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lundi, 05 mai 2008

Pan sur le couac

C’est par cette formule élégante et qui l’honore que l’inénarrable Patrick Devedjian voulait se gausser ce matin du Parti Socialiste qui reste à la fois très offensif sur la défense des intérêts des français –notamment au travers du pouvoir d’achat- et qui s’attelle à sa nouvelle déclaration de principes afin d’en finir avec certains archaïsmes.
Ce remodelage de notre texte fondateur sera soumis au vote des militants pour la convention nationale du 14 juin. Que peut-on en attendre ?

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S’il s’agit de mettre le Parti en cohérence avec les motions issues des différents congrès, pas de souci pour moi. Il faudra que soient alors réaffirmés :
- notre héritage depuis les Lumières, la Révolution Française, la Commune, le Front Populaire, la Libération et les « 2 mai » 1968 et 1981. C’est notamment dans cet héritage que nous nous enracinons lorsque nous refusons une économie automatique et que nous défendons les enjeux de maîtrise et de régulation de l’économie.
- Les axes fondateurs de notre pensée politique à savoir la nécessité du contrat, de la négociation collective, la reconnaissance à la fois du besoin d’un Etat fort dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la culture, le rôle central de la Justice, la défense de la décentralisation et donc l’instauration d’une véritable justice fiscale, la démocratie participative, l’anti-communautarisme, le choix de l’Union Européenne, la préoccupation environnementale et la défense des Droits de l’Homme.
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J’attends donc de recevoir ce texte. Ce que j’ai pu en lire, grâce à quelques commentateurs à ce jour mieux informés que les militants, ne me choque pas. Que mon grand Parti s’affirme réformiste est un gage de bonne santé même si ce mot n’a cessé d’être dévoyé par les deux derniers gouvernements de droite.
La recherche de l’équilibre permanent entre maîtrise et régulation se montre tellement plus ambitieuse et exigeante pour l’idéal démocratique que le laisser faire des libéraux dont on sait que les bénéfices ne servent que les plus forts. Etre socialiste, c’est toujours et avant tout opposer au pessimisme de la raison l’optimisme de la volonté.
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