le service public, « patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine », et d’associer le travail à des salaires qui permettent de vivre dignement, comme devraient le permettre (une fois l’âge de la retraite venu) des pensions décentes.
Sur l’école, les uns pratiquent allègrement les fermetures de classes et les réductions d’effectifs. Les autres croient que l’éducation de nos enfants doit être une priorité budgétaire toujours et encore réaffirmée, et que l’ensemble de la communauté scolaire (professeurs, personnels, parents d’élèves) doit être associée au projet éducatif.
Sur le logement, les uns s’affranchissent volontiers de leur obligation de se conformer à la loi SRU pour éviter d’accueillir les pauvres, les immigrés et leurs enfants. Les autres croient que l’article 55 de cette grande loi de la République (que j’avais fait voter aux côtés de Jean-Claude Gayssot) nous permettra de relever le défi de la crise du logement.
- Sur la sécurité, les uns favorisent la présence policière dans les centres-villes au détriment des quartiers populaires, et considèrent que la paix dans ces quartiers s’obtient à coups de drones et à force d’opérations spectaculaires. Les autres ont la conviction qu’il faut installer une police de confiance pour rétablir le lien avec les habitants, tout en développant des actions de prévention et des programmes d’éducation.
- Sur la décentralisation, les uns ont choisi de transférer des compétences aux collectivités locales sans leur en donner les moyens financiers. Les autres croient au contraire à une décentralisation à l’euro près et, plus largement, à un partage des richesses entre les territoires riches et les territoires pauvres.
Dans ce débat démocratique, je veux que le Département prenne toute sa place.
***
Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs, je suis un enfant de la Seine-Saint-Denis, et je la connais par cœur.
J’ai débarqué ici à 9 ans, en provenance directe de Tunisie, le pays où je suis né. J’ai grandi au Pré-Saint-Gervais, dans ce département. Et au-delà de ma gratitude envers mon père italien et ma mère d’origine maltaise, je dois tout aux enseignants, aux services publics, au souffle de tolérance et à la vie associative qui ont fait la marque de la Seine-Saint-Denis.
Comparaison n’est pas raison me direz-vous. Et je sais qu’il est plus facile de connaître l’intégration républicaine en période de plein emploi, plutôt que lorsque le chômage et la précarité ravagent nos quartiers populaires.
Mais j’en suis convaincu, nous pouvons réussir ici ! Notre département est à un carrefour de son existence. Bien sûr, de trop nombreux habitants souffrent, jusqu’à sombrer dans les pires formes de repli sur soi, parfois même dans la violence.
Que chacun sache que nous ne laisserons personne sur le bord du chemin, et que nous prendrons toutes nos responsabilités pour faire reculer les inégalités, en matière de santé, de logement, de pouvoir d’achat et d’éducation. Nul ne doit se résigner à en être exclu, car nul n’est condamné à l’échec.
Dans le même temps, aveugle est celui qui ne voit pas que notre département change, décolle, se transforme. Des entreprises s’installent, des capitaux investissent, de nouvelles populations arrivent et réalisent que l’on peut vivre en Seine-Saint-Denis et y être heureux.
Nous devons prendre en compte les mutations sociales intervenues dans le département, et savoir les interpréter. Nous assistons dans nos villes à l’arrivée de nouveaux employés, de professions intermédiaires, de cadres moyens, souvent issus de l’immigration.
Ces nouvelles populations sont une chance pour notre département. Elles ne doivent pas repousser les habitants de la Seine-Saint-Denis, mais au contraire participer au brassage, à la mixité sociale dont notre département a tant besoin. Je veux donc leur dire : « Vous êtes les bienvenues ! Croyez en la Seine-Saint-Denis car nous croyons que vous avez un rôle à y jouer !
Nous voulons que ceux qui y vivent depuis toujours et ceux qui y arrivent puissent faire société commune, vivre ensemble en toute sécurité, éduquer leurs enfants dans l’école de la République.
