lundi, 23 juin 2008

Plan banlieue toujours pschitt ...

- vendredi Nicolas Sarkozy annonçait à Meaux, chez Jean-François Copé, le plan banlieue promis : Nous étions nombreux à attendre, même échaudés par le passé, des annonces enfin à la hauteur des espérances légitimes des habitants des quartiers populaires. Face aux 15 milliards de cadeaux fiscaux donnés il y a tout juste un an aux plus favorisés, un plan pour les quartiers déshérités de notre République se devait d'être ambitieux !

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Une nouvelle fois déception : pour une enveloppe de 500 millions à moins d'un milliard, le compte n'y est pas : le seul domaine un peu significatif est celui du transport et du désenclavement des quartiers mais les mesures annoncées étaient prévues dans le contrat de plan état région pour lequel la Région Ile de France attendait notamment validation depuis des lustres. Pour l'Education, rien de notoire si ce n'est la mise en danger des Rased (Réseaux d'aide aux élèves en difficulté), du côté de l'insertion, si on se plait à saluer les 40 000 contrats d'autonomie promis, nous gardons un goût amer du fait du temps perdu depuis la suppression des emplois jeunes ; idem pour la Police de proximité, recréée après avoir été supprimée. Quant aux gardiens d'immeubles remis à l'honneur, la mesure est d'autant plus facile que ce sont les bailleurs -et donc les locataires- qui paieront ... Aucune annonce sur le logement et le renouvellement urbain. On sait que les caisses de l'ANRU sont vides et que l'agence ne prendra nullement en compte les 30 % d'augmentation du coût de la construction pour toutes les opérations.
A Bondy, c'est vers la municipalité, le Conseil général et la Région Ile de France que se tourneront une fois de plus les habitants, pour la réfection complète de la route d'Aulnay et de l'avenue Henri Varagnat, pour la reconstruction d'un nouveau collège, pour la rénovation complète du quartier sans moyens supplémentaires, pous la mise en place d'un distributeur automatique de billets, pourtant évoqué par le Président dans une allocution de début d'année ...
Les promesses n'engagent que ceux qui les croient ?

Samedi nous avions pourtant quelques raisons d'oublier ces mauvais coups en partageant ensemble la fête de la Musique à Bondy : inaugurée vendredi soir par le concert de l'école de musique autour de Schumann, poursuivie par la première prestation des enfants de Bondy dans la maîtrise de Radio France au Sénat,
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puis le très beau concert du stade Léo Lagrange, Idir, Zao et Manu Chao et ses 17 200 spectateurs pour se terminer dimanche après-midi par un spectacle jazz au parc François Mitterrand. Que du bonheur et une très belle organisation au stade. Merci à tous les services techniques de la ville.
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Dimanche, nous apprenions sans surprise le drame du centre de rétention de Vincennes. Comment de tels faits ont-ils pu ne pas se produire auparavant du fait de la désespérance des hommes et femmes retenus dans ces centres ?
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Nous avons atteint l'inacceptable quand un député UMP a osé avancer que la responsabilité de RESF était impliquée. Nous qui animons le réseau sur Bondy, nous savons bien qu'aucun militant ne mettrait en danger la vie des familles que nous sommes en responsabilité de soutenir ... La Cimade, la LDH et RESF ont fort bien réagi en dénonçant cette ultime provocation après celle de Brice Hortefeux, se réjouissant de sa politique d'expulsion il y a quelques jours ...

Comme nous voudrions retrouver la France que nous aimons.

agenda semaine du 23 juin

Lundi 23 juin :
- conseil d'administration du CDEF (foyers de l'enfance du département
- spectacle des cours municipaux adultes à l'espace Chauzy

Mardi 24 juin :
- nombreux RV avec des bondynois
- réunion de Cabinet en mairie
- rencontre du Préfet pour l'obtention de la DSU due à Bondy
- colloque organisé par l'association Allende à la salle des fêtes

Mercredi 25 juin :
- assemblée générale et conseil d'administration de la Semidep
- spectacle de fin d'année des élèves du CE1 maîtrisien de l'école Olympe de Gouges
- rencontre des reconstructeurs dans le cadre du congrès du Parti Socialiste

