mardi, 30 juin 2009

Moment de grâce …

coeur.jpgMoment de grâce …

Avec des amis à Verneuil sur Avre, aux portes de la Normandie, dimanche. J’avais un peu hésité du fait de la traditionnelle fête d’été du Parti Socialiste de Seine Saint-Denis…mais j’y suis allée avec Yannick, Louise et Jeanne.

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Eric et Véronique Colucci sont mes amis depuis nos vingt ans. Leurs enfants ont grandi avec les miens au gré de rencontres jamais assez nombreuses mais toujours enchanteresses comme il ne peut l’être qu’entre vrais amis.

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Dimanche, plusieurs générations se côtoyaient –les enfants ont grandi-. La maison, le jardin fleuri et la yourte accueillaient petits et grands pour confidences, chansons, jeux, grillades et ti’punchs. Le bonheur de se retrouver, de découvrir la voix merveilleuse de Camille, 20 ans, sur l’air de Rigoletto.

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Les plus jeunes nous écoutaient d’un air attendri renouer avec Brassens et Maxime le Forestier, un brin surpris, un brin amusés … Oui moments de grâce qui ressourcent et ramènent à l’essentiel. L’important n’est pas le but, l’important est le chemin.

De l'habitat à Métissmode

La rénovation urbaine a rempli ma semaine dernière à Bondy entre le jury de concours pour les immeubles de la rue des escholiers (I3F), l’inauguration du bâtiment à l’angle des rues Barbusse et Carnot (Bondy Habitat), la rencontre de la direction de la Semidep avec Gilbert Roger, Maire de Bondy, le travail sur les projets du quartier de Lattre, le point d’avancement de la requalification de la RN3 au Conseil général et notre traditionnelle rencontre, Dalila Maazaoui et moi-même, des locataires de la rue des escholiers, chaque samedi, afin d’évoquer avec eux leur relogement.

Semaine remplie donc mais avec des souffles heureux comme la remise des récompenses aux élèves ayant obtenu encouragements et félicitations au collège Jean Zay au milieu de leurs parents heureux et fiers … et Métiss’modes samedi soir à la salle des fêtes où nos enfants et nos jeunes nous ont ravis par leur prestance sur scène, leur bonheur d’être mis en valeurs grâce aux multiples talents, couturières, orfèvre, coiffeuses et maquilleuses.

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 Tout cela grâce à la mobilisation de tous nos centres sociaux et de nombreux services municipaux. Bravo à tous ces jeunes talents.

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Soutenons les Iraniens


Appel

Ainsi, donc, ces centaines de milliers de manifestants ne seraient que « poussière » selon le président sortant Ahmadinejad ? Ainsi, donc, son propre peuple n’existerait pas?

Par son coup de force électoral, le régime des mollahs décrète l’infaillibilité d’un pouvoir théocratique prétendument supérieur aux choix rationnels des citoyens ; en interdisant les manifestations, en censurant les médias, en procédant à des arrestations arbitraires, en coupant les moyens modernes de communication, il cherche le pourrissement avant l’affrontement.

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Le mouvement populaire pacifique des Iraniens peut marquer le début d’une nouvelle ère en Iran qui voit le peuple revendiquer la démocratie. Celui-ci a soif de changement et a choisi, après le scrutin du 12 juin, la voie exemplaire d’un soulèvement démocratique. Il a compris que - sauf à vouloir subir le sort du printemps chinois de 1989 - c’est le moment ou jamais de s’unir durablement pour faire respecter leur citoyenneté. La détermination du pouvoir fait désormais face à celle des Iraniens eux-mêmes unis par le nombre, le calme, la détermination…et le soutien de l’opinion publique internationale.

C’est pourquoi il faut aussi, de par le monde, se faire les relais de leur revendication démocratique : au-delà du respect de leur vote, qu’exigent tous les Iraniens, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, ce qui se passe en Iran peut changer la face du Monde et être porteur d”un avenir neuf.

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C’est de cet espoir dont tous ceux qui sont épris de liberté, de justice et de démocratie ont besoin. Nous avons envie que le peuple iranien aboutisse, réussisse ce changement. Les modalités lui appartiennent et le débouché devra très certainement être négocié, mais pour cela, il faut tenir. Certes, cela dépend en grande partie du peuple iranien mais aussi de notre solidarité. Nous voulons lui dire que le monde le regarde en admirant son courage.

Nous demandons la cessation des tirs meurtriers ; nous demandons l’arrêt des violences sur les manifestants ; nous demandons le respect du droit des journalistes de rendre compte librement des évènements en cours ; nous demandons la libération des manifestants arrêtés.

