jeudi, 30 juillet 2009
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Avant quelques petites vacances et de vous retrouver avec plaisir fin août...
21:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
De qui se moque t-on ?

L’esprit partisan n’a pas lieu d’être en général et encore moins quand il s’agit de la misère sociale. Nous devons tous être heureux pour notre pays de la baisse du chômage, si elle est avérée. Mais à y regarder de plus près, la ficelle est un peu grosse. Que nous annonce t-on à grands renforts de tambours et trompettes médiatiques ? une baisse du chômage qui équivaut pour notre département de la Seine Saint-Denis, un des plus cruellement touché en la matière, à 60 chômeurs de moins en juin 2009, c’est à dire 1,5 habitant par ville de notre département qui en compte 1 400 000 … Sans dire non plus que le chômage a augmenté de 15,7 % dans le département depuis un an ! et que les actifs à temps partiel (subi et jamais choisi) ne sont pas comptabilisés alors qu’ils (le terme « elles » serait plus approprié) aspirent à un travail à temps complet …
Un malaise forcément médiatisé
Vous n’avez pu échapper … au malaise présidentiel. D’abord qualifié de « vagal », il a ensuite reçu le terme de « lipothymique », ce qui recouvre strictement la même réalité médicale mais a sans doute le mérite de faire plus sérieux. Communication toujours ! Cet état, couramment appelé « malaise de jeune fille » dans nos hôpitaux survient dans les atmosphères de chaleur, d’effort ou de densité de population. Il s’agit d’une baisse brutale mais courte de la tension artérielle. Il suffit d’allonger la personne et de lui relever les jambes pour qu’elle retrouve ses esprits en quelques secondes. Heureusement que chaque assuré social présentant ce trouble ne fait pas l’objet de la batterie d’examens coûteux auquel a eu droit Nicolas Sarkozy. Passe encore pour le Président de la République qui se doit de rassurer les Français sur son état médical. On aurait pu en rester là, ayant déjà été abreuvés d’informations de journalistes campant devant le Val de Grâce.
Mais il a fallu que l ‘intéressé « en rajoute une couche », hier au sortir du conseil des ministres. Il a évoqué pendant 10 mns devant les caméras … non l’état de la France dans le tourbillon de la crise économique mondiale … mais son propre état de santé. Je crois parfois rêver.
20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lettre ouverte à monsieur Bernard-Henri Lévy
Cette réponse des militants socialistes de Montreuil à Bernard Henri Levy correspond tout à fait à ce que j'aurai eu envie de lui rétorquer moi-même après son pamphlet de la semaine dernière. Je la transmets donc à la sagacité de mes lecteurs ...
Lettre ouverte à monsieur Bernard-Henri Lévy
Monsieur,
Cette lettre est une réponse à celle que vous nous avez adressée par l’intermédiaire de votre entretien dans le Journal du dimanche, le 19 juillet dernier. Nos moyens de diffusion sont moindres bien entendu, même si, ne vous en déplaise, nous sommes encore quelques-uns … des militants du Parti socialiste, militants de l’ombre, militants de peu ; mais cette ombre et ce peu nous y tenons, car nous croyons encore à l’aventure et au travail collectifs, indécrottables archaïques que nous sommes. En d’autres temps, nous vous aurions peut-être tutoyé, en vertu de l’usage qui fait encore rage dans futur feu notre parti. Ce n’est pas tant votre condition de philosophe de la lumière (lumière médiatique et toujours individuelle) qui nous en dissuade, nous qui préférons la philosophie des Lumières, plus féconde et moins étroite (toujours ce fichu archaïsme). Non, c’est une distance face à un « intellectuel » qui plutôt que penser, assène. Assène, avec la violence que le premier des porte-flingues de Sarkozy aurait du mal à égaler. « Ce parti qui fut celui de Blum et de Jaurès (…) doit disparaître », écrivez-vous. Il s’agirait donc d’un devoir !… Diantre ! Au quotidien, faut-il vous le rappeler, ce parti dirige encore, avec des élus d’autres organisations de gauche, un certain nombre de villes, de départements et de régions. Et nous considérons, sans humilité que ces gouvernances sont certainement le dernier écran de protection de nombre de nos concitoyens les plus faibles, face à la casse et aux turpitudes de la politique sarkozyste.