Jeudi 26 juin :
- commission permanente au Conseil général
- conférence départementale sur les modes d'accueil de la petite enfance
- départ de Claude Roméo, directeur de l'enfance et de la famille au Conseil général
- exécutif puis conseil municipal

Vendredi 27 juin :
- réunion de travail avec le bailleur I3F
- signature de la convention de gestion urbaine de proximité avec les 3 bailleurs de Bondy, dans le cadre de la rénovation urbaine

Samedi 28 juin :
- séminaire de travail de la majorité municipale

Dimanche 29 juin :
- fête fédérale d'été du Parti Socialiste à Noisy le Grand

mardi, 17 juin 2008

A propos du grand Paris …

… aussi appelé Paris Métropole, beaucoup d’effervescence en ce moment. Claude Bartolone, nouveau Président du Conseil Général de Seine Saint-Denis, avait promis dès son installation une séance de notre assemblée pour débattre de cette question essentielle.
C’était jeudi dernier. Les 40 conseillers généraux étaient quasiment tous là. De nombreuses prises de parole des différents groupes politiques, tous passionnés par les enjeux. Au-delà des divergences, un beau moment de démocratie !

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De quoi s’agit-il ? d’imaginer avant tout ce que sera notre Région dans les années à venir, du fait des besoins de ses habitants. Nicolas Sarkozy a eu tort de lancer le débat par la porte institutionnelle. Savoir si l’on doit revenir au découpage des départements de l’ancienne Seine ou supprimer les départements n’est pas le plus important, sauf à vouloir placer le curseur du côté des préoccupations électoralistes. On comprendrait mieux alors les attaques vives dont est victime le Président de la région Ile de France depuis quelques semaines …
Non notre seule préoccupation doit être la prise en compte des besoins des habitants dans un contexte où il nous faut repenser complètement notre rapport à l’espace et à la ville. Le coût de l’énergie en général et de l’essence en particulier nous contraint notamment à adapter l’ensemble de nos politiques d’aménagement, de transports et de logement.
Cela implique concrètement :
- que le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF) puisse agir vite et se charger de mettre en cohérence la création de lignes de tramways ou de bus avec les grandes infrastructures routières et les cheminements doux
- qu’un ambitieux programme de construction de logements réponde enfin aux besoins de la population francilienne, logements de tous types réalisant l’objectif de mixité sociale mais aussi logements sociaux dans toutes les villes ne respectant pas la Loi SRU
- création d’écoquartiers autour d’objectifs liés entre eux : mixité sociale et générationnelle, promotion des courtes distances et des modes de transports alternatifs à la voiture, haute qualité environnementale des constructions, bonne gestion de l’eau
- penser ensemble le développement économique de notre Région, par pôles de compétitivité
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Mais si les élus locaux sont prêts à relever ces défis pour les générations futures, il n’en reste pas moins que, comme l’a rappelé le Président Bartolone, « La République ne peut se bâtir sur la base de l’égoïsme territorial qui conduit inévitablement à la ghettoïsation et à la fragmentation.» Or les élus de droite sont encore trop nombreux dans notre département à ne pas s’opposer à un tel égoïsme en provenance du département des Hauts de Seine (qui en était l’ancien Président ?). Il faut une véritable justice fiscale afin d’organiser la solidarité entre les territoires. A l’heure actuelle Paris et les Hauts de Seine disposent de 80 % des ressources de Taxe Professionnelle pour 60 % de la population quand la Seine Saint-Denis et le Val de Marne, avec 40 % de la population n’en reçoivent que 20 %.
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Notre groupe a donc proposé la mutualisation financière (droits de mutation à l’échelle de la Région/Taxe Professionnelle Unique) et une péréquation fiscale (remise à niveau du Fonds de Solidarité de la Région Ile de France, asséché depuis 2002). Sans ce courage politique, l’égoïsme continuera à l’emporter sur la solidarité et nous ne construirons pas l’avenir de nos enfants.

