dimanche, 25 octobre 2009

Patchwork d’automne …

 

-         Dernière commission permanente jeudi au Conseil général, avant  les vacances : entre autres rapports,  travaux de la 2ème tranche de la rue Jules Guesde de Bondy, et subventions à l’Ecole de la Deuxième Chance. Créée en Seine Saint-Denis à l’initiative de notre ami Georges Guilbert, alors Président de la Chambre de Commerce, cette école a pour objectif et raison d’être l’intégration professionnelle des jeunes adultes sans diplôme ni qualification. En 2008, les 4 sites de l’Ecole de la Deuxième Chance ont permis à 112 stagiaires de trouver un emploi. Notre ville participe au financement de l’E2C de Rosny sous Bois qui accueille donc aussi des jeunes bondynois.

 

 

 

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         Révolte devant la fermeture de notre guichet SNCF grandes lignes, où les habitants de notre ville pouvaient venir chercher leurs billets de train depuis toujours. Ce service est maintenant fermé et nos concitoyens devront se rendre sur les gares de Noisy le Sec ou de Rosny pour les obtenir. Une ville de 54 000 habitants est ainsi privée d’un service public d’importance. Inacceptable !

        

 

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         Toutes celles et ceux qui ont été scandalisés par la façon dont les banques ont su faire appel à l’Etat l’année dernière pour nationaliser les pertes de la crise financière avant de privatiser les profits, dès leurs comptes rétablis, apprécieront ce nouvel épisode d’indécence : Hier vendredi à l’Assemblée Nationale a été votée la taxe additionnelle sur les banques au cours de la discussion du budget 2010.

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L’amendement déposé par le Président de la Commission des Finances, notre camarade socialiste Didier Migaud, a été adopté par 44 voix contre 40. Cet amendement instaurant une taxe additionnelle de 10 % sur l’impôt sur les sociétés (IS) des banques avait d’abord été adopté en commission des Finances, grâce aux voix de l’opposition, du Nouveau Centre et de quelques députés UMP. Didier Migadidier-migaud-un-doigt-leve_1207928615.jpgud avait estimé vendredi, en séance plénière de l’Assemblée, que cette taxe additionnelle se justifiait totalement, « l’Etat ayant joué le rôle d’assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire de l’automne 2008, il est normal qu’il reçoive la contrepartie de cette couverture exceptionnelle en faveur de l’intérêt général ». Et bien, malgré le soutien de députés UMP qui renâclent de plus en plus à suivre les diktats du Gouvernement,  la Ministre des Finances demandera un nouveau vote lundi pour annuler le premier qui ne lui convient pas. Qui parlait de revaloriser le rôle du Parlement, représentant du peuple ? Qui traite les députés de sa propre majorité en godillots ? Qui est incapable de sentir monter la grogne dans le pays et le décalage de plus en plus marqué entre le Château et les Français ?

        

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 Et bien, malgré le soutien de députés UMP qui renâclent de plus en plus à suivre les diktats du Gouvernement,  la Ministre des Finances demandera un nouveau vote lundi pour annuler le premier qui ne lui convient pas. Qui parlait de revaloriser le rôle du Parlement, représentant du peuple ? Qui traite les députés de sa propre majorité en godillots ? Qui est incapable de sentir monter la grogne dans le pays et le décalage de plus en plus marqué entre le Château et les Français ?

 

 

etrejuif.jpg-         Un beau livre, « Etre juif après Gaza », écrit par Esther Benbassa, aux éditions CNRS. Cette intellectuelle, spécialiste de l’histoire du judaïsme, estime qu’en envoyant ses tanks en décembre dernier sur Gaza, l(Etat hébreu a « franchi la ligne de démarcation entre ce qu’un juif , avec l’histoire dont il est dépositaire, peut admettre et ce qu’il ne peut que refuser ». Elle pose ensuite une réflexion passionnante sur la construction identitaire du judaïsme français depuis 50 ans. « C’est parce que je tiens à l’existence d’Israël que je ne puis être que critique » affirme t-elle dans ce petit livre qui pose clairement et simplement des questions complexes.

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choisir son ecole.gif La grande esbroufe, titre un article du Nouvel Observateur de cette semaine, à propos

      de la soi-disant disparition de la carte scolaire, annoncée par Nicolas Sarkozy lors de  

      la campagne des présidentielles. Les parents allaient pouvoir inscrire leur enfants dans  

      le collège ou le lycée de leur choix. Fini les combines réservées aux parents les mieux

      informés promet le candidat Président. Fini aussi le grand rêve républicain de brassage

      social et d‘égalité des chances, pensent quelques esprits chagrins dont je fais partie.  

