mercredi, 30 avril 2008
L'inégalité dés 2ans ...
Je suis pour quelques jours de vacances à Saint-Cast, ville des côtes d’armor. Entre deux averses, j’en profite pour acheter la presse locale … L’école dès 2 ans reste possible titrait le Télégramme hier mardi 29 avril, tout en informant ses lecteurs que le nouveau recteur de l’académie de Rennes compte réduire à 50 % le nombre de très jeunes enfants scolarisés dans les écoles bretonnes à moyen terme.
La République, qui se doit d’être garante de l’équité de traitement des citoyens sur tout le territoire, notamment à travers ses services publics, scolarise les enfants bretons dès 2 ans (et non 2 ans ½ ou 2 ans ¾) depuis des lustres. Patricia Adam, députée socialiste de Brest, défend comme nombre d’élus cette scolarisation précoce, d’autant plus prometteuse que les milieux sociaux sont défavorisés, et propice, de plus, à l’émancipation des femmes de zone rurale. Elle voit même un lien direct entre cette scolarisation précoce sur toute la Bretagne et l’autre spécificité de cette Région à savoir le meilleur taux de réussite au Baccalauréat de toute la France.
Tant mieux pour nos amis bretons et qu’ils continuent à exiger le maintien de cette situation. Mais qu’en est-il des enfants de Seine Saint-Denis, où la scolarisation précoce n’est plus une priorité, même en Zone d’Education Prioritaire, même en secteur Ambition Réussite. Notre département est passé de plus de 30 % à 5 % en quelques années quant à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans…
J’ai l’habitude de dire qu’en tant que sage-femme, je les mets au monde tous égaux. Mais les enseignants savent bien à quel point les enfants ont déjà des potentiels très différents en intégrant l’école maternelle. Certains auront été stimulés, auront appris à découvrir le monde qui les entoure et à le nommer. D’autres auront été aimés mais confrontés aux difficultés de vie, d’horaires de travail ou de non intégration à la société française de leurs parents. La scolarisation précoce reste un facteur d’épanouissement et de non discrimination pour les enfants de Seine Saint-Denis. Il faut le dire haut et fort et réclamer les justes moyens pour l’organiser
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lundi, 28 avril 2008
Pauvre Martin ! Pauvre Misère ! ...
…titre le Nouvel Observateur dans son dernier numéro, à propos du sort réservé à Martin Hirsch. Le haut commissaire continue à se battre pour la mise en place du Revenu de Solidarité Active, complément de revenu versé aux bénéficiaires des minima sociaux pour que ces derniers puissent reprendre un emploi sans préjudice financier.
La Seine Saint-Denis a été candidate à l’expérimentation du R.S.A, avant sa généralisation prévue début 2009. Parce que loin des idéologies bien pensantes, nous pensons que tout ce qui peut être osé comme marche pied vers l’emploi, doit l’être. Parce que le savoir-faire de notre département en matière de solidarités actives nous donnait aussi le devoir d’expérimentation. Où en sommes-nous après un an de présidence Sarkozy et la confiance faite par Martin Hirsch au Président de la République ? Le haut commissaire doit parvenir à faire inscrire la généralisation du R.S.A dans le budget 2009. La mesure coûte 2 à 3 milliards d’euros, au bénéfice des plus modestes alors même que le paquet fiscal de l’été dernier a coûté 15 milliards d’euros en faveur des français les plus privilégiés ! Mais des messages arrivent de toutes parts indiquant qu’il faudra réduire la voilure ( 1 milliard d’euros ) ou recalibrer la Prime Pour l’Emploi au bénéfice du RSA, c’est à dire retirer aux modestes pour donner aux plus pauvres !
En effet Pauvre Martin, Pauvre Misère !
Par ailleurs, en ces temps de vacances, nous travaillons d’arrache-pied au Conseil Général de Seine Saint-Denis pour une amélioration effective des modes d’accueil de la petite enfance. Les différentes modalités seront annoncées début juin 2008 et devront être opérationnels au 1er septembre : multi accueil, micro crèches, allocation pour les parents ayant recours à une assistante maternelle … de nombreuses précisions dans les semaines à venir afin que tous les parents de ce département soient traités avec équité par le Conseil Général. Ce qui n’enlève rien à la responsabilité de l’Etat en matière de petite enfance après les promesses faites par le candidat Sarkozy l’an dernier.
A celles et ceux, nombreux d'entre nous, qui ne cessent de se poser des questions quant au rapport particulier que Nicolas Sarkozy a tissé entre les français et lui l'an dernier, j'ai trouvé éclairante la thèse d'un psychanalyste, Serge Hefez :
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2267/articles/...