Agenda


Lundi 16 juin :
- rencontre de Madame Christiane BARRET, Préfète, avant la signature de la convention Gestion Urbaine de Proximité le 27 juin, dans le cadre de la rénovation urbaine. Visite de la Ville avec Madame la Préfète

Mardi 17 juin :- petit déjeuner du Club des Entrepreneurs Bondynois
- réunion de cabinet en mairie
- séance du conseil des familles en Préfecture
- rencontre/pratiques sportives des écoles autour du terrain rouge avenue Marx Dormoy
- réunion de travail sur le projet gendarmerie
- spectacle des élèves pratiquant le théâtre sur les écoles de Bondy

Mercredi 18 juin :- groupe de travail relogement/rénovation urbaine
- réunion du groupe socialiste en mairie

Jeudi 19 juin :
- commission permanente au Conseil Général
- travail sur dossiers avec le Maire
- réunion de cabinet en mairie
- fête de la musique par le club du 3ème âge heureux
- groupe de travail programmation fine/rénovation urbaine

Vendredi 20 juin :- remise de la légion d’honneur à madame Jeanne Schneider dans les salons d’honneur de la Préfecture
- - pot de départ en retraite des enseignants et directeurs d’écoles
- remise des médailles de travail au personnel municipal
- concert salle Malraux « bon anniversaire Monsieur Schumann ! »

Samedi 21 juin :- fête de la musique dans tous les quartiers de Bondy (fête de quartier secteur Jean Lebas/Jean Moulin, braderie ASB Tennis, repas de quartier de l’association Le Lien, orchestre et chorale de l’école de musique, concert Y’a d’la banlieue dans l’air avec Manu Chao, Idir, Zao …)

Dimanche 22 juin :- repas de quartier du centre social Brassens/Mandela
- fête de la musique de l’école de musique

mardi, 10 juin 2008

agenda

Lundi 9 juin :
- réunion du groupe socialiste au Conseil général
- réunion de travail sur le compte administratif en Mairie
- gestion des demandes de logements

Mardi 10 juin :
- exposition « bien dans ma tête bien dans mon corps » à la Salle Allende
- réunion de Cabinet en Mairie
- réunion des services techniques
- rencontre d’une bondynoise présentant un projet de micro crèche
- réunion de travail urbanisme

Mercredi 11 juin :- réunion SMPDC (réseau de chaleur du nord de la ville)
- réunion de travail sur la rénovation du groupe scolaire Terre Saint-Blaise Boulloche
- exécutif municipal

Jeudi 12 juin :- commission permanente au Conseil général
- séance plénière au Conseil Général sur le thème du Grand Paris
- déjeuner de travail bi-mensuelle/rénovation urbaine
- rendez-vous divers avec des bondynois
- commissions du Conseil Municipal

Vendredi 13 juin :
- remise de l’agenda offert par la Ligue contre le Cancer aux élèves de CM2

Samedi 14 juin :- conseil d’école à l’école maternelle Noue Caillet
- fête de fin d’année à l’école maternelle Curie
- rencontre des parents d’élèves et des enseignants du groupe scolaire Terre Saint Blaise/Boulloche à propos de la rénovation de leurs écoles
- fête de l’école maternelle Ferry
- kermesse de l’école élémentaire Salengro
- repas de quartier du centre social Balavoine

lundi, 09 juin 2008

Le département voit grand pour les petits

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Vous avez vu de belles affiches fleurir sur les murs et le mobilier urbain de nos villes. Jeudi dernier au Conseil Général de Seine Saint-Denis a été voté le plan départemental de relance des modes de garde de la petite enfance.
J’avais particulièrement suivi l’élaboration de ce plan en tant que présidente de la 3ème commission de travail du Conseil Général, en charge des secteurs sanitaires et sociaux. Ce plan va véritablement aider les familles de Seine Saint-Denis, à partir du 1er septembre prochain, à trouver un mode de garde proportionné à leurs ressources. Il va aussi permettre de démultiplier le nombre de places en modes d’accueil sur tout le département dans les prochaines années.
J’ai prononcé l’intervention du groupe socialiste lors de la séance plénière du Conseil Général de jeudi dernier :