Sans humilité et en toute connaissance de cause, parce que beaucoup d’entre nous et de nos proches font partie de ces plus faibles et que sur le terrain (celui des banlieues notamment), force est de constater, comme on dit vulgairement : les socialistes sont là. Quelques-uns sont de grands élus, beaucoup sont de petits élus. Mais dans l’ensemble, pas encore réduits à l’état de cadavres. Ni de grands corps malades — à ce propos, si vous pouviez ne pas mêler à vos écrits des artistes qui ne vous ont rien demandé… merci pour eux.
Vous citez Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter à la misère du monde ». Il écrivait aussi : « C'est facile, c'est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre. » Comme la vie — veuillez excuser cet aparté de basse philosophie…—, notre parti est pétri de contradictions, de paradoxes, de doutes. En cela, oui, il est insupportablement vivant. Mais ce qui le plombe, ce sont moins ces réalités, que les initiatives individuelles portées par quelques-uns, à grand renfort de médiatisation. À des fins tout autant individuelles. Non que ces travers soient notre apanage. Mais, sous couvert de liberté, de démocratie, nous les ouvrons aux médias, ce que les autres partis ne font pas. Pensez-vous que l’UMP soit exempte de querelles intestines ? Ce serait faire offense à votre lucidité que de le croire.
La bien-pensance prône aujourd’hui d’ouvrir les portes et les fenêtres du Parti socialiste. Encore une expression vide de sens, serinée à longueur d’ondes par quelques caciques, bataillant pour eux-mêmes, et en mal de supporteurs.
Nous, militants, n’avons jamais eu l’impression de vivre portes et fenêtres fermées. Comme dans tous les partis, nous sommes souvent en butte aux appétits de barons locaux, certes. Mais leurs actes, effectivement délétères pour notre collectif, ne nous incitent pas à en décréter l’agonie. Car alors, tous les collectifs devraient le faire… La violence et l’arrogance de vos propos heurtent l’engagement citoyen qui nous porte, et qui permit l’émancipation de centaines de milliers de militants depuis quelque quarante ans.
N’imaginez pas pourtant que nous ne sommes pas conscients de la crise que traverse notre parti ; que nous ne réalisions pas que notre idéal et notre projet doivent être confrontés à la réalité d’un monde en bouleversement. Oui nous sommes en perte de vitesse ! Et ce, alors même que nos revendications historiques de régulation du système économique et de justice sociale reviennent, au moins dans les discours, sur le devant de la scène politique mondiale. Non, nous n’ignorons pas que le retour en grâce du modèle social français pourtant construit ou inspiré par la gauche ne bénéficie étonnamment pas à notre parti aujourd’hui.
Mais contrairement à vous, nous ne nous résignerons jamais. De même que nous refusons de nous méprendre. Car au-delà des phrases « chocs » savamment choisies pour créer le « scoop », le grand philosophe que vous êtes semble oublier quelques éléments pourtant essentiels à l’analyse du contexte actuel. Lorsque vous sonnez l’hallali du Parti socialiste français, vous faites une impasse étonnante sur la très mauvaise santé de l’ensemble de la social-démocratie européenne.