      Trois rentrées scolaires après cette promesse électorale, la sociologue Agnès Van  

      Zanten publie un ouvrage sur les choix des parents. En terme de Liberté, les parents

      ont vite déchanté en découvrant que les critères de dérogation, assez stricts, restent les

      mêmes qu’avant 2007, le premier d’entre eux étant le nombre de places disponibles

      dans l’établissement souhaité. En clair vous avez toutes les chances d’obtenir une

      dérogation sur un collège ou un lycée peu demandé … En terme d’Egalité, de mixité

      sociale, les professionnels du terrain constatent que les meilleurs élèves fuient les

      établissements difficiles, aggravant la situation de ceux qui y restent. Les familles

      modestes, quant à elles, hésitent à envoyer leur enfant dans un établissement élitiste où

      il pourrait se sentir mal à l’aise. Elles ne prennent ce risque que si l’enfant a

      d’excellents résultats car il faut ajouter aussi pour ces familles le coût des transports et

      de la cantine dans ces collèges et lycées !

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En clair selon l’auteure de cet excellent livre, « Le Gouvernement s’est attaqué à un symptôme –l’évitement de certains établissements- sans s’attaquer au mal : la mauvaise qualité du service qui y est rendu. » Devant de tels mouvements de menton nous sommes en droit de craindre l’épisode suivant : la réforme des lycées.

 

-         Je représentais notre Municipalité ce samedi lors de  la Consécration de l’église orthodoxe Sainte Parascève de Bondy. Les fidèles étaient venus de tout le département pour se masser dans la petite église (ancienne chapelle catholique de l’avenue de Rosny).ortho.jpg En présence de l’imam de Drancy, des prêtres catholiques de Bondy, l’Evêque de France et d’Europe Occidentale de l’église orthodoxe serbe a consacré l’Eglise à cette Sainte, révérée par toute une communauté. Deux baptêmes d’enfants ont aussi été célébrés. Moments de ferveur où le rituel laisse énormément de place à la spontanéité des fidèles. Voix d’hommes et de femmes se mêlent, reprenant un chant entonné spontanément par un membre de la communauté dans cette petite église superbement décorée selon le rite orthodoxe et pleine de fleurs.

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Soirée télevision, une fois n’est pas coutume, avec l’émission « Empreintes » : Elisabeth Badinter, à contre-courant, vendredi soir sur France 5. J’ai pu retrouver pendant une heure cette femme qui a marqué mes premières prises de conscience féministes, aux côtés de Simone de Beauvoir, Annie Leclerc, Benoîte Groult et Gisèle Halimi. Celle qui se décrit comme une remueuse d’idées a évoqué certains de ses livres.

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« L’un est l’autre », où elle met en garde contre la soi-disant complémentarité de l’Homme et de la Femme, façon de mieux renvoyer la femme au privé (fourneaux, marmots) et de laisser à l’homme la sphère publique. Dans cet ouvrage, en humaniste qu’elle est, Elisabeth Badinter défend la ressemblance des deux sexes qui doit donc ouvrir à chacune et chacun tous les possibles du Monde. « X Y de l’identité masculine » où la philosophe avance que la patrie originelle de l’Humanité n’est pas l’homme mais bien la femme, théorie que j’avais entendu défendre par un Professeur de médecine, généticien, lors de mes cours à l’école de sage-femme. La 23ème paire de chromosomes, chez les humains, est la paire sexuelle, composée de deux grands X pour la femme, d’un Grand X et d’un petit Y pour l’homme. C’est la présence de ce minuscule chromosome Y qui permet la différenciation sexuelle de l’homme par rapport à la femme (production de testostérone et donc des caractères sexuels secondaires). En cas d’accident de la reproduction, l’être humain sera fille (XX ou X0 –viable-) ou ne sera pas. Elisabeth Badinter en déduit donc que l’homme est une femme contrariée. Peut-être au point, pour certains, de vouloir assurer leur suprématie comme s’ils voulaient faire taire la femme qui est aussi en eux. Autre livre, « L’amour en plus » où la philosophe dresse l’histoire de l’amour maternel au cours des siècles, amour qui relèverait bien plus du comportement social que de ce que l’on a coutume d’appeler l’instinct, livre dont elle dit qu’il a surtout été attaqué par des hommes, inquiets du fait que leur mère ne les avait peut-être pas instinctivement aimés.