Monsieur le président, mes chers collègues, mesdames et messieurs, il est vrai que je suis particulière fière, au nom du groupe socialiste et gauche citoyenne, de défendre s'il en était besoin, devant vous, mais je ne le crois pas, cet ambitieux plan départemental des modes d'accueil de la petite enfance.
Tout d'abord, je voulais remercier la Direction générale, bien sûr, mais surtout – et ce n’est pas une formule de style – Claude Roméo, Directeur de l'Enfance et de la Famille qui a énormément travaillé avec ses services depuis le changement de mandature au Conseil général, afin de nous permettre de présenter ce plan aujourd'hui et d’en rendre certains aspects opérationnels dès le 1er septembre, ce qui aurait pu être une gageure. Claude nous quittera très prochainement, monsieur le président l’a dit, mais nous aurons l’occasion de lui exprimer toute notre reconnaissance pour le travail accompli, avec engagement et passion au service des enfants, des jeunes et des familles de ce Département.
Pour ce plan de relance, Gilles Garnier l’a rappelé tout à l’heure à notre collègue Stéphane Salini, l'accueil de la Petite Enfance n'est pas une compétence départementale. Seule l'histoire liée à la création de notre Département et l'héritage de l'ancienne Seine nous ont conduit à assumer les crèches existantes, si nécessaires, il est vrai, pour les habitants de ce Département. D’ailleurs, à cet égard, il conviendrait un jour de poser la question claire de la compétence de la Petite Enfance dans ce pays !
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Quoi qu’il en soit, nous partageons tous le même constat depuis plusieurs années :
 insuffisance de places (moins 20 points par rapport à la moyenne nationale en Seine-Saint-Denis),
 places inégalement réparties sur le territoire,
 places insuffisamment diversifiées, ne répondant pas à la totalité des besoins, loin de là.
Dans le même temps, notre Département est très jeune, très peuplé, il connaît le taux de natalité le plus important de la France métropolitaine – ce n’est pas la sage femme que je suis qui s'en plaindra –, mais cela fait quand même 26 000 naissances par an (rassurez-vous, ce n’est pas moi qui les assure toutes), 77 000 enfants de moins de trois ans, dont 46 000 pour lesquels un mode d'accueil s'imposerait. Or, nous sommes à peine en mesure de répondre à un tiers de ces besoins.et malgré le travail de qualité initié par Didier Paillard, puis Gilles Garnier, cette tendance lourde n’a pu être modifiée qu’à la marge. Il fallait donc changer de braquet.
C’est ce que nous faisons aujourd’hui car les parents de Seine-Saint-Denis doivent pouvoir relever le défi de l'insertion et de l'emploi, en tout premier lieu les femmes.
S’il fallait rappeler quelques chiffres, rapidement :
 8,7 % des femmes de Seine-Saint-Denis perçoivent l’allocation parent isolé ; nous sommes le seul Département qui ne connaît pas de baisse sur cette allocation ;
 19,5 % de familles sont monoparentales (quand on dit « monoparentales », on connaît la réalité derrière).
En effet, ces familles monoparentales sont plus nombreuses en Seine-Saint-Denis, c’est vrai, mais aussi plus pauvres : 55 % d'entre elles vivent d’allocations et de bas revenus. Les femmes sont plus chômeuses et chômeuses plus longtemps. C'est vrai en France, mais le trait est, une fois encore, plus marqué en Seine-Saint-Denis. J’ajoute que 54 % des femmes qui cessent leur activité professionnelle après la naissance d’un enfant ont un diplôme inférieur au baccalauréat ou pas de diplôme du tout.
Néanmoins, les femmes travaillent en Seine-Saint-Denis, comme ailleurs, mais trop souvent dans des formes d'emplois précaires, mal payés, du temps partiel subit, des alternances de CDD et de chômage, moins d’accès également à l’emploi direct que les hommes.
Alors, monsieur le président l’a dit, notre Département change, d’autres populations le rejoignent et il nous faut répondre à toutes de manière juste. A l’heure actuelle, la demande de mode d’accueil va vers les crèches, pas forcément parce que c'est le mode d’accueil collectif qui est plébiscité par l’ensemble des familles, mais parce que les crèches sont les seules structures qui prennent véritablement en compte le revenu des parents. La création de la PAJE a quelque peu réduit le différentiel, c’est vrai. Il n'empêche que pour une famille modeste, l'assistante maternelle coûtera 12 % des revenus contre 7 à 8 % en crèche. C’est là qu’est le problème.
Trop souvent la question de la non reprise du travail des femmes se pose au sortir du congé maternité quand un refus d’admission en crèche leur est opposé. Leur travail, pour moi, pour nous tous, dans le groupe socialiste et gauche citoyenne, ne peut pas être une variable d'ajustement. Il est la condition essentielle de l’autonomie financière des femmes, de leur capacité d'évolution et du mieux vivre en famille.
De plus, dans le contexte socio-économique que l’on connaît, l'arrêt du travail pour les femmes est un véritable piège pour elles.