Pour signer l' appel : mailto:http://www.soutenons-les-iraniens.fr/?page_id=5

Lettre de Martine Aubry

 

Cher(e) Camarade,    
            Le résultat du scrutin du 7 juin a été un échec pour notre parti. Je mesure votre déception, vous militants qui avez mené cette campagne auprès de nos candidats, défendant sans relâche notre volonté de changer l’Europe. Je connais aussi le découragement voire la colère de certains d’entre nous après nos échecs successifs aux élections présidentielles et législatives que n’ont pas fait oublier nos succès locaux.
martine-aubry.jpg            Certes,l’ensemble de la social démocratie en Europe est en crise, ayant souvent, ces dernières années, faibli sur ses valeurs et été dans l’incapacité de renouveler ses réponses. Mais nous avons bien sûr notre responsabilité propre, et j’en prends ma part. Face à la violence de la crise et de la société, les Français attendent de notre parti qu’il parle de leur vie et de leur avenir. Ils jugent nos réponses insuffisamment fortes. Ils ne supportent plus les divisions, les petites phrases de dénigrement et le bal des ego. Ceci doit définitivement cesser.
            Pour que cet échec ne se reproduise pas, le moment est venu de rebâtir enfin le lien de confiance entre notre parti et les Français. Le sursaut doit être à la hauteur de leurs attentes. L’heure n’est pas à la rénovation de façade ou au replâtrage de circonstance. Nous devons changer nos pratiques et engager sans délai la refondation de notre projet et la transformation du Parti socialiste.
            J’ai la conviction que nous en avons les ressources, individuellement et collectivement, forts de notre histoire et de nos valeurs. Vous m’avez confié la direction de notre parti. Soyez sûrs que je mets mon énergie et la force de mon engagement au service de cette double tâche historique.

            Les Français nous parlent franchement et nous disent : « Le monde a changé, pas vous, pas votre projet ». J’en suis convaincue, c’est la force de notre projet qui nous permettra de renouer avec les Français.
            Chacun le sait, nous devrons répondre aux enjeux qui sont devant nous : l’explosion de la précarité et des injustices de toutes sortes entre individus et entre territoires, l’économie affaiblie par la concurrence mondialisée et la finance, l’école et l’ascenseur social en panne, les chocs écologiques, les déséquilibres du monde...C’est le modèle de société dans son entier qui doit être refondé.
            Nous devons d’abord nous poser la question essentielle de la société du bien-être. Faut-il continuer à accumuler des biens, lesquels, et pour quelle utilité ? Comment construire un système innovant, assurant l’emploi, préparant l’avenir et à même de distribuer justement les richesses ? Avec quelles conditions de travail et de respect de la planète et de ses ressources ? ps2.jpgQuels services créer pour que la qualité de vie de chacun soit réelle ? Comment mieux vivre, échanger et travailler dans la société numérique ? Voilà des questions majeures qui s’inscrivent dans notre travail sur le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous préparons, et qui fera l’objet de notre première grande convention début 2010. Elle se déclinera ensuite dans différentes directions, le travail, la fiscalité, le renforcement et la modernisation de la puissance publique et des services publics…
            Nos concitoyens nous demandent à juste titre de mieux prendre en compte leur identité et leurs aspirations individuelles. C’est par exemple tout l’enjeu de la refonte de l’éducation que nous devons porter, mais aussi d’une société capable d’intégrer les personnes âgées et de trouver les ressources financières et humaines pour les accompagner jusqu’au bout de leur vie.
            Comment articuler cette volonté de chacun d’être reconnu et respecté, avec l’exigence de faire de chacun un citoyen respectueux des règles et des autres, en même temps qu’un acteur de la société ? Ces questions sont lourdes de sens et rendent nécessaire l’articulation entre autorité et libertés. Elles nous amènent aussi à concevoir autrement la ville du XXIe siècle, qui rapproche au lieu d’isoler, qui intègre au lieu de segmenter, qui économise l’espace et l’énergie…
            Comment faire vivre la France, ses valeurs, son identité, sa laïcité et son pacte républicain et mieux assumer notre diversité ? Comment recréer du lien social et l’envie de vivre ensemble ? C’est par exemple en réponse à ces questions que doit se poser la réflexion de la gauche sur la culture et la création.
        

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    Ce sont des questions complexes mais que les Français nous posent car je sais, comme vous, qu’ils ne se satisfont pas d’une société douce avec les forts et dure avec les faibles, d’une société qui divise au lieu d’unir. Ils réclament de la justice mais aussi une autre façon de vivre ensemble.
            C’est tout l’enjeu du travail que nous avons entrepris, que nous devons approfondir avec les intellectuels, les acteurs de la société mais aussi avec les Français. Je veux leur donner la parole à chaque étape. C’est ma conviction mais aussi la vôtre, je le sais : on n’élabore plus un projet en circuit fermé.
            Nous voulons une démarche innovante, énergique et féconde, hors les murs de Solférino. Pour discuter de l’ensemble de ces questions, mais aussi pour entendre les Français et débattre avec eux, nous organiserons dans chacune de nos fédérations des rencontres associant, au-delà des militants de notre parti et de nos élus, l’ensemble des forces de la transformation : les associations, les syndicats, les intellectuels, les citoyens engagés. Des camarades de la direction et moi-même serons à vos côtés dans un tour de France que nous entreprendrons à l’automne.
            Nous ne partons pas de rien. Nous pouvons nous appuyer sur les combats de ceux qui nous ont précédés, sur la vigueur des mouvements associatifs, sur notre expérience des responsabilités locales et nationales. Ce sont toutes ces énergies, celles des acteurs de la gauche du quotidien, que nous devons rassembler, fédérer et mettre en mouvement. Ces échanges participeront à l’élaboration, d’ici à 2011, de notre projet, dans laquelle chaque militant devra pouvoir s’investir pleinement.

