mardi, 25 novembre 2008
25 novembre journée internationale contre les violences faites aux femmes
Mardi 25 novembre
C’est la journée internationale contre les violences faites aux femmes. 8 femmes de notre département eu au moins 166 en France, sont mortes en 2007 sous les coups de leur conjoint. En Seine Saint-Denis, le Conseil général via son observatoire départemental contre les violences faites aux femmes organise une marche blanche lors de chaque meurtre : 8 femmes de trop en 2007 dont 4 ont été tuées lors de l’exercice du droit de visite des enfants. C’est pour cela que, comme en Espagne ou en Suède, il est important que la France se dote enfin d’une loi cadre contre les violences faites aux femmes. On n’est pas un bon père quand on est violent envers sa compagne, on ne peut être privilégié dans le droit au bail quand on est condamné pour violences conjugales, même si l’on est plus solvable !
J’ai eu honte de notre représentation nationale quand elle a observé une minute de silence dans l’hémicycle à la mémoire de Monsieur Demange, député qui s’est suicidé après avoir tué sa maîtresse qui refusait de poursuivre leur liaison. Déplacé et indécent ! qui proposera une minute de silence pour cette femme, non élue, qui n’a fait que subir les décisions de cet homme ?
Soyons nombreuses et nombreux aux différents rassemblements aujourd’hui à Paris.
- Assemblée nationale, 11h a 13h, Place Edouard Herriot : dépot pétition pour la Loi cadre contre les violences
- Assemblée nationale, 11h, hommage aux 166 femmes tuées en 2007, victimes de violences conjugales

La Marche Mondiale des Femmes Paris Ile-de-France soutient le rassemblement initié par le Collectif National Droits des Femmes, devant l Assemblée nationale, place Edouard Herriot, mardi 25 novembre pour déposer les pétitions de soutien au projet de Loi cadre contre les violences. Prévu initialement a 14h, il a dû être avancé a 11h. D autres initiatives doivent avoir lieu a la même heure et quasiment au même endroit. Nous vous en faisons part en espérant qu elles se rejoindront.
Communiqué Marche Mondiale des Femmes France
Plus que jamais, en ce 25 novembre 2008, les féministes du monde entier se mobilisent pour dénoncer et combattre les violences que subissent des millions de femmes a travers le monde et pour proposer des mesures éradicatrices. La Marche Mondiale des Femmes est solidaire de toutes les actions favorisant la mise en lumière d une situation nationale et mondiale révoltante.
Nous rappelons que ces violences banalisées a l égard des femmes ne sont pas que conjugales. Favorisées par le fonctionnement de nos sociétés patriarcales et libérales. elles surviennent dans les familles, dans la rue, sur les lieux de travail, et particulièrement au cours des guerres. Elles sont un instrument pour controler le corps des femmes.

De par le monde, les Etats ne mènent pas des politiques de prévention efficaces et ne légifèrent pas pour rendre justice aux femmes bafouées, battues, violées, assassinées. Au contraire, elles doivent également affronter la violence des Etats qui, comme en France, leur inflige la double peine en les expulsant, et parfois même les sépare de leurs enfants.
Nous sommes solidaires des femmes du monde entier victimes de violences sexiste et machistes a travers les mutilations sexuelles, les mariages forcés, le harcèllement sexuel et moral dans le travail, l homophobie, les viols et les meurtres.
Avec tous les groupes féministes impliqués dans cette lutte, nous demandons :
- que la Loi Cadre contre les Violences du CNDF soit votée et appliquée dans toutes ses dimensions, notamment de prévention, car nous ne croyions pas a la seule augmentation de la répression ;
- La mise en place de programmes d éducation permettant la prévention ;
- Que les violences faites aux femmes soient reconnues comme une atteinte a l intégrité des femmes
- Que les violences conjugales soient reconnues comme un délit spécifique,
- Qu il soit reconnu qu un père violent ne peut pas être un bon référent pour ses enfants,
- Que la sécurité des femmes soit une priorité pour les législateurs et que, par conséquent, la médiation pénale en cas de violences sexistes et machiste dans la sphère conjugale, soit supprimée,
- Que les femmes puissent accéder a un logement et a un travail favorisant leur autonomie qui seule peut leur permettre de sortir de la spirale de la violence
- au-del a des Etats, les collectivités territoriales et autres instances doivent inscrire au c¦ur de leur action la lutte contre les violences faites aux femmes,
Nous réclamons également le désengagement militaire des conflits dans le monde car le viol des femmes est devenu un instrument de controle et de destruction des populations. Les femmes sont devenues un butin de guerre.
Les Violences faites aux femmes, une réalité qui ne doit pas être une fatalité ! Communiqué de Presse MFPF
Le Planning Familial, en ce 9ème anniversaire de la proclamation, par l ONU du 25 novembre " Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ", réaffirme haut et fort son engagement, sa participation et son implication de terrain a la lutte contre toutes les violences faites aux femmes.
Mutilation, humiliation, domination, douleur, violence, souffrance, séquestration, négation sont féminins et ces mots résonnent, terribles, dans nos permanences.
Les violences faites aux femmes ne se résument pas aux coups, a ces violences physiques dans le couple entraînant la mort en France d une femme tous les deux jours et demi.
D autres formes de violences existent. Le viol, n apparaît dans les médias que lorsque ce dernier s accompagne d actes de torture voire d un homicide. Pourtant, chaque année, au moins 100.000 viols sont perpétrés, dans le silence, sans que la victime n ose parler ni même porter plainte. Dans 80 % des cas, ils sont commis par une personne connue de la victime. Cette violence quotidienne n est pas médiatique. Pourtant c est au quotidien que nous accueillons les victimes, que nous les aidons a parler, a faire entendre leur parole.
Harcèlement moral ou sexuel au travail, dans la rue ou les transports, mariages forcés, détruisent tout autant des femmes sans qu une réelle action ne soit menée pour prévenir et traiter ces violences.