Et puis, nous avons la jeunesse, le dynamisme, l’enthousiasme, une population de toutes les couleurs ! Nous sommes déjà aujourd’hui la France de demain !
Mes chers collègues, vivre et réussir ensemble, voilà le projet que je vous propose de conduire.
***
Je veux que le Département soit partenaire de chacun de ses habitants à toutes les étapes importantes de la vie.
- La naissance d’un enfant est la plus immense source de bonheur. Mais quelle inquiétude pour une mère célibataire, pour un jeune couple lorsqu’ils se demandent comment conjuguer leur vie professionnelle avec leur vie de famille. Et bien, je veux que la Seine-Saint-Denis occupe le premier rang de tous les départements d’Ile-de-France dans le domaine de la petite enfance. Chaque famille doit pouvoir bénéficier d’une solution de garde.
- Par la suite, l’entrée de son enfant au collège peut conduire à de grandes angoisses. Chacun sait que tout ou presque s’y joue. La réussite comme l’échec. Nous prendrons nos responsabilités, aux côtés d’un Etat qui devra prendre les siennes, pour offrir à tous le collège de l’égalité, le collège de la réussite et le collège de la sécurité.
- Un peu plus tard, certains de nos enfants sont sommés de trouver un premier stage pour valider leur formation professionnelle. D’autres, qui ont obtenu un diplôme ou une qualification, peuvent passer des mois, parfois des années, avant de trouver enfin le chemin de l’emploi.
Le pacte passé entre l’école et la Nation pourrait se résumer ainsi : « Travaille mon fils, travaille ma fille, et tes efforts seront récompensés. » Et bien, nous mettrons les moyens nécessaires pour faire vivre ce pacte.
Il n’est pas acceptable qu’un jeune diplômé ou qualifié passe plus d’un an au chômage. Le Département sera partenaire des politiques d’emploi, pour eux et pour ceux qui ont arrêté leur scolarité trop tôt.
Il n’est pas plus acceptable que nos enfants jouent leur avenir sur la consonance de leur nom de famille, le pays d’origine de leurs parents ou la couleur de leur peau. Nous lancerons un grand plan de lutte contre les discriminations. Ce combat-là, allié à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, je vous propose que nous en fassions la grande cause départementale.
- Encore plus tard, nos enfants (qui le sont d’ailleurs de moins en moins), recherchent un premier logement pour voler de leurs propres ailes, fonder leur famille. Chacun sait que cette recherche s’apparente très vite au parcours du combattant. On trouve parfois dans le même logement, comme dans l’après-guerre, deux voire trois générations qui cohabitent. Ce n’est pas tolérable. Nous mettrons les moyens nécessaires pour réserver des logements aux jeunes qui ont besoin de ce coup de pouce pour démarrer dans la vie.
Plus largement, je prends l’engagement que toutes les communes qui souhaitent se lancer dans la construction neuve, dans une opération mixte ou dans un plan de lutte contre l’habitat insalubre pourront compter sur l’aide du Département.
- Au milieu de sa vie, on peut connaitre des moments de grande détresse sociale. Ces moments où l’on a le sentiment d’être de moins en moins un citoyen, et de plus en plus un Rmiste. Je veux dire à ceux-là que nous ferons tout, non seulement pour les soutenir, mais aussi pour les accompagner sur le chemin de la réinsertion.
- Enfin, au crépuscule de leur vie, pour de nombreux habitants de la Seine-Saint-Denis, « grand-âge » rime trop souvent encore avec « naufrage ». Pour eux, nous amplifierons l’effort afin qu’ils puissent vivre dignement. Nous proposerons aussi aux Séniors débordant d’énergie un accès au développement culturel, sportif et la possibilité de dédier du temps à une action associative.
Mesdames et Messieurs, chers collègues, c’est par des mesures immédiates et très concrètes que nous apporterons la preuve que la politique peut changer la vie de nos concitoyens.
***
À côté de ces réponses quotidiennes, je veux établir trois grandes priorités pour faire entrer la Seine-Saint-Denis dans le 21e siècle.