Aussi, je trouve que notre collègue Capo-Canellas, tout à l’heure, n'a pas suffisamment pris la mesure de l’importance de cette décision et du changement qu'elle induira pour les familles de la Seine-Saint-Denis, lors de son intervention relative à la DM. Ce plan de relance, notamment par son volet ADAJE, qui va permettre de rétablir l’équité de traitement des parents quant aux dépenses d'accueil, peut être un formidable levier économique et social. L’ADAJE, cumulée aux autres aides (CAF, Etat) va sans doute aussi permettre d’alléger la pression des demandes d’accueil en crèche.
Vous l'avez compris, je suis une fervente adepte de cette allocation, avec mes collègues du groupe. Mais ce qui fonde aussi l'originalité de ce plan départemental de relance, c'est la palette de couleurs qui nous est proposée en matière de développement des modes d’accueil :
 la poursuite du soutien à la création de places en crèches collectives quand les projets sont portés par les communes, mesure qui avait été initiée par Gilles Garnier et votée en janvier dernier ;
 le développement du multi-accueil pour répondre plus finement et plus intelligemment aux besoins des familles j’ai repéré un chiffre intéressant : 80 % des enfants de 3 ans dont les parents travaillent ont au moins un parent concerné par des horaires de travail irréguliers ou décalés. Il est plus que temps que les modes d’accueil s’adaptent.
 l’aide à l’ouverture de micro crèches au plus près des réalités de terrain.
Bien sûr, cela peut se faire notamment dans le cadre de l’ANRU. Je pense à toutes ces assistantes maternelles agréées que nous avons sur nos quartiers et qui ne trouvent pas d'enfants à garder du fait de la modicité des ressources des familles du secteur. Là, nous avons une vraie piste à développer.
 La création du RDAM, cela a été dit, mais également le soutien des villes pour créer leur propre relais d’assistantes maternelles ;
 La participation à certains projets de crèches d’entreprise sur projets de qualité et pour les enfants des familles de ce Département ;
 La signature de convention Petite Enfance. Cela peut rassurer les villes sur la poursuite de l’engagement du Département à leurs côtés.
 Enfin, il y a le volet formation ; volet très important. L'augmentation rapide, en lien avec le Conseil régional et l’Education nationale du nombre de places de formation en écoles d'auxiliaires de puériculture, mais aussi l'embauche dans nos crèches, dès maintenant, de jeunes sortant de BEP sanitaire et social désireuses de se former à ce diplôme d'auxiliaire.
Ceci posé, ce plan départemental, pour moi, ne peut pas et ne doit pas exonérer l’Etat de sa responsabilité première en la matière.
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D’une part, on se souvient des annonces lancées pendant la campagne présidentielle, dès novembre 2006, me semble-t-il, par la voix de Philippe Bas : 40 000 places d'accueil en crèche. Dix-huit mois après, force est de constater que le financement n'a pas suivi. Plus récemment Xavier Bertrand annonçait le droit opposable au mode de garde à partir de 2012 (c'est la mode du droit opposable). Quels moyens l’Etat va-t-il mettre sur la table pour répondre à cet objectif ? Nous ne le savons pas.
D’autre part, le désengagement de l’Education nationale – et cela a été dit par mon collègue tout à l’heure – quant à la scolarisation précoce de notre Département est inacceptable. Nous sommes tombés à moins de 5 %, alors que concentrons la population la plus jeune, d'énormes besoins en matière d’intégration et de socialisation des enfants, le plus fort taux d'établissements en ZEP et en secteur Ambition réussite. Dans le même temps, la Région Bretagne – et j’adore pourtant les Bretons – accueille 50 à 70 % des enfants de 2 ans – vous m’avez bien entendu, deux ans, pas deux ans et demi – en école maternelle d'une façon qui satisfait tout à fait les parents. De nombreux élus de cette région voient même un rapport évident entre cette première particularité régionale, la scolarisation précoce, et la deuxième, à savoir le meilleur taux de réussite au baccalauréat de France.
Enfin, il est évident que notre Département mériterait de la part de l’Etat une aide spécifique et des financements à la hauteur des enjeux de notre territoire pour rattraper le retard actuel en matière de mode d’accueil. Soyez assurés, en tout cas, qu'au sein de la 3ème Commission de travail du Conseil général, nous serons tous particulièrement attentifs à l’évaluation dans le temps de ce plan départemental et nous proposerons aussi d’étudier toutes les pistes du possible. Rien de ce qui peut aider les familles de ce Département à relever la tête ne devra être écarté.
Monsieur le président, mes chers collègues, mesdames, messieurs, au-delà de l'effort conséquent de notre Département, c'est d’un véritable service public de la Petite Enfance dont notre pays a besoin, d'un service public qui se pose la question de la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle.
Je vous remercie de votre attention.