Vous sommez, ordonnez, mais que proposez-vous tant en termes philosophiques que politiques ? Un changement de dénomination du PS et l’organisation de primaires pour les présidentielles de 2012. Tout ça pour ça ! Qui peut croire que demain se réinventera sur des piliers si maigres ; que de tels arguments peuvent orienter un choix de société — au fait, pensez-vous que le récent changement de nom du Parti socialiste européen soit en mesure de changer profondément la social-démocratie européenne ?… Une immersion régulière auprès de nos compatriotes vous aiderait à réaliser qu’ils attendent un peu plus de nous… La crise économique et sociale, que vous n’abordez à aucun moment de cet entretien, le pouvoir d’achat, l’emploi, le bien-être, la santé, bref tout ce qui fait aussi cette sacro-sainte liberté dont vous vous faites le chantre, sont des sujets qui préoccupent nos concitoyens. Et certainement bien davantage que ces jeux d’appareil simplistes, ces analyses lisses et si politiquement correctes que vous élaborez.
Si vos propos ne nous ont pas convaincus de dissoudre notre parti ni d’entamer la grand-messe du suicide collectif, ils nous auront en revanche permis de nous forger une autre conviction : le socialisme, s’il veut à nouveau mener la grande marche de notre pays vers le progrès humain, devra s’affranchir des penseurs de votre trempe, des mauvais shows, des piètres scoops, des piteux effets de manche, des agitations immobiles, des rébellions propres. Toutes ces tares de fin de civilisation que vous nourrissez abondamment, tous ces jeux de personnes auxquels vous donnez votre aval, en vous faisant le porte-parole ou le supporteur de trois dirigeants socialistes que vous citez dans vos propos. Vous vous seriez abstenu de cet exercice, votre sermon nous aurait peut-être semblé plus crédible. Vous vous déclarez « triste ». Rassurez-vous, nous le sommes aussi face à cette grande foire médiatique.
Pour conclure, il nous est apparu que vous citiez dans cet entretien nombre de grands hommes et de grandes femmes. Camus, Clavel, Arendt… Marx ! Il ne manque que Che Guevara. Nous plaisantons, bien sûr. Un peu de rire ne nuit point à de futurs cadavres ; qu’en pensez-vous ?…
des militants socialistes de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
(Daniel Bailly, Ariana Bobetic, Quentin Carrissimo-Bertola, Marisol Corral-Debrinski, René-Pierre Desrues, Gilles Deverre, Eugénie Ghighi, Bertrand Godde, Kamel Hamadache, Dominique Layet, Alexie Lorca, Karine Poulard, Jean-Luc Meesman, Frédérick Molossi, Jean Sorondo, T.W. …)
Contact : Alexie Lorca /alorca@aliceadsl.fr

20:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 22 juillet 2009
Vive le Roi
Ca y est : les restaurateurs sont maintenant assujettis à une TVA à 5,5 % qu'ils réclamaient depuis une dizaine d'années. Tous les commentateurs se lamentent sur le fait qu'environ la moitié d'entre eux a joué le jeu en diminuant les tarifs des repas. Je n'oublie pas que cette baisse avait surtout été négociée dans le but de créer des emplois sur le secteur ... Plus personne ne semble s'en souvenir. Quoi qu'il en soit, c'est bien un cadeau de 2,5 milliards d'euros d'argent public que l'Etat leur fait. C'est aussi avec l'argent de tous que le Président de l'UMP vient de leur écrire pour leur rappeler que ce cadeau n'était pas offert ... par l'ensemble des citoyens mais par son Parti qui tient ses promesses. Le message était accompagné d'un bulletin d'adhésion à retourner à l'UMP ! Que font les médias ? Dénoncent-ils cette confusion des genres ? Non, ils se gaussent des remous internes du Parti Socialiste. Parfois les esprits les plus partisans ne sont pas où on peut les imaginer ...

15:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Coup de coeur 2 ...
... pour le film "Le hérisson", adapté du livre de Muriel Barbery, l'élégance du hérisson. Josiane Balasko y campe une Madame Michel, concierge offrant aux habitants bourgeois de son immeuble l'image qu'ils se font -et qui les rassure- de ce type d'employée. Mais, derrière le masque vit une seconde femme, Renée, un esprit cultivé qui a trouvé dans cet emploi le moyen de se consacrer à la passion de sa vie, la lecture. Deux êtres d'exception, une gamine trop lucide, Paloma, et un Japonais peu sensible aux apparences, sauront la rejoindre dans sa taverne. Ces trois-là se nourriront les uns des autres, ouvrant les chemins des possibles et du sens à y trouver. Un grand film ...

15:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fatima, le corps du délit
Par Stéphane Arteta
Le Nouvel Observateur
Elle avait 21 ans, sa dépouille calcinée a été retrouvée dans une cave d'Oullins, près de Lyon. Son frère est en garde à vue
Ils l'ont peut-être rendu dingue, son frère.» Elles sont une poignée de filles, toutes amies de Fatima Z., une jeune fille de 21 ans d'origine algérienne, étranglée avec un tuyau d'arrosage puis brûlée, le 1er juillet, dans une cave à deux pas de la maison familiale. Sur nommée «Rihanna» à cause de sa ressemblance avec la princesse explosive de la pop, Fatima Z. était une figure du quartier de la Saulaie à Oullins, près de Lyon. Elle était belle, fumait des Philip Morris et faisaient tourner les têtes. «Ils», ce sont les «pélos», les mecs dans le jargon local. Les amies de Fatima assurent qu'une bande de garçons de ce quartier populaire a pu polluer l'esprit de Mohamed, 17 ans, le frère de Fatima, à force d'insulter celle-ci. Placé en détention le 10 juillet, soupçonné du meurtre de sa soeur, il nie les faits. Les enquêteurs sont persuadés qu'il était sur place au moment du drame. Lors de son interpellation, il portait de graves brûlures aux jambes. Le père, logisticien, imagine que son fils a pu être manipulé. La mère lui a intimé de dire la vérité. «J'irai en prison, mais je suis innocent», lui a assuré l'aîné des garçons de cette famille de neuf enfants. Le jour de sa mise en examen, quelques dizaines de filles et une poignée de garçons ont manifesté jusqu'au local où le corps de Fatima a été retrouvé par les pompiers venus éteindre le début d'incendie. Ses copines de la Saulaie, bouleversées, sont restées un moment à discuter. A l'écart des «pélos». Un monde sépare les sexes. «L'ambiance est pourrie. Ici, une fille libérée est forcément une garce, dit Estelle (1), aide-soignante. On ne va pas dans les cafés du coin sinon on passe pour des salopes. Il faut aller à Lyon pour s'amuser.» Prudentes sur la cause du meurtre, elles tiennent à dénoncer le climat. «Des frustrés ! Fatima savait qu'on la traitait de traînée. Elle avait décidé de s'en foutre», dit Fadya, 19 ans, amie d'enfance.
«Elle plaisait, ça dérangeait.» «Pourquoi se justifier d'être sérieuse ? Même si elle avait été une prostituée, ça serait aussi grave !», s'énerve Estelle. «Fatima était une fille bien qui vivait avec son temps», confie une de ses collègues du Flunch. Là-bas, on se souvient que son petit ami de l'époque avait agressé dans le restaurant un garçon qu'elle y fréquentait. Un membre de la famille de la jeune fille était venu demander si ce dernier était juif. «Ce n'est pas un problème de religion, assure Fadya Ses parents ne l'oppressaient pas, elle portait des jeans, se maquillait, ça ne posait pas problème.» «La famille est très intégrée, tolérante, les enfants ont un look moderne. Mohamed allait avec son père à la mosquée en traînant des pieds, assure un responsable de la mairie. Dans le quartier, il y a surtout un problème de mixité filles-garçons.» Avant d'être tuée, Fatima a été victime de la rumeur.
(1)Les prénoms ont été modifiés.
12:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Valls : rébellion, mode d’emploi
Par DANIEL SCHNEIDERMANN
Article paru dans le quotiden Libération du 20/07/09
Manuel Valls défie Martine Aubry : la belle surprise estivale. Et comble de bonheur : Aubry somme Valls de se taire ou de démissionner. La belle affiche en noir et blanc, comme on les aime ! Les éditorialistes de la presse nationale et régionale se rangent naturellement derrière Manuel Valls. Les images fleurissent : c’est le combat de la libre expression contre la muselière, le débat contre le verrouillage, la modernité contre l’archaïsme, l’iconoclaste contre l’ordre solférinien, les «apparatchiks», les «vieilles lunes», les «vieilles gloires», les «vieux gonzes», la «mère tape-dur», la «surveillante générale du siècle dernier», qui préfère «une lecture univoque badigeonnée de morale militante» à «la confrontation des idées et des points de vue», contre l’homme du «parler vrai», «l’impertinent», et le «trublion à la langue bien pendue». Malheureuse Aubry ! C’est peu dire que sa sommation à Valls n’a pas convaincu (au moins la presse).
Valls joue sur du velours : pour les journalistes, celui qui se démarque de son camp a forcément une prime. Pensez donc : forcé de s’exprimer à l’extérieur, c’est un bon client, il déballe, il nourrit le feuilleton, et l’alimente en confidences et en citations. D’où la fortune médiatique de Sarkozy, à l’époque où il multipliait les piques et les insolences contre le président Chirac (et celle de Copé aujourd’hui contre Sarkozy). D’où celle, plus lointaine, de Rocard à l’époque d’avant 1981, quand il croyait pouvoir disputer la candidature présidentielle à Mitterrand en jouant dans les médias de sa «modernité» contre «l’archaïsme» mitterrandien.