        

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    Nous devons également engager une nouvelle démarche de rassemblement de la gauche. Ensemble, j’en suis convaincue, nous pouvons gagner. C’est pourquoi j’appelle de mes voeux la construction d’une Maison commune de toute la gauche. Ce terme laisse ouverts tous les chemins que nous voudrons emprunter ensemble. Nous devons élaborer un projet commun de la gauche en 2012, mais aussi une stratégie politique commune pour l’emporter.
            Notre démarche s’adresse bien sûr aux partis de gauche qui aspirent à gouverner ensemble, socialistes, écologistes, communistes, républicains ou citoyens. Mais nous devrons aussi prendre des initiatives avec tous ceux, syndicats, ONG, acteurs de la société, qui partagent nos engagements et se retrouvent dans les combats d’aujourd’hui pour la justice sociale, les libertés et les droits, le développement durable.  Nous devons agir et réfléchir ensemble au niveau national comme au niveau local. Je souhaite que de tout cela, nous discutions avec nos partenaires, sans préalable et sans souci hégémonique. J’ai déjà pris des contacts en ce sens avec les dirigeants des différents partis de gauche. C’est ensemble que nous devons définir la méthode pour avancer.

            C’est dans le cadre de ce double mouvement d’ouverture aux Français pour préparer notre projet, et de discussion avec les partis de gauche, que doit se situer notre réflexion sur les modalités des primaires pour le choix du candidat à l’élection présidentielle. Faut-il des primaires ouvertes aux sympathisants du Parti socialiste ? Faut-il des primaires communes à l’ensemble de la gauche ? Ces questions se posent comme tant d’autres et nécessitent un débat en notre sein, mais aussi avec l’ensemble de nos partenaires.
            Mais soyons en sûrs, ce n’est pas un dispositif technique. Ce n’est pas non plus une solution miracle qui répondrait à tous nos maux : après ce qui vient de se passer, les Français ne comprendraient pas que l’on se préoccupe de parler de notre candidat à la présidentielle plutôt que d’apporter les réponses à leurs préoccupations. Les primaires sont un élément à intégrer dans une démarche politique d’ensemble.
            En tout état de cause, en ce qui concerne le Parti socialiste, ce sont les militants qui devront décider de cette question, je le souhaite, avant l’été 2010. C’est à ce moment là que devrait avoir lieu la Convention sur la rénovation, qui tranchera aussi bien d’autres questions : les nouvelles formes de militantisme, les cumuls, le renouvellement et la diversité, les modes d’élections internes... Tout est ouvert, dès lors que ces propositions se font dans le cadre d’une réflexion politique approfondie.

         

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   Ce double chantier de refondation de notre projet et de la gauche doit mobiliser toutes nos énergies. Mais ce travail de reconstruction ne doit évidemment pas laisser de côté notre action quotidienne d’opposition et de proposition, que ce soit auprès des Français ou au Parlement. Dans cet esprit, nous préparons par exemple une journée consacrée à l’emploi pour la rentrée.
            C’est dans le même esprit que nous devons préparer les élections régionales. Il nous faut allier la force d’un projet commun et les propositions propres à la spécificité des cultures et des territoires régionaux. Nous devons définir nos alliances électorales ainsi que des principes de renouvellement et d’ouverture, laissant bien évidemment l’autonomie nécessaire aux régions pour composer les listes qui nous feront gagner. Le parti travaillera dans les semaines qui viennent  avec les régions sur ces différents points, et les conclusions seront actées par nos instances nationales.
            Notre parti, dont les sensibilités sont aujourd’hui réunies, doit être plus performant dans son organisation pour accompagner l’ensemble de ces tâches ; j’y veillerai.

            Dans les deux ans et demi qui viennent, nous aurons le temps du débat et de la délibération collective. A chaque étape importante du projet - dont un calendrier prévisionnel est joint à ce courrier - je souhaite que les militants puissent exprimer de manière très libre leurs analyses, leurs idées et faire part de leurs propositions.
            D’ores et déjà, si vous voulez réagir aux grandes orientations que j’ai tracées ici, et nourrir la réflexion de nos instances dirigeantes qui se réuniront en séminaire le 7 juillet pour le lancement du projet, vous pouvez le faire - si possible avant le 3 juillet - par mail àmailto:seminaire-projet@parti-socialiste.fr, ou par courrier (Parti socialiste, Premier Secrétariat - Feuille de route, 10 rue de Solférino, 75007 Paris).
            Cette liberté de ton, cette nécessité d’expression, cette volonté d’ouvrir notre parti doivent être au cœur de chacun de nos futurs rendez-vous, de l’Université d’été de La Rochelle à l’adoption de notre projet en 2011.

Pétition...

 Pétition pour L'INSCRIPTION DES SERVICES PUBLICS DANS LA CONSTITUTION
A diffuser largement autour de vous (Il faut plus de 4 millions de signatures)

Elle a été initiée par Michel Vauzelle, Président de la Région PACA Député à l'Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux
Si la pétition atteint 10 % du corps électoral,  le gouvernement sera obligé de procéder à un référendum national (c'est stipulé dans les textes de la Constitution) soit 4, 4 millions de signatures ... C'est
énorme mais réalisable si tout le monde s'y met !
CETTE PROPOSITION EST LOIN D'ETRE FANTAISISTE OU IDEALISTE,  CLIQUEZ
SUR LA LIGNE DU SITE CI-DESSOUS POUR EN SAVOIR PLUS   ET VOUS JOINDRE
A LA LISTE DES SIGNATURES.
http://www.referendum-servicespublics.com/charte.html
Merci de transférer et de faire suivre ce mail à tous vos amis qui  apporteraient eux aussi leur soutien à cette cause en signant à leur tour

lundi, 22 juin 2009

Ici et là …

 