Des campagnes nationales sont lancées mais la communication sur ces sujets ne s arrête pas a cela.
Tous les jours, Le Planning Familial lutte contre les discriminations de genre, travaille a modifier les rapports sociaux de sexe : séances d éducation a la sexualité, groupes de parole de victimes et d auteurs de violences, écoute et accompagnement mais aussi formations, informations, création d outils de prévention et de réseaux de solidarité, coordinations sur le terrain de tous les acteurs.
En cette année de Présidence Francaise de l Union européenne, la France a clairement pris position pour une lutte efficace contre les violences faites aux femmes, ici et dans le monde. Nous déplorons que le Service Droits des Femmes et de l Egalité, outil particulièrement efficace quant a l articulation des acteurs de terrain sur ce sujet comme tous ceux touchant aux Droits des femmes voit son avenir compromis. La lutte contre toutes les violences faites aux femmes, la lutte pour leurs droits passe par une volonté politique mais également par de réels moyens.
Dire non aux violences faites contre les femmes, c est articuler la volonté d une politique transversale au plus haut niveau, c est envisager en mesurant l impact sur les femmes et sur les hommes, l ensemble des mesures, textes et lois proposés et c est dire oui a l égalité dans nos sociétés, c est dire oui a la juste place de la moitié de l humanité parce que c est un droit fondamental, tout simplement.
Dire non, ensemble, ce 25 novembre 2008, c est dire non a toutes ces situations insoutenables, inacceptables mais c est aussi dire oui a un monde plus égalitaire pour toutes et tous. Faisons-le !

La violence conjugale tue : 166 femmes au moins en 2007 - Communiqué Fédération Nationale Solidarité Femmes
Le 25 novembre se déroule la journée internationale pour l élimination de la violence a l égard des femmes, initiée au début des années 80 en Amérique latine, adoptée par les Nations unies en 1999, relayée en France depuis le début des années 2000 par la Fédération Nationale Solidarité Femmes.
Chaque année, des dizaines de milliers de femmes victimes d un conjoint violent s adressent aux associations de la FNSF afin d être écoutées, conseillées, hébergées, protégées avec leurs enfants.
166 femmes ont été tuées en 2007 suite a des violences conjugales . Les associations du réseau FNSF ont décidé de rendre hommage a ces 166 femmes et a travers elle a toutes les femmes victimes de violences. Le 25 novembre a 11 heures, a Paris, la FNSF et les associations membres de l Ile de France déposeront des fleurs devant l Assemblée nationale et demanderont aux députés de s associer a la minute de silence qu elles observeront en mémoire de ces femmes. Partout en France, les associations membres de la FNSF feront de même en déposant des fleurs dans des lieux symboliques.
Les violences ciblant spécifiquement les femmes en raison de leur sexe constituent un phénomène universel et de grande ampleur. Elles touchent des millions de femmes a travers le monde et s inscrivent dans un contexte de discriminations qui les favorise. Les femmes les plus exposées a la violence vivent dans les sociétés ou les inégalités entre femmes et hommes sont marquées et ou le droit a la liberté des femmes n est pas respecté.