- D’abord, l’environnement. Je ne veux pas créer un énième programme environnemental. Ce que je veux, c’est mettre de l’environnement partout.
Nous allons mettre en place le principe de « l’éco-bonus ». Pour chaque projet qui lui sera proposé, le Conseil général appliquera un bonus ou un malus à ses aides en fonction des critères de qualité environnementale et de maitrise de l’énergie.
J’assume : le Département doit s’imposer comme le « gardien écologique » de son territoire.
- Ensuite, la culture. Je ne veux pas d’une culture élitiste, confidentielle ou renfermée sur elle-même. Je veux la culture pour tous et la culture pour changer l’image du département.
Nous allons provoquer un choc culturel pour les jeunes de notre département. S’ils ne vont pas à la culture, la culture viendra à eux ! Nous nous appuierons bien évidemment sur le collège.
*Je vous proposerai que le Département lance un appel à projet culturel dans les collèges auprès des équipes enseignantes. Tout projet pertinent sera soutenu par le Conseil général.
* Je vous proposerai que chaque demande de subvention formulée par une institution culturelle soit soumise à la « clause éducative », à savoir une offre gratuite en direction de groupes scolaires.
Nous ferons aussi de la culture un outil pour améliorer l’image de la Seine-Saint-Denis. Pour cela, réfléchissons ensemble à deux grands projets : pourquoi pas une Grande école de mode et de design international, ou un Grand Centre d’art contemporain ? Nous avons les jeunes créateurs, les artistes. Donnons-leur les moyens de s’exprimer et faisons d’eux les nouveaux visages de la Seine-Saint-Denis créative.
- Enfin, le développement économique. Nous lancerons immédiatement un signal politique en direction des entreprises pour leur dire « Vous êtes les bienvenues pour créer de l’emploi dans nos villes. ».
Ce n’est pas au marché de décider seul des zones de notre territoire qui ont droit au développement et de celles qui sont à tout jamais condamnées à l’état de friches. L’intervention publique doit impulser, accompagner et encadrer l’activité économique.
Cela signifie une augmentation sensible du budget dédié au développement économique et le renforcement des actions de promotion du département.
Nous devrons être capables de convaincre les entreprises et les investisseurs que l’avenir est chez nous et qu’il ne se fera pas sans nous.
***
Voilà pour les grandes arêtes de notre vision de l’avenir. Mais nulle volonté politique ne se réalise du haut d’une tribune, si symbolique soit-elle. Le projet dont je vous parle, mes chers collègues, ne peut réussir que s’il est partagé.
Partagé par le personnel du Conseil général. Les ambassadeurs de l’avenir, ce sont les 7442 agents départementaux. Je veux que chacun d’entre eux soit associé à la mise en œuvre du projet. Je veux qu’ils puissent prendre la parole, apporter leurs idées, participer au débat.
J’en rencontrerai les représentants très prochainement.
Comme vous, j’ai lu attentivement l’audit sur le personnel départemental commandé par notre assemblée. Je ferai tout pour que dans la prochaine étude, le sentiment de souffrance présent chez de trop nombreux agents ne soit plus qu’un mauvais souvenir.
Notre projet doit aussi être partagé par tous les élus de notre assemblée. Le Département n’appartient à personne d’autre qu’à ses habitants. Chacun de nous, à droite, à gauche, mérite un égal respect car il est un représentant des habitants de la Seine-Saint-Denis. Tous les élus de cette assemblée pourront faire valoir leurs propositions. Ils seront tous écoutés avec la même attention. C’est le débat démocratique qui tranchera. Rien d’autre.
Notre projet doit enfin être partagé par tous les partenaires politiques, économiques et sociaux du département. Nous ne gouvernerons pas reclus sur nous-mêmes.
- Je rencontrerai très prochainement les maires et les présidents des communautés d’agglomération du département, mais aussi le maire de Paris et le Président de la région Ile-de-France pour que nous mettions en place de nouvelles façons de travailler ensemble.
