lundi, 29 septembre 2008
Y’a pas écrit « à vendre »
…titre l’Hebdo des socialistes cette semaine, à propos de La Poste. Pas étonnant que ce service public si apprécié des Français ait fait l’objet de la signature d’un accord commun historique des organisations syndicales et des partis politiques de gauche.
Attention aux manipulations en la matière. Ce n’est pas l’Europe qui oblige à une ouverture du capital de La Poste. Si l’Union Européenne prévoit l’ouverture du marché du courrier en 2011, elle ne demande pas la privatisation des services publics.
Les libéraux avancent que les entreprises privées offrent un meilleur rapport qualité/prix et que la concurrence induit une saine émulation. C’est oublier que les services rendus aux populations pâtissent toujours de cette idéologie. Il n’est qu’à se souvenir de l’était des transports ou des hôpitaux britanniques sous Margaret Thatcher ! c’est oublier aussi que ces mêmes défenseurs du privé se souviennent fort opportunément de la présence de l’Etat quand les entreprises vont mal ou que les dirigeants et actionnaires s’entendent fort bien à privatiser les profits et nationaliser les déficits ...
La Poste a besoin de moyens financiers pour se moderniser face à la concurrence. Mais elle doit rester un service public présent sur tout le territoire, en zone rurale comme dans les quartiers populaires. Les menaces de fermeture qui ont déjà pesé sur notre bureau de Poste du nord de la ville sont scandaleuses alors que ce bureau offre des services de proximité, dont le seul DAB du quartier, à 20 000 habitants !
Ce n’est pas être archaïque que d’affirmer cela et de refuser la logique de l’argent. La Poste privatisée conserverait ses activités les plus rentables. Mais c’en serait fini du prix unique du timbre, des services postaux de proximité, de la distribution du courrier 6 jours sur 7 et de l’accès à une existence bancaire pour les plus modestes.
Là encore, entre la gauche et la droite, la différence des positions est en lien direct avec la façon de concevoir la société : une somme d’individualités mus par le rapport de force et le pouvoir de l’argent ou un ensemble de citoyens devant appréhender le sens de l’intérêt général, le goût du collectif afin de faire société ensemble. Ce sont ces citoyens qui devraient pouvoir exprimer clairement leur choix au moyen d’un référendum sur l’avenir de La Poste.
Interview de Bernard Maris, économiste : “La concurrence est contre-productive en matière de services collectifs”
sur : http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=f2033631bb&attid=0&disp=vah&view=att&th=11cae5141e353286
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Hommage à Toni Ramon
Hier dimanche 28 septembre, en hommage à Toni Ramon, un concert de la Maîtrise de Radio France était offert au public nombreux du studio 104 de la Maison de la Radio. Il sera diffusé ultérieurement sur France Musique.
Les enfants de Bondy ont joint leurs voix à ceux de Paris, tant il est vrai qu’ils ne forment ensemble qu’un seul chœur. Je n’ai pu malheureusement les rejoindre comme je l’avais prévu mais j’étais en pensée avec Anis, Jeanne, Estelle, Morgan, Mathilde, Deelia, Frédérique et Sofi , qui font vivre le site bondynois depuis 1 an. Avec les enfants bien sûr, avec leurs parents qui avaient une fois de plus fait le déplacement par leurs propres moyens. Et je pensais à cette journée d’obsèques de Toni Ramon en septembre dernier, veille du jour où les enfants de notre ville allaient débuter leur cheminement de maîtrisien comme s’il avait veillé jusqu’au bout à la réalisation de ce dernier rêve …
Nos enfants poussent fiers et droits et c’est un peu grâce à Toni. Et je voulais vous faire partager le beau texte que Yannick Saint-Aubert, directeur de l’école Olympe de Gouges qui accueille la Maîtrise de Radio France à Bondy, a écrit pour cet hommage.
Parce que « rien ne meurt, tout renaît …»
« Les voix se sont installées, d’abord discrètes mais toujours justes … Belles, résonnantes en tous lieux de l’école, de la cité … comme s’il y avait l’absolue nécessité d’embellir un espace, un temps de l’enfance, une vie …
Petits bondynois, conquérants d’un esthétisme individuel et collectif. Des anges laïcs … un possible dessiné par Toni Ramon, entre Barcelone et Paris aux sonorités humanistes. Improbable projet prenant Chœur ici et maintenant, défiant la fatalité sociale et culturelle de chacun des maîtrisiens de Bondy.
Ce projet, autorisant l’improbable, est le sien et restera le sien, notre honneur sera de le faire vivre. Homme de force et de conviction, Toni Ramon, humble et respectueux, est un de ces gens de Bien qui croisent une vie, nous faisant quitter le clair-obscur des Assis pour que fiers et debouts nous fassions résonner la Vie. »
Ce soir lundi 29 septembre, nous inaugurerons la salle du Chœur qui portera désormais le nom de Toni Ramon, au sein de l’école Olympe de Gouges.
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