Petits et grands bonheurs, petites et grandes batailles la semaine dernière pour les habitantes et habitants de notre ville :

  • mardi 16 juin, commission d’attribution des logements du nouveau bâtiment "Varagnat " construit par le bailleur I3F afin de reloger des locataires habitant actuellement dans les immeubles promis à la démolition sur les quartiers 14 juillet et Terre-Saint-Blaise. 22 familles vont pouvoir emménager dès cet été dans ce bel immeuble lumineux et confortable, petit immeuble à dimension humaine en bordure du quartier Terre Saint-Blaise.
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Cérémonie de remise des récompenses aux élèves de cours préparatoire dans le cadre des " coups de pouce lecture ". Elèves heureux, parents émus des progrès de leurs enfants, enseignants attachés à ces ateliers " coup de pouce " … une action qui porte ses fruits.

  • mdph93.jpgMercredi 17 juin, commission exécutive de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, au Conseil général. Dans notre département, le nombre de demandes enregistrées à la MDPH, rapporté à la population totale du département est un des plus importants en France (taux de 29 demandes adultes pour 1 000 habitants contre 21 en moyenne en Ile de France), dans notre département toujours où 518 enfants et jeunes sont toujours en attente d’orientation vers un établissement médico-social, il faut savoir que 122 d’entre eux, d’âge scolaire, n’ont aucune autre prise en charge, dans cette attente, que celle de rester au domicile de leurs parents. L’Etat a transféré la compétence handicap aux départements sans la totalité des moyens pour y répondre et l’indigence dans laquelle vivent les associations de parents d’enfants handicapés rend difficiles la réalisation d’équipements médico-sociaux, que ces associations gèrent depuis des décennies. En parallèle, les établissements type IMP ou IMPro restent très insuffisants en nombre. Si on ajoute à cela la situation catastrophique faite au secteur psychiatrique, et notamment la pédo-psychiatrie, on comprend mieux le vécu de ces familles qui se sentent abandonnées face au handicap d’un de leurs proches.

En 2008, la MDPH a pu équilibrer son budget grâce aux avances du département sur le budget 2009 ! mdph932.jpgCe sont 1 200 000 euros non perçus de l’Etat par le Conseil général et qui manquent donc à la prise en charge des personnes handicapées. Hubert Valade, le Directeur Départemental de l’Action Sanitaire et Sociale a reconnu cette situation, déplorant de se retrouver chaque année dans la " situation d’une pièce que l’on rejoue " . Il apprécie " la bonne gestion et l’efficacité de la MDPH qui remplit ses missions face aux personnes handicapées du département " et évoque la " berezina financière " que connaissent ses services.

Les élus du Conseil général vont sans doute saisir la justice pour obtenir des juridictions administratives ce qu’ils n’obtiennent pas des autorités administratives. Il s’agit là de faire jurisprudence car d’autres départements subissent la même injustice. " On ne perd que les batailles que l’on ne mène pas " a conclu le Président de la Commission, mon ami et camarade Gilles Garnier.

  • Jeudi 18 juin, séance plénière au Conseil général. De nombreuses mesures importantes de lutte contre l’habitat insalubre, 6 millions d’euros investis sur 5 ans pour les villes d’Aubervilleirs, Saint-Denis, Saint-Ouen, Le Bourget, Le Pré Saint-Gervais et Montfermeil. Le Conseil général s’est aussi engagé à développer les résidences pour jeunes travailleurs et étudiants. Notre assemblée a aussi approuvé le plan de mobilisation pour les transports en Ile de France. Dans notre département ce sont les prolongements de la ligne 12 jusqu’à la mairie d’Aubervilliers, de la ligne 14 jusqu’à la mairie de Saint-Ouen, du RER E, la rocade en métro automatique Arc Express.

Soirée de représentation des classes théâtre de l’école Jean Rostand à la salle Coluche de Bondy. Bravo aux enseignantes et aux élèves de ces classes qui ont su découvrir et partager les joies du théâtre.

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  • Vendredi 19 juin, je me suis rendue à une entretien à Paris dans le cadre d’un don volontaire de moelle osseuse. Régulière donneuse de sang depuis 20 ans, j’avais aussi été sensibilisée au fait d’intégrer un fichier international et de pouvoir être appelée en cas de possibilité de don à une personne dont le groupe HLA (immunité) serait proche du mien. 140 000 personnes ont intégré ce fichier en France, 10 millions dans le monde entier.donmoelleosseuse.jpg Aucun risque pour le donneur qui doit juste organiser sa vie pour deux jours d’hospitalisation. Un fabuleux espoir pour les malades (certains cancers, leucémies, atteintes du système lymphatique et certaines maladies déficitaires) quand la correspondance des systèmes HLA est possible. Je laisse les coordonnées à mes lecteurs qui seraient intéressés : n° vert 0800 20 22 24 et www.dondemoelleosseuse.fr

Plusieurs rendez-vous de bondynois venant me voir au sujet de la rénovation urbaine. Toujours la même conclusion de ma part, des inquiétudes existent et ce serait anormal qu’il en soit autrement. Mais les explications quant au suivi des relogements, à l’avenir du quartier, et la confiance d’ensemble envers leurs élus, suffit toujours à dénouer ces inquiétudes et à projeter nos concitoyens vers un avenir qu’ils peuvent envisager autrement, dans des quartiers plus agréables à vivre.