- Nous instituerons un Conseil départemental du développement durable, pour associer l’ensemble des forces vives à la conduite de notre projet.
Je rencontrerai le Préfet de la Seine-Saint-Denis et le Préfet de la région Ile-de-France, dans les jours qui viennent , pour que nous puissions travailler plus étroitement avec les services de l’Etat qui jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne de nos concitoyens.
- Et puis nous n’aurons pas peur de dialoguer avec le gouvernement. Nous voulons notamment être partenaires de la politique de la ville, et nous saurons taper du poing sur la table pour exiger le respect des engagements de l’État.
Plus largement, mes chers collègues, nous devrons être capables de faire entendre et respecter la voix des habitants de la Seine-Saint-Denis sur tous les sujets qui concernent leur vie.
Je pense en particulier au projet dit « du Grand-Paris » sur lequel nous entendons peser dans le sens de la solidarité entre les territoires.
Je pense aussi au débat récurrent sur la suppression des départements. Ce débat-là, il ne faut pas le subir, mais l’investir. C’est en démontrant que le département peut être la bonne dimension pour toutes les politiques de solidarité, que nous parviendrons à convaincre que sa disparition serait une erreur, et même une faute.
***
Enfin, pour que nous soyons, collectivement, respectés par nos partenaires, nous devrons être, collectivement, irréprochables.
Cela nous confère deux devoirs :
- D’une part, l’ouverture des portes et des fenêtres de cette grande maison. Je vous proposerai d’instituer un Médiateur du département qui offrira à nos concitoyens un moyen de régler un éventuel différend avec l’administration.
- D’autre part, la transparence dans la gestion. Nous lancerons une évaluation des politiques menées afin que chaque euro dépensé soit un euro utile. Parce que ma conception de la politique est de rendre des comptes aux électeurs, chaque année, le 16 mars, date de notre élection, je rendrai compte de l’état d’avancement de notre projet, à vous-mêmes, comme au million et demi d’habitants de la Seine-Saint-Denis.
***
Mesdames et Messieurs, mes chers collègues, voilà la feuille de route que je vous propose. Tout cela ne se réalisera pas d’un simple claquement de doigt. Mais j’ai confiance, parce que j’ai décidé d’associer toutes les énergies à cette belle aventure. Et si chacune apporte sa pierre, je suis convaincu que nous pourrons réussir ensemble de grandes choses.
Je suis fier d’être un habitant de la Seine-Saint-Denis. Fier et heureux d’y habiter et d’y avoir vu grandir mes enfants. Je sais ce que l’histoire et la réalité de ce département ont apporté à la construction de l’homme que je suis aujourd’hui. L’idée de lui rendre après qu’il m’ait tant donné est le moteur de mon action politique.
Dans mon parcours, j’ai eu l’honneur d’exercer de nombreuses responsabilités. En devenant Président du Conseil général, ce n’est pas un galon supplémentaire que je viens chercher. Une seule chose m’anime : aider ce département à réussir, et prouver que la volonté politique peut changer la vie.
C’est avec ce genre de pratique que l’on pourra donner envie à nos concitoyens de s’engager, de croire en la politique, et de donner plus de force à la démocratie, cette vieille idée qui n’a jamais été aussi neuve, pour la léguer renforcée aux générations futures.
Je vous remercie.
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mardi, 18 mars 2008
Merci pour cette victoire
Les résultats sont nets au 2ème tour de l’élection cantonale de Bondy Nord-Ouest depuis hier soir :
Georgia VINCENT pour l’UMP : 1 243 voix soit 28,7 %
Sylvine THOMASSIN pour le PS : 3 086 voix soit 71,3 %
J’ai tenu à remercier tous les électeurs du canton qui sont venus voter en ce deuxième tour des cantonales, isolé sur la ville, et ont marqué de façon claire et sans appel leur préférence pour toute la gauche rassemblée sur ma candidature.