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lundi, 21 avril 2008
Pêle-mêle
Deux Grands nous ont quittés depuis jeudi dernier :
Germaine Tillion, auteure humaniste et engagée dont je vous signalais le 100ème anniversaire en juin dernier. Elle est décédée samedi 19 avril et je tenais à rééditer le passage de mon blog du 4 juin, en le laissant volontairement au présent.
J’ai connu Germaine Tillion en 1993, en lisant son livre « le harem et les cousins », un classique sur la condition féminine dans le pourtour méditerranéen. Elle y montrait que l’oppression des femmes, loin d’être le triste apanage de l’Islam, sévit aussi bien dans les pays chrétiens que musulmans en tant qu’héritage de la préhistoire et du paganisme. Elle prouvait aussi que cet asservissement ne profite à personne et appauvrit les régions où il pèse le plus. Germaine Tillion ouvrait aussi une nouvelle façon de vivre le féminisme, partie intégrante de l’humanisme, en analysant le mal commun qui frappe à la fois l’oppresseur, sa victime et la civilisation toute entière.
Germaine Tillion est une grande ethnologue, mais aussi une résistante impliquée dans l’Histoire. .Son témoignage sur la déportation et son rôle pendant la guerre d’Algérie, où elle a été une militante des plus actives contre la torture, l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Déportée à Ravensbrück, elle observe en ethnologue et organise la résistance à l’intérieur du camp, en militante : « lorsque vous n’avez plus rien, seule la raison humaine peut vous empêcher de sombrer » écrira t-elle à son retour.
« Au terme de mon parcours » disait Germaine Tillion en 2001, « je me rends compte combien l’Homme est fragile et malléable. Rien n’est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d’empêcher le pire. »
Merci à Germaine Tillion de nous rappeler à l’éthique de l’action.
Aimé Césaire s’est éteint jeudi 17 avril à la Martinique dont il était l’enfant chéri. Elève brillant de l’école républicaine, repéré par ses maîtres, il était venu étudier à Paris, au lycée Louis le Grand où il avait rencontré Léopold Sédar Senghor, et à l’Ecole Normale Sipérieure. Admirateur des civilisations grecques et romaines, puis des poètes et du surréalisme mais aussi d’écrivains noirs américains, le jeune homme va peu à peu réfléchir à l’identité noire et conceptualiser, avec Sédar Senghor, le concept de négritude. Il écrira de nombreux livres dont Noir je suis, noir je resterai.
Mais Aimé Césaire restera, en parallèle de ce combat, attaché avant tout à la dignité humaine ‘Aucun de nous n’est en marge de la culture universelle. Elle existe, elle est là et elle peut nous enrichir. Elle peut aussi nous perdre. ». Ce qui l’habitait, raconte son ami haïtien Louis-Philippe Dalembert, c’est la conscience aiguë de notre héritage multiple. Ce qu’il a voulu, il l’a toujours voulu « pour la faim universelle, pour la soif universelle. »
Troisième Conseil Municipal de la nouvelle mandature jeudi dernier à Bondy. Plusieurs dossiers dont ceux prévoyant les garanties d’emprunt, de la part de la Ville, aux bailleurs sociaux qui construisent sur notre commune, notamment dans le cadre de la rénovation urbaine. Bas les masques, les élus UMP, tant donneurs de leçons au cours de la dernière campagne électorale à Bondy, ont voté contre ces garanties d’emprunt !
Cela rétablit les priorités des uns et des autres en matière d’accès au logement social. A Bondy, comme au Raincy, Les Pavillons sous Bois et tant d’autres villes des notre département et de la Région, le logement social, ce sont des pauvres et donc du déséquilibre comme je l’ai entendu affirmer par Philippe Dallier, sénateur-maire des Pavillons sous Bois, lors de vœux à la population …
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Coup de coeur au cirque de Venise
18:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Agenda semaine du 21 avril
Lundi 21 avril :- réunion du groupe socialiste au Conseil Général
- réunion de la majorité au Conseil général
- plusieurs rendez-vous avec des bondynois en mairie
Mardi 22 avril :- Commission d’Appels d’Offres au Conseil Général
Mercredi 23 avril :- réunion de travail sur la petite enfance avec Pascal Popelin, Vice-Président du Conseil Général en charge de ces questions
- plusieurs rendez-vous avec des bondynois
Jeudi 24 avril :- commission permanente au Conseil Général
- rencontre de Claude Roméo, directeur de l’Enfance et de la Famille au Conseil Général
- plusieurs rendez-vous avec des bondynois
- jury de concours pour le projet d’Immobilière 3F sur le secteur Henri Barbusse
Samedi 26 avril :- tournoi de football poussins au stade Léo Lagrange
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lundi, 14 avril 2008
Mobilisation lycéenne...