Ce n’est pas la seule raison du tropisme médiatique favorable à Valls. Pour conquérir les éditorialistes, il ne faut pas seulement défier son parti, il vaut mieux aussi multiplier les œillades à l’adversaire. L’éditorialiste étalon aime le responsable «non sectaire», qui «fait bouger les lignes», et rompt avec la langue de bois, en reconnaissant «qu’il y a de bonnes choses de tous les côtés». Attention toutefois à ne jamais franchir la ligne, sous peine tomber dans la catégorie des traîtres (Eric Besson).
Est-il recommandé d’être jeune ? Bien entendu. Incarner «la relève», le «renouvellement», le «changement de visages» etc., ne nuit pas. Dans la rébellion de Manuel Valls contre Martine Aubry, on rejoue le n-ième épisode de l’aventure des quadras contre les quinquas et les sexas. La même qui s’est jouée à droite, par exemple, avec les «rénovateurs» (Michel Noir, François Léotard, et quelques autres, qui s’en souvient ?) contre Chirac après la présidentielle perdue de 1988. Le quadra exprime une évidente nécessité de renouvellement biologique contre laquelle il n’est pas de réplique possible.
Toutes ces conditions étant remplies, est-il nécessaire d’avoir des idées originales ? Absolument pas. L’éditorialiste passe son temps à réclamer des idées neuves, et à traiter d’idéologue ou d’ayatollah quiconque en formule, et s’y tient. On observera que Valls l’a d’ailleurs parfaitement compris. Son débat, publié dans Libération contre son camarade de parti Aquilino Morelle, est parfaitement éloquent. Si Valls est fermement décidé à en finir avec l’étiquette dépassée du «socialisme», il déploie aussi beaucoup d’énergie à refuser de définir par quel concept il souhaite remplacer l’enseigne obsolète. Comment appeler le nouveau parti que l’on rebâtira sur les ruines de l’ancien ? «On fera peut-être appel à des agences», répond-il ingénument à Match, qui lui pose la même question. Mais on ne lui en voudra pas. C’est à son adversaire, le hiérarque, qui doit tenir stoïquement la boutique, réussir d’impossibles synthèses, et verrouiller son expression, qu’il sera reproché de n’avoir aucune idée.
Reste une question importante : dans le bouquet des atouts nécessaires à la réussite d’une rébellion médiatique, vaut-il aussi mieux pencher à droite ? Le cas Valls incite plutôt à penser que oui. «L’événement majeur, c’est l’effondrement du bloc soviétique», dit Valls dans son débat contre Morelle, montrant que son horloge s’est arrêtée devant le mur de Berlin, et n’a pas encore enregistré la crise financière de 2008. Mais un examen plus approfondi montre que le phénomène joue aussi bien pour la droite que pour la gauche. L’homme de droite qui louche vers la gauche (ou la femme, se souvenir de Simone Veil, ministre de droite auteur d’une réforme «de gauche») a autant de chance de conquérir les revues de presse que l’homme de gauche qui louche vers la droite, l’essentiel étant de converger vers le centre. En cela, le loucheur rejoint d’ailleurs l’éditorialiste qui, lui aussi, a pour souci constant de contenter le lecteur de droite, sans effaroucher la lectrice de gauche (et vice-versa), comme si tous deux étaient unis par une souterraine et puissante fraternité.
11:46 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 19 juillet 2009
Le Baccalauréat à Bondy et autres réussites ...