Cette victoire n’est pas pour moi une victoire personnelle mais celle d’une équipe solide autour de notre Maire Gilbert ROGER, victoire des militants socialistes, verts, communistes, radicaux de gauche, issus des divers gauche ou de la gauche alternative, et des sympathisants avec qui j’ai vécu et partagé une très belle campagne. Cette victoire est aussi le fruit d’un travail sans relâche sur le terrain, de rencontres et d’échanges avec les bondynois.
Je crois en la force de la démocratie représentative quand les élus ne sont pas des notables mais restent avant tout des militants, en proximité de leurs concitoyens, dans une ville et un département où ils habitent et élèvent leurs enfants …
J’ai aussi voulu rendre honneur à la sagesse populaire. Bondy avait voté très largement en faveur de Ségolène ROYAL en mai 2007. Si beaucoup de français avaient pu être trompés par les paroles et les attitudes de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, les bondynois, eux, ne s’étaient pas laissé prendre. Ils constatent aujourd’hui que la situation s’est aggravée pour eux et que les inégalités se sont renforcées : diminution du pouvoir d’achat, augmentation des prix, uns société dure pour les plus faible et douce pour les nantis. Les élus locaux que nous sommes, à Bondy et au Conseil général de Seine Saint-Denis, restent les meilleurs garants pour contrer la politique néfaste de ce gouvernement, même si nos collectivités ne pourront jamais remplacer l’Etat.
De belles réalisations nous attendent à Bondy et en Seine Saint-Denis. Il nous faut continuer le chemin ensemble. Les bondynois savent que je resterai la même, aux côtés de toutes et tous et à leur service comme par le passé. La confiance témoignée par ce vote est une responsabilité plus lourde sur mes épaules et va m’obliger à faire encore mieux.
Enfin, j’ai voulu conclure en associant à notre victoire notre ami Jacques CATANT qui nous a quittés le 10 novembre dernier, mais dont je sais, parce que je crois aux forces de l’esprit, qu’il est fier de nous toutes et tous et de la ville qu’il a tant aimée et servie.
Cette victoire des deux cantons sortants de Bondy est à inscrire dans la perspective d’un rapport de forces qui s’infléchit en Seine Saint-Denis en faveur du Parti Socialiste.
40 sièges de conseillers généraux pour notre département : 17 pour le Parti Socialiste et Gauche Citoyenne, 13 pour la Parti Communiste et 10 pour la droite. Jeudi 20 mars à 10 heures dans la salle des séances du Conseil Général, va se tenir la séance d’installation du nouvel exécutif, Président et Vice-Présidents. Moment historique pour nombre de camarades. La séance est publique et vous y êtes tous invités.
Samedi 15 mars avait lieu dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Bondy l’installation du Conseil Municipal élu le 9 mars dernier. Le Maire sortant, Gilbert ROGER, réélu dès le 1er tour avec 56 % des suffrages pour la liste qu’il conduisait, a tenu à rappeler que l’élection du Maire et des adjoints est un acte important de la vie politique municipale. Les élus locaux sont les élus de proximité que chaque citoyen doit pouvoir rencontrer facilement. Ils doivent être la fierté de la ville de Bondy et de la République.