 

 

Enfin concert des classes CHAM du lycée Jean Renoir de Bondy, à la salle Malraux. Ma fille Louise en faisait partie. Il est toujours rafraîchissant de voir et d’entendre ces jeunes collégiens dans une œuvre composée et jouée par eux-mêmes. Leur plaisir était évident dans cette pièce intitulée cartes postales, aux couleurs et aux sonorités issues de toute la diversité de notre ville. Un beau voyage …
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  • Samedi 20 juin, kermesse à l’école élémentaire Pierre Curie, et toujours un réel bonheur à retrouver enfants et parents autour des jeux et des stands de merguez. Le soleil jouait à cache-cache mais la matinée fut une réussite.
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En début d’après-midi, se tenait l’assemblée générale du Lien Social, formidable association de quartier du Nord de Bondy. Une centaine d’adhérentes (et quelques adhérents) qui ont approuvé les bilans moral et financier de l’association et ont procédé à l’élection du nouveau bureau. Fadila Tekkouk en reste la présidente au grand bonheur de tous. Un planning de sorties et de rendez-vous festifs est prévu tout au long de l’été au local du 5 avenue Léon Blum.

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Puis ma collègue Dalila et moi sommes allées comme chaque samedi depuis trois semaines rencontrer les locataires de l’avenue des escholiers. Leur barre d’immeuble, qui vit mal depuis des années, est promise à la démolition. Le contact avec leurs élus est nécessaire afin de les rassurer sur la bonne prise en compte de leurs souhaits de relogement. A poursuivre tout au long de l’été.

 

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Soirée théâtrale au centre social Brassens autour de la troupe d’enfants de la compagnie Mauvaise troupe. C’était au tour de ma fille Jeanne de me ravir avec ses camarades troubadours dans une pièce d’Eugène Ionesco : 12 filles et un garçon (bravo à Mathieu !) pour jouer " la classe " revue et adaptée par Hélène, formidable professeure qui a su obtenir de très jeunes enfants (8 à 10 ans) une interprétation de qualité sur ce texte ambitieux.

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 Puis fin de soirée au stade Léo Lagrange avec Johnny Clegg. Quelques milliers de bondynois heureux dans une ambiance très familiale où les repas sur l’herbe accompagnaient les chants de notre zoulou blanc.

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  • Dimanche 21 juin enfant, pour le début de l’été et la traditionnelle fête de la musique, repas de quartier au Potager,
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    départ pour l’hôtel Matignon où nos enfants de la Maîtrise de Radio France Bondy rejoignaient leurs camarades de Paris pour cinq chants de répertoires divers, appréciés de toute l’assistance,
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  •  puis retour sur Bondy où la fête de la musique battait son plein sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville, avec les prestations des élèves des classes CHAM du collège Jean Renoir et du conservatoire du musique.
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  • Juin est toujours un mois particulièrement chargé et la semaine qui s’annonce est du même acabit : joies et festivités dans tous les coins de notre ville, semblant fêter l’intensité maximale de la lumière en ce solstice d’été … Que la joie soit dans les cœurs.

mardi, 16 juin 2009

Cette semaine sur Bondy ...

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mercredi soir, après les entretiens de Solférino, Elisabeth Guigou et moi avons rejoint les 34 élus de l'association de préfiguration de l'intercommunalité Bondy-Bobigny-Noisy le Sec-Romainville-Pantin, Le Pré Saint Gervais- Les Lilas-Bagnolet et Montreuil, afin de sceller l'entente et approuver les statuts de notre association. Celle-ci sera en charge, d'ici à la fin de l'année, de commander les études nécessaires à l'installation effective de notre interco dès le 1er janvier 2010. Soirée symbolique donc, de lancement de cette belle initiative qui tend à dépasser les seuls intérêts locaux pour ouvrir les fenêtres, mutualiser nos atouts et nos projets, réaliser ensemble le développement du territoire de nos 9 villes.

Samedi 13, fête à l'école maternelle Ferry.

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 Que des parents heureux et fiers au milieu des chants et danses de leurs petits.

 Puis j'ai rejoint le Parc de la Mare à la Veuve, où le Centre Social Sohane et la Maison des Parents avaient organisé leur traditionnelle après-midi festive.

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Structures gonflables, maquillages, concours de dessins, et délicieuses spécialités du monde entier, à l'image des origines des familles bondynoises. Une autre réussite !

Dimanche 14 juin, festival du film 3D au cinéma André Malraux de Bondy, festival organisé sous l''égide du Cosneil général de Seine Saint-Denis. Petits et grands ont pu découvrir, chaussés de lunettes spéciales, deux films magnifiques sur les fonds sous-marins, rendus encore plus réels par la vue en 3 dimensions. Ma petite Jeanne a parfois tenté de toucher les tentacules et autres nageoires et dents de requins semblant s'approcher d'elle dans la salle de cinéma. Mélange d'appréhension et d'enthousiasme ...

