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lundi, 21 avril 2008

Pêle-mêle

Deux Grands nous ont quittés depuis jeudi dernier :
Germaine Tillion, auteure humaniste et engagée dont je vous signalais le 100ème anniversaire en juin dernier. Elle est décédée samedi 19 avril et je tenais à rééditer le passage de mon blog du 4 juin, en le laissant volontairement au présent.

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J’ai connu Germaine Tillion en 1993, en lisant son livre « le harem et les cousins », un classique sur la condition féminine dans le pourtour méditerranéen. Elle y montrait que l’oppression des femmes, loin d’être le triste apanage de l’Islam, sévit aussi bien dans les pays chrétiens que musulmans en tant qu’héritage de la préhistoire et du paganisme. Elle prouvait aussi que cet asservissement ne profite à personne et appauvrit les régions où il pèse le plus. Germaine Tillion ouvrait aussi une nouvelle façon de vivre le féminisme, partie intégrante de l’humanisme, en analysant le mal commun qui frappe à la fois l’oppresseur, sa victime et la civilisation toute entière.
Germaine Tillion est une grande ethnologue, mais aussi une résistante impliquée dans l’Histoire. .Son témoignage sur la déportation et son rôle pendant la guerre d’Algérie, où elle a été une militante des plus actives contre la torture, l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Déportée à Ravensbrück, elle observe en ethnologue et organise la résistance à l’intérieur du camp, en militante : « lorsque vous n’avez plus rien, seule la raison humaine peut vous empêcher de sombrer » écrira t-elle à son retour.
« Au terme de mon parcours » disait Germaine Tillion en 2001, « je me rends compte combien l’Homme est fragile et malléable. Rien n’est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d’empêcher le pire. »
Merci à Germaine Tillion de nous rappeler à l’éthique de l’action.

Aimé Césaire s’est éteint jeudi 17 avril à la Martinique dont il était l’enfant chéri. Elève brillant de l’école républicaine, repéré par ses maîtres, il était venu étudier à Paris, au lycée Louis le Grand où il avait rencontré Léopold Sédar Senghor, et à l’Ecole Normale Sipérieure. Admirateur des civilisations grecques et romaines, puis des poètes et du surréalisme mais aussi d’écrivains noirs américains, le jeune homme va peu à peu réfléchir à l’identité noire et conceptualiser, avec Sédar Senghor, le concept de négritude. Il écrira de nombreux livres dont Noir je suis, noir je resterai.
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Mais Aimé Césaire restera, en parallèle de ce combat, attaché avant tout à la dignité humaine ‘Aucun de nous n’est en marge de la culture universelle. Elle existe, elle est là et elle peut nous enrichir. Elle peut aussi nous perdre. ». Ce qui l’habitait, raconte son ami haïtien Louis-Philippe Dalembert, c’est la conscience aiguë de notre héritage multiple. Ce qu’il a voulu, il l’a toujours voulu « pour la faim universelle, pour la soif universelle. »

Troisième Conseil Municipal de la nouvelle mandature jeudi dernier à Bondy. Plusieurs dossiers dont ceux prévoyant les garanties d’emprunt, de la part de la Ville, aux bailleurs sociaux qui construisent sur notre commune, notamment dans le cadre de la rénovation urbaine. Bas les masques, les élus UMP, tant donneurs de leçons au cours de la dernière campagne électorale à Bondy, ont voté contre ces garanties d’emprunt !
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Cela rétablit les priorités des uns et des autres en matière d’accès au logement social. A Bondy, comme au Raincy, Les Pavillons sous Bois et tant d’autres villes des notre département et de la Région, le logement social, ce sont des pauvres et donc du déséquilibre comme je l’ai entendu affirmer par Philippe Dallier, sénateur-maire des Pavillons sous Bois, lors de vœux à la population …
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