La France a ratifié les conventions internationales et européennes et s est engagée a " prévenir, sanctionner et éradiquer les violences envers les femmes " (CEDAW 1993). Le 25 novembre, la FNSF demandera aux députés de poursuivre l engagement dans la lutte contre ces violences a travers leurs mandats nationaux et locaux.
La Fédération Nationale Solidarité Femmes demande qu au plan national :
- Soit adoptée une loi globale et cohérente de lutte contre les violences faites aux femmes dont le premier article affirmerait le droit pour les femmes a l intégrité et soulignerait le devoir de l Etat de leur garantir le plein exercice de leurs droits fondamentaux a la vie, l intégrité, la dignité, la liberté et la sécurité.
- soient mis en ¦uvre des programmes d éducation et de prévention mettant en lien le principe d égalité entre les femmes et les hommes dans la société et ces droits fondamentaux
- soit créé un délit de violences conjugales, délit spécifique, reconnaissant l atteinte a l intégrité des femmes dans le cadre de la vie privée par des faits de différentes natures
- soit pris en compte la sécurité des femmes lors des droits de visite et d hébergement ainsi que l impact de la violence conjugale sur les enfants
- soient nommés des magistrats spécialisés coordonnant l action des justices pénale et civile
- soit définitivement supprimée la médiation pénale dans les situations de violences conjugales, médiation qui en mettant victime et auteur sur le même plan renforce le sentiment d impunité de l auteur
La Fédération Nationale Solidarité Femmes demande qu au plan local :
- les femmes puissent accéder a un logement autonome afin de pouvoir assurer leur sécurité et sortir de la violence. A cet effet, les élus locaux doivent permettre a celles dont les conditions socio-économiques le nécessitent l être prioritaires dans l accès au logement social
- que les violences faites aux femmes soient au c¦ur des instances locales de lutte contre la prévention de la délinquance

Enfin, les associations de lutte contre les violences faites aux femmes qui jouent depuis des années un role essentiel dans la prise en compte et le traitement de ces violences, doivent être mieux reconnues : comme en Espagne, elles doivent participer aux évaluations, diagnostics, élaboration des politiques publiques et doivent avoir les moyens financiers de poursuivre leurs actions sur le terrain.
Contre la violence machiste, plutot crier que faire silence ! - Communiqué de Encore Féministes !
Ne supportant pas qu une femme ait décidé de le quitter, un homme se rend chez elle, la roue de coups, la tue avec une arme a feu, et se suicide. Cet homme était un député francais (UMP) de 65 ans, Jean-Marie Demange. Le 17 novembre 2008, a Thionville (Moselle), il a tué Karine Albert, 43 ans.
Après le meurtre en 2003 de Marie Trintignant par Bertrand Cantat, de nouveau un homme important tue une femme proche, et de nouveau on emploie, comme une excuse, l expression "crime passionnel". Passion ou possession ? Volonté de possession poussée jusqu au meurtre ?
En France, tous les trois jours, un homme tue la femme qu il voit comme lui appartenant. Et on cherche a atténuer sa responsabilité en mentionnant alcoolisme, passion ou dépression ! Même si M. Demange souffrait d une dépression depuis qu il n avait pas été réélu maire de Thionville en mars, ce n est pas la dépression qui est la cause de ce meurtre : c est le machisme. Par la violence, les machistes dénient aux femmes leur liberté.
Dès que la nouvelle a été diffusée, les députés réunis a l Assemblée nationale ont observé une minute de silence a la mémoire de leur collègue. La députée Verte Martine Billard s est déclarée " profondément choquée " par cette minute de silence : " dans de telles circonstances, il aurait été souhaitable que notre assemblée sabstienne d un tel acte ", a-t-elle écrit au président de l Assemblée.
La députée Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste a l Assemblée, a déploré l ajout " d une victime a la liste déj a trop longue des femmes décédées du fait de violences conjugales " , concluant : " Toutes mes pensées vont aux enfants de la malheureuse victime. "
"Encore féministes !" félicite ces deux élues, et s associe a leur réaction.
Nous demandons :
- que tous les 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, les assemblées élues de chaque pays observent une minute de silence a la mémoire des femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint
- que la liste de ces femmes soit tenue a jour, comme c est le cas au Québec
- que la violence machiste soit considérée comme une grande cause nationale et que les pouvoirs publics prennent des mesures plus efficaces de prévention ainsi que de protection des victimes.

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09:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
bonjour,
frapper une femme c'est frapper la dignité humaine
Ecrit par : kitatni | mardi, 25 novembre 2008
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