 

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lundi, 15 juin 2009

Révision des lois bioéthiques : à propos du combat de Sylviane Agacinski

 

sylviane3.jpgSylviane Agacinski est professeure agrégée à l’école des hautes études en sciences sociales. Elle vient d’écrire un livre simple et clair corps en miettes, paru chez Flammarion, dans lequel elle s’oppose aux mères porteuses, au nom de l’intégrité du corps des femmes. J’ai pu aller l’entendre, avec Elisabeth Guigou et Yannick Saint-Aubert, lors des entretiens de Solférino, au siège de mon Parti, mercredi soir dernier. Nous sommes revenus convaincus de la justesse de ce combat émancipateur. Et je tiens à le faire partager à mes lecteurs.

Sylviane Agacinski nous affirme d’emblée que ces questions, qui touchent à l’essentiel, doivent nous mobiliser car le socialisme est avant tout un humanisme. La philosophe a choisi ce titre de corps en miettes, pour son livre, en référence à la théorie du travail en miettes de Fridman qui a le premier pensé que l’organisation scientifique du travail n’était pas forcément favorable au progrès social mais pouvait constituer une forme d’aliénation des travailleurs, aliénation traitée par l’absurde par Charlie Chaplin dans les temps modernes. En partant de ce constat, Sylviane Agacinski avance que le progrès des biotechnologies pouvait représenter un danger inédit, la mise en miettes du corps dans un marché biologique international, délocalisant le ventre des femmes.

Sylviane Agacinski présente les argumentations favorables aux mères porteuses en les classant sous deux tendances opposées :

  • un certain idéalisme sentimental, à la fois naïf et candide mais pas pour autant moins dangereux. Les tenants de cette théorie prônent la gratuité du don, la générosité et s’opposent à la marchandisation de la personne. Ils témoignent d’une ignorance totale des lois du marché internationale, de celles de la finance …
  • un discours cynique assumé, complètement libéral. La marchandisation du corps existe dans un monde où tout s’achète et tout se vend. Le principal est d’avoir l’accord des personnes pour ce faire. Laissons-donc le marché procréatif tranquille.

Sylviane Agacinski pose, pierre après pierre, sa contre-offensive :corps en miette.jpg