... Bravo à nos jeunes et à leurs enseignants du lycée Jean Renoir pour les taux de réussite au Baccalauréat : 73,7 % en L (série littéraire), 84 % en ES (série économique et sociale) et 87,8 % en S (scientifique). Par ailleurs, 69,5 % en STG et 67,3 % en STSS alors que le taux de réussite est autour de 50 % an niveau national pour cette dernière série.
Enfin mais pas des moindres en terme d'information, excellent cru pour nos réussites à l'admission Sciences Po : sur les 14 jeunes gens et jeunes filles admissibles que nous avions sélectionnés en avril, 13 ont obtenu le baccalauréat (12 mentions -7 Bien et 5 Assez bien-) et se sont présentés à l'admission Sciences Po. 5 ont été admis, Jihed, Linda, Faresse, Stéphanie et Choukrane. 2 garçons et 3 filles qui vont donc rejoindre les 15 étudiants du lycée Jean Renoir, déjà admis les années précédentes. En 6 ans, ce sont donc 20 élèves de notre lycée qui ont pu intégrer cette prestigieuse école par le biais des Conventions d'Education Prioritaire.
15:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
et juillet s'avance ...
Programme chargé cette semaine avec la visite des 9 villes de notre future intercommunalité :
D’abord Les Lilas, Bagnolet et Montreuil mercredi avec Daniel Guiraud, Marc Everbecq et Dominique Voynet, puis Le Pré Saint-Gervais, Pantin et Bobigny jeudi, guidés par Gérard Cosme, Bertrand Kern et Catherine Peyge, enfin Romainville, Noisy le Sec et Bondy vendredi, en suivant Corinne Valls, Alda Pereira Lemaître et moi-même. Chaque Maire a pu présenter sa ville, ses projets, ses atouts. Nous avons constaté ensemble la forte implication de chacun dans l’idée de l’intercommunalité. J’ai surtout apprécié à sa juste valeur la passion dont chaque Maire témoigne pour sa ville et ses habitants, passion qui n’empêche pas la projection dans un avenir à construire au-delà de son propre clocher. Tradition et modernité … Pour Bondy, que je présentais à la place de mon ami Maire Gilbert Roger, mes collègues élus ont été particulièrement intéressés par la réelle mixité urbaine de cette ville trop souvent caricaturée, par les espaces encore disponibles pour assurer sa mutation, par l’ampleur de notre projet de renouvellement urbain et par la qualité des projets d’aménagement de l’ex-RN3 et du canal de l’Ourcq.

Traditionnel feu d’artifice mardi soir 14 juillet, au stade Léo Lagrange de Bondy. Après le défilé aux lanternes depuis l’esplanade de l’Hôtel de Ville, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont rempli le stade, émerveillés par le spectacle.

Très peu de pétards individuels et un esprit familial et bon enfant pour fêter le 220ème anniversaire de la Révolution Française.


Premiers emménagements dans l’immeuble de l’avenue Varagnat au cours de ce week-end. Ma collègue Dalila Maazaoui et moi-même avons pu rencontrer des bondynois en cours de déménagement samedi, lors de notre travail de porte à porte, rue des escholiers.
Nous sommes revenus, avec Yannick Saint-Aubert, ce matin de dimanche sur le nouvel immeuble et avons rencontré des familles heureuses de leur nouvel appartement, lumineux, confortable et fonctionnel.
L’immeuble de la rue Varagnat comprend 22 logements et est le premier à être livré par le bailleur I3F pour permettre le relogement des locataires des immeubles –tours et barres- promis à la démolition.
14:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
coup de coeur ...
... pour trois amis dont la compagnie me manque souvent mais retrouvés pour une belle soirée terrasse mercredi soir 15 juillet à Bondy. Gilles et sa fille Sophie, Luigi, Muriel et leur fille Léa, avec qui nous avons pu "refaire le monde" une fois de plus et prendre le plaisir du temps passé ensemble, des souvenirs évoqués, des projets et passions à vivre ... maintenant ou plus tard. Que du bonheur ...

14:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