Gilbert ROGER a demandé à ses adjoints de travailler autour des thématiques développées dans le projet municipal adopté dès le premier tour par une majorité de bondynois :
Gilbert ROGER, Maire : urbanisme, développement économique et commercial
Sylvine THOMASSIN, 1ère adjointe : rénovation urbaine du quartier nord de la ville
Patrick SOLLIER, 2ème adjoint : politiques éducatives
Sabrina METAYER, 3ème adjointe : politique culturelle et politique associative
Jacques JAKUBOWICZ, 4ème adjoint : démocratie participative quartier Noue Caillet/TSB
Hassina AMBOLET, 5ème adjointe : politique de l’enfance et de la famille
Ali ZAHI, 6ème adjoint : finances et politiques contractuelles
Claire CAUCHEMEZ, 7ème adjointe : politiques de l’écologie urbaine
Michel DENY, 8ème adjoint : affaires générales et service public de la restauration scolaire
Sylvie BADOUX, 9ème adjointe : politique de l’emploi et de la formation
Michel VIOIX, 10ème adjoint : démocratie participative quartier des merisiers
Brigitte FOUVEZ, 11ème adjointe : politique de la citoyenneté et de la tranquillité publique
Laurent COTTE, 12ème adjoint :démocratie participative quartier du saule blanc, préside CTP
Maribé DURGEAT, 13ème adjointe : démocratie participative quartier Mainguy Moulin à Vent
Sébastien CLEE, 14ème adjoint : politique de l’insertion
Madeleine ABENZOAR, 15ème adjointe : politiques sociales et solidarité publique
Philippe GAUTHIER, 16ème adjoint : politiques sportives
D’ores et déjà des délégations du Conseil Municipal sont confiées à :
Marie-Jo MISSIAMENOU : démocratie participative quartier de la Mare à la Veuve
Varravaddha ONG : politiques intercommunales et présidence de Bondy Habitat
Yannick SAINT AUBERT : éducation populaire
Mounir MATILI : action 13/25 ans avec mission de prévenir les déscolarisations
Jamal AMMOURI : voirie
Mala RAJENDRAM : petite enfance et crèches, en lien avec Hassina AMBOLET
Dalila MAAZAOUI : santé, CMS
Charlie NABAL : animations sportives
Nadir KITATNI : cultures urbaines
Fadila TEKKOUK : solidarité intergénérationnelle
Olivier DELGRANDE : accessibilité des espaces publics/monde du handicap
Agnès DLUGOKECKI : espaces verts
Stéphane BAKIR : développement du petit commerce
Fatoumata MEITE : coopération
Josette ROUEDE : Fonds Solidarité Logement et Fonds Solidarité Energie
Notre Maire a conclu en nous appelant à être une municipalité de combat et de résistance face à un gouvernement qui multiplie les mauvais coups à l’égard de nos villes populaires : le dernier date de la veille, 14 mars, où il a reçu notification de la Dotation de Solidarité Urbaine (péréquation entre villes riches et villes pauvres initiée sous le Gouvernement Rocard) : moins 98 577 euros pour notre ville alors même que l’Etat n’en reconnaît pas la population réelle qui a augmenté de 16,5 %. Il rappelle aussi la suppression de l’abattement de 20 % pour l’impôt sur le revenu. Présenté comme une mesure technique aux effets neutres dans le cadre d’un remaniement des tranches, la suppression de cet abattement va en fait faire imposer à la taxe d’habitation des citoyens modestes qui en étaient exonérés ! Dans un souci de justice fiscale, nos communes vont devoir régler leurs barèmes de quotients familiaux sur cette nouvelle mesure afin de ne pas pénaliser deux fois ces mêmes familles
Forts de cette dernière injustice, de nombreux camarades socialistes et verts se sont retrouvés pour entamer une belle balade à vélo dans la ville, aux couleurs de la candidate que j’étais pour les élections du lendemain. Moments de complicité et de soutien avec les bondynoises et les bondynois de tous les quartiers, qui ont permis de clore en beauté la campagne des élections cantonales …
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Agenda
Lundi 17 mars :
- déjeuner du groupe socialiste du Conseil Général
Mardi 18 mars :- travail de passation des dossiers éducatifs à mon nouveau collègue Patrick Sollier
- réunion du groupe socialiste du Conseil Général
Mercredi 19 mars :- cérémonie du souvenir guerre d’Algérie
- conseil d’administration du lycée Jean Renoir
- vote des socialistes pour leur candidat aux fonctions de Président du Conseil Général
Jeudi 20 mars :
- séance d’installation des nouveaux élus du Conseil Général de Seine Saint-Denis
- bal de la mi-carême à la salle des fêtes par le club du 3èma âge heureux
- séance publique du conseil d’administration de la CAF 93
- débat à l’espace Chauzy dans le cadre de la semaine contre les discriminations
Vendredi 21 mars :- rencontre de la Foncière Logement dans le cadre de la rénovation urbaine de Bondy
- remise des diplômes devoir de mémoire à nos collégiens et lycéens
- installation du Conseil Municipal de Noisy le Sec
Samedi 22 mars :
- rencontre muticulturelle au Palais des Sports
Dimanche 23 mars :- découverte des œufs de Pâques par les enfants au bois de Bondy
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lundi, 10 mars 2008
En avant !