  • La question de la médecine et de son rôle : la médecine a un but thérapeutique, but qu’elle remplit dans le cadre de la médecine procréative (FIV, ICSI …). Dans de nombreux pays qui peuvent se payer ces avancées de la science, le but est, comme en France, d’aider les gamètes du couple à se rencontrer. Mais aux Etats-Unis, a débuté il y a quelques années une technologie de fabrication d’enfants sur commande en réquisitionnant le corps d’autrui, contre rémunération. La philosophe pose une limite indépassable : la médecine doit rester thérapeutique et les médecins ne peuvent se mettre au service d’une industrie. Tout ce qui sort du cadre de la thérapie ne peut être admis.
  • La question de la procréation, liberté ou dû ? Y a t-il un droit à l’enfant ? Pour Sylviane Agacinski, il nous faut faire une distinction entre droit de et droit à. Le droit d’avoir des enfants n’entraîne pas le droit à en avoir. Le fait d’utiliser les organes, le corps d’une femme pour fabriquer un enfant n’est pas un traitement de la stérilité. C’est la substitution d’une femme à une autre. Si cette pratique était reconnue comme une technique de procréation, alors les femmes seraient elles-mêmes devenues des techniques. " Une grossesse représente une telle intimité organique que si l’on autorisait les mères porteuses, cela reviendrait à faire des organes d’une femme un four à pain. Ou d’une femme un animal destiné à la reproduction, comme dans un élevage " a t’elle pu témoigner dans Libération du 11 juin. La philosophe ne renie pas les nécessités du progrès pour autant, il faut stimuler la recherche, la doter convenablement, peut-être un jour pourra t-on greffer des utérus, mais dans cette attente, les femmes stériles ne doivent pas vivre l’incapacité de leur utérus comme une injustice à laquelle la société doit leur faire droit.
  • Sylviane Agacinski nous met en garde contre l’utilisation d’un langage technique qui polit tout. Le terme de mères porteuses passant mal, on parle de plus en plus souvent de gestatrices ou de maternité de substitution. Il faut dire les choses simplement et directement, il s’agit de la réquisition organique d’une personne, pas seulement de son utérus mais bien de toute sa vie biologique, émotionnelle, imaginaire, et ce, 24 heures sur 24 pendant 9 mois.
  • La question du coût de cette maternité est aussi abordée. La plupart des tenants de ces maternités parlent de dédommagement raisonnable, d’indemnités, variables d’ailleurs suivant le niveau socio-économique des mères porteuses. Il s’agit bien d’un commerce rémunéré qui a démarré dès que l’on est sorti du don. En France, une femme peut donner ses ovocytes, de façon gratuite et généreuse. En Géorgie, en Ukraine, en Russie, des instituts technologiques tirent de très gros bénéfices du marché des ovocytes. Les femmes de ces pays reçoivent 300 euros par don et 200 euros de complément si elles ont accepté la stimulation ovarienne. Ces ovocytes de femmes " caucasiennes " sont très prisés sur le marché étasunien. Mais partout on parle d’indemnité pour le temps perdu par les femmes pauvres de ces pays d’Europe de l’Est…
  • On ne peut comparer la pratique des mères porteuses à la générosité du don d’organes. En France, ces dons gratuits et anonymes, sont toujours prévus dans le cadre d’un décès. Les seuls cas de dons non anonymes et acceptés entre vivants sont strictement réservés aux membres d’une même famille dans le souci d’une non marchandisation. Mais cette exception s’arrête aux portes de la maternité pour ne pas brouiller les générations et entrer dans l’imaginaire incestueux, imaginaire qui touche au socle de notre humanité. Il est troublant, pour Sylviane Agacinski, de constater que cette frontière puisse être en danger de franchissement sans que cela n’ébranle plus que cela nos sociétés.
  • mere-porteuse-inde.jpgCe marché des mères porteuses fonctionne entre " fournisseurs " et " receveurs " inégaux socialement. Nul ne connaît un seul cas de femme riche ayant accepté de porter un enfant pour une chômeuse … Lire à ce sujet the baby business de Deborah Spar. Ce sous-prolétariat féminin aux Etats-Unis est largement noir, différence de couleur d’autant plus appréciée des futurs parents que le patrimoine génétique est le leur, que l’enfant blanc qui naîtra risque moins d’être investi par la mère porteuse et que, d’une certaine façon, les américains renouent avec leur passé de " nounou noire ". Sylviane Agacinski précise que les progrès humains et les progrès sociaux se sont faits dans un sens précis. Le servage, l’esclavage, la domesticité ont disparu, toutes situations où les personnes étaient à disposition d’un maître. Les Hommes libres vivaient pour eux-mêmes alors que les Hommes asservis vivaient pour autrui. Si on accepte le marché des mères porteuses, on revient en arrière sur ces acquis de dignité de l’Humanité.
  • La philosophe cite les Manuscrits 44 du capital où Marx dénonce l’exploitation des travailleurs, dessaisis de leur force de travail, mais à qui il reste néanmoins leur vie biologique, auprès d’eux-mêmes, auprès des leurs. Il leur reste une part infime de liberté. C’est justement cette part infime de liberté qui peut être retirée et entrer sur le marché. Or, tous les progrès humains et sociaux sont allés dans le sens d’une distinction plus nette entre temps de travail et temps de vivre sa propre vie. La pratique de la gestation pour autrui, qui entrerait dans la catégorie des services, brouillerait la frontière entre vie de travail et vie privée. Il est édifiant de constater, pour Sylviane Agacinski, que ce sont les mêmes mersonnes qui légitiment à la fois cette pratique et la prostitution.
  • S’agit-il d’éthique ou de psychologie ? Cette pratique concerne le statut de la personne : on vend son temps de travail, intellectuel, manuel, pas ses organes. Une mère porteuse ne peut qu’instaurer une coupure entre sa biographie et sa biologie. Sylviane Agacinski ne trouve pas plus de réponses dans la théologie que dans la nature (pas d’ordre naturel qui s’impose) le seul recours reste donc, pour elle, celui de la responsabilité humaine et donc de la Loi. La frontière entre l’humain et l’inhumain ne nous tombe pas du ciel et le 20ème siècle a été là pour nous le rappeler. Cette responsabilité devant notre dignité doit-elle rester à notre libre appréciation ? Dans la mesure où la demande de corps est faite aux femmes du monde entier, la responsabilité doit revenir à la Loi car la liberté est forcément en risque d’être corrompue par le besoin. On ne peut donc accepter que la frontière entre l’humain et l’inhumain soit levée par les individus eux-mêmes en occultant leur situation sociale, leur pauvreté car ceux –et notamment celles- qui sont dans le besoin vont accepter ce marché de survie, or accepter ce n’est pas consentir librement. Sylviane Agacinsski incite à ne pas faire comme si les puissances financières n’existaient pas. La Loi n’est pas faite pour opprimer mais pour protéger les plus faibles. Elle nous enjoint à ne pas baisser les bras devant ce combat, porteur d’émancipation.

Jsylviane1.jpge ne peux, en tant que socialiste, demeurer indifférente à la nature même de ce marché de la procréation. La chair, le corps biologique, les organes d’une personne ne sont pas des biens vendables. Nous cesserons d’être des progressistes si nous ne défendons pas la liberté, la dignité des êtres humains et leur droit à vivre pour eux-mêmes.

Je ne peux, en tant que sage-femme, oublier qu’une grossesse ne se vit pas seulement dans l’utérus mais bien dans l’entièreté physique, biologique, psychologique et biographique d’une femme. Une grossesse remobilise toute l’histoire de la mère, la replace dans le sens de celle-ci, par rapport à sa propre mère, à sa généalogie. Elle est passage, initiation, puissamment vécue dans toutes les fibres de son être.

Je ne peux, en tant que militante féministe acquise au socialisme par cette conscience-là, faire fi du fait que les femmes ont acquis leur pleine liberté en France à partir du moment où elles ont pu maîtriser leur fécondité. " un enfant si je veux quand je veux " scandaient nos aînées dans les manifestations des années 70. Cela ne peut se traduire par un droit à l’enfant à tout prix, c’est à dire au prix de l’annexion d’un autre corps de femme.

Je ne peux pas ne pas me rappeler que " Entre le fort et le faible c’est la liberté qui opprime et le droit qui affranchit " selon la belle formule de Lacordaire.