Mobilisation lycéenne que l’on peut comprendre et que l’on doit soutenir à Bondy et dans de nombreuses villes de France. Il semble que le Ministre Xavier Darcos n’envisage pas de rabattre quoi que ce soit de sa politique actuelle de suppressions de postes, commodément appelées « réformes » …
Le mot de réformateur, emprunté à la gauche, sert avantageusement la droite dès qu’il faut appliquer des décisions réactionnaires ! en l’occurrence 11 200 postes d’enseignants non renouvelés à la prochaine rentrée scolaire. Et il paraît que cela n’enlèverait rien à la qualité du service éducatif …
Les élus que nous sommes, qui ont été prévenus il y a deux mois de leur obligation d’ouvrir les écoles pour du soutien scolaire pendant les vacances d’avril 2008, sans prise en compte des frais de gardiennage ou de nettoyage de ces locaux, connaissent bien le mépris de ce Gouvernement pour la France d’en bas, élus locaux, travailleurs et parents désorientés. Mais nous n’imaginions pas alors de telles suppressions de postes dans une ville comme la nôtre, alors que la baisse démographique est très limitée dans le second degré et que le nombre d’ enfants d’âge maternel et primaire ne cesse d’augmenter depuis 1999 … collégiens dans un futur très proche !
Rien de très surprenant quand on relit le discours de Nicolas Sarkozy à Cahors le 8 avril dernier : réduction constante du nombre de fonctionnaires dans les années à venir, réduction des politiques sociales, évocation de la nécessité de gains de productivité, de management et d’idéal d’entreprise pour la Fonction Publique. Le Service Public, porteur de valeurs et garant de l’égalité, reste le grand absent du discours présidentiel !
Devant cette situation les parents d’élèves ont raison d’appeler à une mobilisation comme celle de ce soir, à 17 h 30, sur l’esplanade de la Mairie. Le devoir de résistance s’impose.
Au lycée Jean Renoir justement, samedi matin, nous avions le bonheur d’entendre 23 lycéens lors des oraux d’admissibilité à Sciences Po. Que du bonheur de rencontrer ces jeunes qui ont travaillé dur au sein des ateliers Sciences Po depuis l’année dernière pour nous présenter leur revue de presse commentée, argumentée sur le sujet de leur choix. 12 d’entre eux ont été retenus pour se présenter à l’admission de la prestigieuses école parisienne. A suivre …
Nadjia Besseghir... En 4ème année de Sciences Po... Une réusssite scolaire et une vie citoyenne exemplaires.
22:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Agenda
Lundi 14 avril :- rendez-vous avec des bondynois
- rencontre du directeur pédagogique du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (projet Olympe de Gouges)
- réunion du Parti Socialiste départemental sur le thème de l’actualité en matière d’éducation
Mardi 15 avril :
- rendez-vous avec des bondynois
- déjeuner à l’association Le Lien Social
- mini-concert de l’école de musique
Mercredi 16 avril :- réunion de travail avec immobilière 3F
- présentation du plan de rénovation urbaine du groupe scolaire Terre Saint-Blaise Boulloche
- comité de pilotage du plan de sauvegarde de la copropriété La Bruyère
Jeudi 17 avril :- commission permanente suivie d’une assemblée plénière au Conseil Général*
- exécutif suivi d’un Conseil Municipal
Samedi 19 avril :- tournoi de football catégorie poussins au stade Lagrange
- conseil d’école à l’école maternelle Noue Caillet
22:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 08 avril 2008
Joies et écoeurement...
Bertold Brecht avait raison « le ventre est encore fécond d’où est sorti la bête immonde ». Ecoeurement quasi général devant les images de dégradations de centaines de tombes d’anciens combattants musulmans de la guerre de 14-18, près d’Arras, dans le Pas de Calais, ce week-end. Significatif du rejet violent de l’Autre et de sa soi-disant différence alors que ces hommes avaient été arrachés à leur village pour venir combattre aux côtés de soldats français dans des terres froides qu’ils ne connaissaient pas, et qu’ils n’auraient sans doute jamais foulées sans cette 1ère guerre mondiale …
On imagine difficilement que de tels actes puissent être posés par des gens autres que des brutes avinées et sans cervelle. Face à la bêtise et à l’ignorance, l’éducation toujours, l’éducation encore. C’est ce qui leur a le plus manqué sans doute !