Hier soir, le premier tour des élections municipales et cantonales s'achevait à Bondy avec de très beaux résultats : victoire dès le premier tour de la liste de toute la gauche rassemblée derrière Gilbert Roger, victoire également dès le premier tour de notre maire et 1er vice-président du Conseil Général sur le canton sud-est de Bondy.
Les résultats électoraux sur le canton nord-ouest sont très encourageants pour le second tour de dimanche prochain. Avec 2 808 voix et 49 % des suffrages exprimés, vous avez marqué fortement votre reconnaissance de mon engagement auprès de vous et au Conseil Général depuis de longues années.
Tout n'est pas toujours facile dans une ville, dans un département, mais soyez assurés que je serai à vos côtés, en proximité et à votre écoute, pour défendre vos droits et contrer avec vous, quotidiennement, les retombées néfastes de la politique nationale de l'actuel gouvernement. Je sais trop bien à quel point les conditions de vie dans notre ville et notre département de la Seine Saint-Denis se sont encore aggravées depuis l'élection de Sarkozy à la présidence de la République. Il faut, tous ensemble à Bondy, dire NON à cette politique.
Un grand merci pour la confiance témoignée au premier tour !
En avant pour la victoire lors du second tour, dimanche 16 mars !
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vendredi, 07 mars 2008
Journée internationale des femmes
S
oirée magnifique hier soir 6 mars au Byblos, restaurant libanais de Bondy, où nous avions décidé de fêter ensemble cette journée dans le cadre d'une initiative "93 femmes pour Bondy".En réalité nous étions sans doute 3 x 93 femmes et de nombreux hommes à nous retrouver pour évoquer ensemble la cause des femmes en France et dans le Monde. J'ai tenu à rappeler la situation des femmes de nombreux pays, moins favorisées qu'en France mais en rappelant que la vigilance était nécessaire aussi dans notre pays puisque les inégalités se nourissent aux mêmes sources, ici et là-bas et que nos soeurs des autres pays s'appuient souvent sur nos avancées pour fonder les leurs. Aussi réaffirmé que le féminisme ne se vivait pas contre les hommes mais pour les femmes. Partie intégrante de l'humanisme, sa raison d'être est l'épanouissement de tous les possibles de la Vie. Cette histoire-là n'a pas de sexe et est, pour nos sociétés, un gage de progrès.
Brigitte Dionnet, pour le Parti Communiste, et Elisabeth Guigou, notre députée, ont rappelé les avancées mais aussi les dangers de remise en cause du droit des femmes avec le présent gouvernement. Enfin, Gilbert Roger a conclu en rappelant toutes les propositions de notre programme municipal visant à améliorer le sort des femmes qui, plus encore que les hommes, vivent au quotidien les difficulté de la vie dans nos quartiers populaires.
Le Byblos a raisonné, a résonné d' échanges et de rires toute la soirée.
Belle réussite de cette fin de campagne.
Mais le Parisien de ce jour, édition Seine Saint-Denis, a aussi évoqué aujourd'hui mon opposition à l'affiche du Conseil Général sur ce thème de la journée internationale des femmes : une petite femme fluette avec une énorme bouche qui lui tient lieu de tête et criant, sur fond de couleurs criardes, "j'existe". J'ai rappelé dans l'article que la cause des femmes vaut mieux que cette caricature affligeante. Surprenante à force de vouloir être branchée, la politique de communication de notre département !
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