 

 

 

L'équipe de Handball de Bondy remporte la coupe de Seine Saint-Denis

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 Bravo à toute notre équipe masculine de hand ball,  Teddy BINAZON (Capitaine), Steve BINAZON, Nassim LAMRI, Christophe RODRIGUES, Jérémie BOS, Louis CREPAIN, Ludovic SCHAUB, Yann NTAMBA, Adrien GENS, Thomas MERCIER,  Bakari SAKO, Bruno JOSEPH REINETTE,  sans oublier leurs entraineurs Oswald Binazon et Karim Ambolet. Ils ont tous remporté la finale de la coupe départementale hier dimanche contre Livry Gargan.
Il faut savoir que ces jeunes s'étaient aussi d'emblée mobilisés fin mars lors de l'incendie de la Clinique Michelet et avaient été chercher puis avaient installés des matelas au gymnase Aïache pour les sinistrés. Bel esprit d'équipe en toute occasion.

La finale se déroulait au gymnase Langevin de Noisy le Sec et les supporters bondynois étaient nombreux et enthousiastes dans la salle. Quelques exemples avec Sarah, Philippe Gauthier, notre maire adjoint en charge des sports, Charlie Nabal, Yannick Saint-Aubert, Martine et Aurélie, la famille Crepain et tant d'autres ...

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lundi, 08 juin 2009

Elections européennes : déception certaine mais vraie détermination …

 Tout d’abord la déception pour tous les démocrates réside dans le taux de participation –40 % en France, guère plus dans les autres pays- alors que l’Europe avait à nouveau su déchaîner les passions en 2005 lors du vote sur le Traité Constitutionnel Européen. En 2009, on retrouve plutôt morne plaine quant à l’idée européenne et de cela, tous les partis sont responsables et encore plus ceux qui gèrent l’Europe depuis des décennies, les conservateurs.

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Alors justement, c’est à n’y rien comprendre. Depuis le 15 septembre et la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis, l’économie est entrée en récession. La responsabilité des banquiers est immense et, dans tous les pays, on a pointé l’échec de 30 ans d’hégémonie du libéralisme … et redécouvert les vertus de la régulation, chère à toute la gauche. Or, en Europe, le Parti Socialiste Européen était le seul à avoir un programme commun solide avec le Manifesto. Il est resté incompréhensible de la plupart de nos concitoyens, faute sans doute de mettre en lumière quelques unes de ses idées fortes.

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Comment Martine Aubry, fille de Jacques Delors, n’a t-elle pas pu réconcilier la France avec cette formidable aventure humaine porteuse de paix et de progrès social alors que la droite européenne n’a fait de l’Europe qu’un grand marché ? Le Manifesto prévoyait la protection et le développement des services publics, santé, éducation, poste, rail et énergie quand la droite au pouvoir en Europe organise chaque jour la mise en concurrence des biens, des services mais aussi des territoires et des Hommes. Les députés européens issus de l’UMP et du Modem ont toujours voté dans cette direction !

cube-manifesto.jpgComment nos concitoyens ont-ils pu oublier que, dans la période de crise que nous traversons depuis 9 mois, aucun plan de relance concerté n’a pu voir le jour à l’échelle européenne, chaque pays y allant de sa petite recette locale ? Là aussi, le Manifesto proposait un plan de relance immédiat de 100 milliards d’euros pour construire un réseau ferroviaire de grande vitesse en Europe, réhabiliter l’habitat ancien et construire des logements partout, investir dans la recherche et les énergies renouvelables, soutenir les secteurs stratégiques de l’économie, mettre en place un immense programme de formation professionnelle … en d’autres mots préparer l’avenir de tous les européens.

Alors certes, l’UMP a menti tout au long de la campagne sur son programme, sur ses votes au Parlement européen. Nicolas Sarkozy n’a cessé d’évoquer une Europe qui protège alors qu’il a toujours défendu la dérèglementation. Mais les électeurs –ou ce qu’il en est resté hier- sont des gens intelligents et je pense avoir suffisamment d’éthique personnelle pour toujours m’astreindre à la plus grande objectivité.

En période de crise tout d’abord, on sait bien que les valeurs refuges sont du côté de l’ordre et donc des conservatismes. Victoire très modérée d’ailleurs en France pour les droites qui à elles toutes ne totalisent qu’environ 40 % des voix contre 60 % pour l’ensemble des gauches. Cela devrait faire réfléchir notre Président si prompt à l’autosatisfaction.

Notre programme socialiste n’a pas été expliqué, notre campagne a manqué de lisibilité et de ferveur. Nous ne gagnerons pas en nous opposant mais en nous posant. Notre Parti, notre vielle maison comme de nombreux camarades l’appellent avec affection, a besoin de refondation.lutter-ou-subir-2.jpg Nous payons aujourd’hui les divisions d’hier, le fait que notre Parti s’est encore insuffisamment ouvert sur la société et les autres partis de gauche. A Bondy, malgré l’incompréhension parfois de certains de nos camarades socialistes, nous avions su pour les élections municipales ne pas être hégémoniques, sortir de la simple règle à calcul pour permettre aux autres formations politiques de gauche de nous rejoindre sur une liste rassemblée et porteuse d’un projet cohérent pour la ville. Et nous avons été élus dès le premier tour de scrutin. Hier la liste socialiste est également arrivée en tête de tous les partis sur notre ville.

 

 La France, l’Europe ont besoin plus que jamais de nos valeurs, nous qui savons réunir les libertés et la sécurité, l’environnement et le social, le cœur et la raison. Sachons nous retrouver nous-mêmes et nous ouvrir aux autres afin de préparer les victoires de demain, pas les victoires de partis mais les victoires pour tous du progrès et de la justice sociale.

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