Refusons l'extradition de Marina Petrella

Un appel de la La Ligue des Droits de l'Homme

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Selon les dernières informations que nous venons de recueillir, le Premier ministre a décidé de signer le décret d'extradition de Marina Petrella. Une fois le décret signé Marina Peut être extradée très vite.
Nous vous demandons donc d'écrire au Premier ministre en lui adressant le message ci joint sur le site
http://www.premierministre.gouv.fr/acteurs/premier_minist...
"Monsieur le Premier ministre,
Nous vous demandons instamment de ne pas extrader Marina Petrella, réfugiée italienne installée en France depuis 1993 et mère d'une petite fille de 10 ans.
Marina Petrella, incacérée depuis août 2007, a été hospitalisée il y a quelques semaines à la demande des médecins de la prison de Fresnes
Depuis lors, sa situation de santé est loin de s'être améliorée.
Nous vous demandons instamment de ne pas l'extrader, notamment au regard de la clause humanitaire de la convention d'extradition franco-italienne"
Vous pouvez également écrire par voie postale à l’adresse suivante :
M. François Fillon

Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris
ou saisir les conseillers du Premier ministre
Justice : Mme Maryvonne CAILLIBOTTE,
Libertés publiques : Mme Laurence MARION
Chef du cabinet : M. Franck ROBINE,
Conseiller pour les affaires intérieures : M. Stéphane BOUILLON
Merci de relayer le plus largement et le plus vite possible ce message sur vos listes de diffusion .

Coup de coeur...

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à toutes les Bondynoises et tous les Bondynois qui chaque jour aux seins d'associations défendent nos valeurs d'entraide et de solidarité;
Bravo et merci pour ce week-end d'échanges et d'humanité.
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lundi, 02 juin 2008

Beau temps ...

Beau temps pour les chirurgiens esthétiques
Sale temps pour la dignité des femmes


L’écoeurement est général de gauche à droite après la décision rendue par le tribunal de grande instance de Lille : l’annulation d’un mariage car l’épouse n’était pas vierge.
Que se passe t-il en beau pays de France pour en arriver là ?

Au niveau juridique, en droit français, 3 vices de consentement peuvent entrainer la nullité d’un contrat : l’erreur, le dol c’est à dire la tromperie, et la violence. Le mariage est le seul contrat où le dol ne peut être cause de nullité car la justice n’a pas à se mêler des manœuvres de séduction entre les futurs conjoints. « En mariage, trompe qui peut » selon l’adage d’Antoine Loysel (16ème siècle).

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Comme le dol ne pouvait donc être plaidé, l’avocat du mari, qui aurait pu s’en tenir raisonnablement à une demande de divorce, a choisi d’invoquer l’erreur sur les qualités essentielles du conjoint (article 80 du code civil), arguant qu’il y avait eu mensonge et que la situation serait la même en cas de casier judiciaire chargé ou de prostitution. Chacun appréciera la comparaison !

Les avocats sont parfois des commerçants Mais le plus révoltant c’est que le tribunal ait pu suivre son argumentation alors même que les qualités essentielles sont encadrées –elles doivent être objectivement constatées, c’est à dire conjoints de sexe différent et état civil en concordance des personnes. Le TGI a choisi de ranger la virginité au titre des qualités essentielles d’une personne, en contradiction non seulement avec la Loi mais avec l’esprit de la Loi car notre république laïque, en ses textes fondateurs, reconnaît avant tout la dignité de tous les êtres humains et l’égalité complète entre hommes et femmes.