On pourrait penser que nos dirigeants actuels, quant à eux, n’en manquent pas. Et pourtant comment ne pas se révolter face à cette jeune femme béninoise qui vient de se faire « gracier » par le Ministre Hortefeux. Mariée depuis 2 ans à un homme français, celui-ci est décédé à l’automne dernier. La Préfecture n’a fait qu’appliquer l’actuelle loi française qui réclame 3 ans de mariage pour une éventuelle régularisation. Assignée à résidence, elle devait donc quitter la France dans les prochains jours. « Erreur manifeste » a plaidé le Ministre, l’erreur manifeste est bien plutôt du côté de la Loi qui prévoit de répondre ainsi à des situations humaines toutes poignantes. Sans la médiatisation de sa situation, cette jeune femme subissait la double peine ! Elle a pu bénéficier du fait du prince, toujours à l’œuvre dans notre République ! Et que dire face à la mort de ce jeune malien, qui a préféré se noyer plutôt que d’être arrêté par la Police ce week-end ?
Les personnes reçues chaque semaine à la permanence RESF de Bondy ont toutes des histoires particulières qui méritent notre attention et la protection de la France. Nous ne pouvons traiter ces situations sans avoir à l’esprit notre responsabilité liée à deux siècles de colonisation. « La France ne peut accueillir toute la misère du Monde… » avait dit Michel Rocard mais il avait immédiatement ajouté «… mais elle doit en prendre toute sa part ».
C’est bien de cette part-là qu’il s’agit. Le dire haut et fort, le faire appliquer avec justice et humanité, voilà qui pourrait peut-être donner un signe fort à l’ensemble des français et à quelques crétins racistes et incultes !
Le risque d’enlisement en Afghanistan est flagrant. Pourtant notre Président s’y rue à sa vitesse coutumière. Sans réel débat au Parlement et au Sénat et en contradiction avec ses engagements de campagne présidentielle !
Le Parti Socialiste rappelle la nécessité d’une évaluation de notre intervention en Afghanistan. « nous ne pouvons, nous ne devons perdre la guerre » a déclaré Nicolas Sarkozy. « Qui peut croire qu’ajouter la guerre à la guerre va la faire cesser, quand aucune leçon de l’échec actuel n’a été tirée ?» lui répond Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l’assemblée nationale. Et Pierre Moscovici d’ajouter qu’ « il est dangereux de privilégier la solution uniquement militaire à un problème qui a, à la fois, une dimension politique, économique, sociale, ethnique et régionale ».
Nicolas Sarkozy sait-il où se trouve l’Afghanistan ? en tout cas, il a bien compris que sa position belliqueuse lui permet d’envoyer un message amical de plus aux Etats-Unis à une période où il aimerait voir la France réintégrer l’Otan. Le sort du peuple afghan dans tout ça … article d'Emmanuel Todd - http://www.marianne2.fr/Emmanuel-Todd-Si-la-France-devien...La flamme olympique est à Paris aujourd’hui, après avoir connu des péripéties hier à Londres. Il est important pour tous les démocrates de continuer à manifester et à troubler son passage mais sans l’empêcher de passer.
Les chinois forment un grand peuple qui a droit aux jeux olympiques. Ces jeux peuvent être l’occasion pour eux de prendre conscience de notre liberté tant que nous continuerons à nous opposer à la présence totalitaire de la Chine au Tibet. Le gouvernement chinois ne pourra jamais tout contrôler à partir du 8 août.
Soyons inventifs, tenaces et solidaires pour soutenir les tibétains. Que les jeux olympiques soient une chance pour eux ! La fête est d’ores et déjà gâchée pour le Gouvernement chinois.
Coup de coeur :
Quelle belle après-midi que celle passée jeudi au collège Jean Zay : tout d’abord une visite des locaux de la SEGPA (section d’enseignement général et professionnel adapté) rénovés par le Conseil Général pour un montant de 950 000 euros. Les élèves évoluent dans des ateliers de menuiserie ou de cuisine collective, remis à neuf avec du matériel dernier cri. Ces sections à petits effectifs les aident à retrouver goût aux apprentissages et foi en leurs propres capacités scolaires avant de réintégrer les sections choisies des lycées professionnels. Belles rencontres de jeunes radieux et confiants en leur avenir.
Puis rencontre des délégués élèves du collège Jean Zay. Nous étions quatre, Anne-Marie Mahéas, Elisabeth Guigou, Gilbert Roger et moi à répondre à leurs questions sur le rôle des élus. Vivants, spontanés, réfléchis, ces délégués avaient bien compris la ressemblance entre leur fonction et la nôtre. Ils ont manifesté un réel intérêt pour les travaux à venir dans leur collège, leur quartier (rénovation urbaine) et l’aménagement de leur ville. Ont aussi été abordés par eux les questions du rôle des élus, la différence entre la droite et la gauche, les modalités des élections, la possibilité d’effectuer des stages en mairie, les compétences d’une Municipalité et d’un Conseil Général. Beaucoup de sérieux et de sens des responsabilités de la part des ces jeunes garçons et filles, bien éloignés des images faciles sur les jeunes de nos banlieues !
21:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Agenda de la semaine
Lundi 7 avril :- réunion du groupe socialiste au Conseil général
- rendez-vous avec des bondynois
Mardi 8 avril :- célébration d’un mariage
- rendez-vous avec des bondynois
- réunion d’organisation du travail de la 3ème commission que je préside au Conseil Général
Mercredi 9 avril :
- rendez-vous avec des bondynois
Jeudi 10 avril :- rendez-vous avec des bondynois
- comité technique de la rénovation urbaine de Bondy
Vendredi 11 avril :- travail sur des dossiers liés à la rénovation urbaine
Samedi 12 avril :
- jury d’admissibilité à Sciences Po pour les jeunes lycéens de Jean Renoir
- spectacle la petite sirène au cinéma Malraux
10:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 avril 2008
Quel avenir pour l’Ecole publique ?
Beaucoup d'émotions en ce moment autour des moyens humains retirés aux lycées pour la prochaine rentrée scolaire (Dotations Horaires Globales en diminution).
Mon soutien va aux équipes enseignantes, aux parents d'élèves et aux lycéens en lutte. Au-delà des lycées, c'est d'ailleurs toute la question de la place de l'école dans notre société qu'il nous faut défendre face aux attaques en règle d'un gouvernement réactionnaire.
Ci-joint le communiqué de Yannick Trigance, délégué national à l'éducation, pour le Parti Socialiste :
Quel avenir pour l’Ecole publique ?
Cette question mérite d’être posée au regard des attaques portées par le gouvernement actuel contre le service public d’enseignement.
Ces attaques délibérées sont portées simultanément sur deux fronts : celui des moyens mais aussi celui des contenus d’enseignement.
Les moyens tout d’abord : s’ils ne peuvent à eux seuls régler les problèmes de l’Ecole, convenons qu’ils constituent un élément important pour garantir la réussite de tous les élèves.
Or la situation actuelle est catastrophique : les créations de postes au concours de recrutement du second degré sont en chute libre, les options sont supprimées, dans l’enseignement général comme dans l’enseignement professionnel. Dans le premier degré, l’année scolaire se déroule dans des conditions dramatiques : manque de remplaçants, baisse de la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, élèves en grandes difficultés qui ne peuvent être aidés faute d’enseignants spécialisés, stages de formation continue des enseignants annulés faute de remplaçants …
Et les 11 200 postes supprimés sur le budget 2008 annoncent une rentrée de septembre particulièrement difficile.
Peut-on raisonnablement exiger de l’Ecole la réduction des inégalités quand dans le même temps les conditions d’enseignement se dégradent chaque année un peu plus ?
Peut-on également accepter la mise en place de stages de remise à niveau des élèves pendant les vacances , financés sur des moyens prélevés aux écoles alors que les fermetures de classes se multiplient et que les remédiations devraient d’abord se faire sur le temps scolaire ?
Si la question des moyens pose problème, celle des contenus d’enseignement s’inscrit elle aussi dans une actualité brûlante avec le projet de nouveaux programmes présenté récemment par Xavier Darcos.
Contrairement à ce que prétend le ministre, ce projet de programmes va à l’encontre de la réussite de tous les élèves et pénalise ceux qui ont le plus besoin d’école.
Inadaptation des contenus, affaiblissement de leur dimension culturelle, conception mécaniste des apprentissages : autant d’éléments qui remettent totalement en cause les programmes de 2002 dont l’objectif visait à doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir le collège.
Face à ce projet dangereux, il convient de réaffirmer que l’Ecole doit évoluer en développant chez les élèves les aptitudes à la recherche, à l’expérimentation et à la découverte pour, entre autres, permettre l’acquisition des savoirs fondamentaux.
Pour les socialistes, l’avenir de l’Ecole ne se tient pas dans son passé. L’égalité des chances, la réussite de chaque jeune, la prise en compte d’une hétérogénéité grandissante passent par des conditions d’encadrement, par une véritable formation des enseignants et par des contenus d’enseignement permettant le suivi individualisé de tous les élèves.
Une société sans éducation et sans école est une société sans avenir : c’est le défi à relever dès à présent.
Yannick TRIGANCE
Délégué national PS à l’éducation
15:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note























