dimanche, 24 mai 2009

A qui se fier ?

A qui se fier devant une telle porosité entre le principal parti de la majorité, le gouvernement et la première société audiovisuelle, et donc d'information, du pays ?

 

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2009/05/22/le-co...

Merci à l’ami Jean-Yves de m’avoir alertée sur la nouvelle parue sur le blog de Pierre Assouline, le 23 mai dernier, dans une autre vision du « Monde » et sous le titre Reviens Jules Ferry ils sont devenus fous …

L’auteur fait référence au dernier livre d’Alain-Gérard Slama, politologue pas franchement de gauche, mais qui dénonce dans La société d’indifférence le recul de l’idée laïque en France, sous la férule de notre Président. Loin de tout déni du fait religieux –les laïcs ne sont pas tous des laïcards bornés- l’auteur analyse la laïcité comme le refus d’un principe d’autorité religieux qui viendrait défier celui de l’Etat-nation. Il y accuse clairement le chef de l’Etat de saper le pacte social échafaudé autour de notre modèle laïque.

Que se passe t-il ?

En décembre dernier, la République française et le Saint-Siège ont discrètement passé un accord afin d’établir une reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur entre les deux Etats.

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Or, depuis la loi du

18 mars 1880, l’Etat a le monopole de la collation (action de conférer) des grades et titres universitaires ; c’était même le cheval de bataille de Jules Ferry lors des débats parlementaires sur son vote, tant le principe était considéré comme un élément fondateur de l’université républicaine. Cela signifie que seul l’Etat a le droit de faire passer des examens publics dans le cadre de ses facultés. Et que les établissements libres (privés) d’enseignement supérieur ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’universités ni délivrer de diplômes nationaux.

 

On retrouve bien là Nicolas Sarkozy dans sa conviction que jamais l’instituteur ne sera capable de remplacer le curé ou le pasteur dans la transmission des valeurs et la distinction entre le bien et le mal.

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Les laïcs, qu’ils soient croyants ou non, doivent sortir de leur torpeur et défendre la loi de 1905, si fondamentale en ces temps d’intégrismes et de traditionnalismes de tout poil.

 

Un « Comité 1905 » a donc lancé une pétition nationale, déjà forte de plusieurs milliers de signatures, afin de déposer un recours collectif devant le Conseil d’Etat pour faire annuler cet accord. Motif : excès de pouvoir. Un de plus. J’appelle mes lecteurs à le signer.

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