Au niveau sociétal, Elisabeth Badinter a une fois de plus trouvé les mots justes en se déclarant « ulcérée par la décision du tribunal d’accepter de juger çà parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre ».
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La philosophe estime que « çà aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se refaire l’hymen. Et par conséquent au lieu pour un tribunal de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire, il accentue la pression sur elles ».
Comment le tribunal d’un grand pays laïc peut-il confirmer la pression religieuse que ces jeunes filles subissent trop souvent ? comment des magistrats peuvent-ils faire prévaloir une exigence religieuse sur une règle de droit ? Et qu’on ne nous dise pas que les seules arguties juridiques les ont guidés. Les juges ne vivent pas dans un monde éthéré mais bien dans la société réelle ; ils ne peuvent se désintéresser des conséquences de leurs jugements, rendus au nom du peuple français, de son histoire, de ses valeurs.

Un ami bondynois rencontré samedi lors d’une fête scolaire me confiait son inquiétude de voir stigmatiser une fois de plus les musulmans. Il est vrai que le Front National a fait ses choux gras de cette navrante histoire. A mieux y regarder, cet argument ne peut être retenu. Je comprends l’inquiétude de cet ami. Nous avons tous deux énormément de respect et d’amitié envers nos concitoyens de religion ou de tradition musulmane. Suffisamment pour savoir qu’ils partagent, pour la plupart d’entre eux, notre incompréhension de cette décision.
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Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, avec sa sagesse habituelle, a lui-même évoqué l’impossibilité d’attenter pour quelque raison que ce soit à l’intimité des personnes, hommes et femmes. Pour lui, toucher à cette intimité relève du viol.
Alors si le Front National partage le rejet unanime de toute la classe politique, ce n’est pas pour les mêmes raisons. Et nous ne pouvons nous sentir liés par leur position. C’est le progrès et l’accomplissement des êtres humains qui fondent notre combat, pas le racisme et l’exclusion. Refuser de condamner l’attitude de ce mari archaïque, parce qu’il est musulman, relèverait pour moi du paternalisme, autre visage du racisme.

Je pense à cette jeune femme pour qui le mariage devait être une promesse de bonheur et au sentiment de déshonneur et de répudiation qu’elle doit ressentir. Je pense à toutes ces jeunes filles de nos quartiers populaires à qui la pression familiale fait encore obligation de virginité. Comment vont-elles traverser cela ? Va t-il falloir présenter des certificats de virginité pour se marier en France sans courir le risque d’annulation du mariage ? Et comme cette virginité peut être établie pour les femmes et non pour les hommes, quid de la discrimination qui en découle ?

Allez hauts les cœurs, en attendant que nos législateurs se chargent de protéger toutes les jeunes filles de notre pays, prenons le parti d’en rire avant que d’en pleurer. Je choisis un conseil et une histoire drôle :

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-VOUS MARIEZ PAS LES FILLES

-Pourquoi certains hommes préfèrent-ils les vierges ?
Parce qu’ils craignent les comparaisons.

Agenda

Lundi 2 juin :- rendez-vous avec des bondynois

Mardi 3 juin :
- rencontre de Madame Bidart, présidente de la Semidep
- préparation du comité de pilotage CUCS (contrat urbain de cohésion sociale)
- point avec le Maire sur dossiers importants
- réunion de cabinet en mairie
- permanence au centre social Balavoine
- conseil d’administration du collège Jean Renoir
- portes ouvertes des classes d’initiation musicale à l’école Olympe de Gouges
- mini concert à l’espace Chauzy

Mercredi 4 juin :- conseil d’administration de la Semidep
- étude des projets de voiries quartier de la Noue Caillet

Jeudi 5 juin :- commission permanente au Conseil Général suivi d’une
- séance plénière (compte administratif et plan de relance des modes d’accueil de la petite enfance)
- comité de pilotage CUCS
- conseil d’administration du lycée jean Renoir
- projection d’un film de Jean Renoir au cinéma Malraux et débat

Vendredi 6 juin :- pot d’accueil pour son retour à Bondy de notre ami Jackie Disdier, hospitalisé depuis l’explosion du 30 octobre
- concert tous en scène par les classes Cham du collège Jean Renoir
- vernissage des travaux des enfants des cours municipaux d’arts plastiques

Samedi 7 et dimanche 8 juin- fête de la ville : les conviviales



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