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De nombreuses femmes ont témoigné auprès d’elle du soulagement ressenti à la lecture de son livre. L’amour ne va pas de soi, il se construit, il se tisse dans un échange qui est unique entre une mère et chacun de ses enfants. C’est en ce sens là qu’il est bien plus précieux que l’instinct, dont l’automatisme serait reproductible à l’infini. Enfin Elisabeth Badinter a évoqué ses combats auprès de son mari, pour la justice et contre la peine de mort, le livre qu’ils ont écrit ensemble « Condorcet, un intellectuel en politique », son attachement pour le 18ème siècle, car il efface les particularismes pour nous faire entrer dans la citoyenneté. Ce fut le siècle du grand débat entre nature et culture, débat qui commande tous ses travaux. « J’ai besoin du 18ème siècle pour réfléchir » a-t-elle conclu.     Moments de grâce qui me réconcilient avec la télévision !

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La situation des rroms...la lettre de Gilbert Roger à Bernard Kouchner

 

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Cabinet du Maire

Affaire suivie par : Eduardo RIHAN CYPEL

Chef de cabinet

Tel 01.48.50.53.07

DC200901094

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bondy, le 16 octobre 2009

Objet :    Sollicitation pour l'organisation d'une table ronde sur la question Rrom

 

Monsieur Bernard KOUCHNER

Ministre des Affaires étrangères

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

37, QUAI D’ ORSAY

75700 PARIS

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Les habitants de Bondy ont été nombreux ces derniers mois à s’émouvoir des conditions de vie très précaires dans lesquelles se trouvent les familles rroms qui ont élu domicile dans des campements le long du canal de l’Ourcq, terrain qui est la propriété de la Ville de Paris.

 

Face à cette situation, nous avons engagé avec la Ville de Paris et le concours de la Préfecture de Seine-Saint-Denis des actions en vu de l’évacuation de ces campements. La Ville de Paris a déposé un premier référé en urgence auprès du juge administratif en juin dernier qui a été rejeté par la justice qui n’a pas retenu le caractère d’urgence, puis un second fin juillet dont la décision a été mise en délibéré. Le tribunal a finalement ordonné début octobre l’expulsion des campements, et nous sommes maintenant dans l’attente de l’exécution de cette décision de justice.

 

En 2007 déjà, j’avais sollicité par lettre le Préfet de Région afin de demander l’organisation d’une table ronde à l’échelle de l’Ile-de-France pour réunir l’Union Européenne, les services de l’Etat, les collectivités territoriales, les associations ainsi que les autorités bulgares et roumaines afin de proposer des solutions durables pour les familles ayant un projet d’insertion en France. Malheureusement, le Préfet de Région n’a jamais répondu positivement à ma demande. Dès lors, toutes les communes concernées dans notre département ainsi que le Préfet du département doivent systématiquement traiter ces situations dans l’urgence sans qu’aucune solution de fond ne soit envisagée par les autorités de l’Etat.

 

C’est la raison pour laquelle je m’adresse aujourd’hui à vous pour que nous organisions enfin une rencontre avec l’ensemble des partenaires concernés et sensibilisés à la « question rrom ». Cela pourrait prendre la forme d’une conférence réunissant l’Etat Français, les autorités européennes compétentes, les collectivités locales, les associations concernées et les représentants des communautés rroms.

 

Je connais votre souci et l’intérêt que vous portez à ces publics en détresse, et la situation est trop préoccupante pour que nous ne mettions pas tout en œuvre pour trouver une solution à cette catastrophe humanitaire.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                            

Gilbert ROGER

Maire de Bondy

1er Vice-président du Conseil général

de la Seine Saint-Denis


Coups de coeur

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Jachi.jpgPour Jackie et Corinne, qui viennent d’emménager dans leur nouvel appartement de la rue Carnot. Beaucoup se souviennent de notre camarade Jackie, grièvement brûlé lors de l’explosion du café l’étoile du centre à Bondy, il y a deux ans. Après plusieurs hospitalisations, interventions chirurgicales, greffes et rééducation/soins de suite, Jackie a pu revenir sur Bondy de façon durable cette fois et s’installer dans un appartement accessible à ses handicaps. La vie est plus forte que tout puisqu’il a aussi trouvé le bonheur avec Corinne.

 

 

 

 

 

 

local1.jpgPour le local du Parti Socialiste, refait à neuf au cours de l’été grâce à quelques courageux camarades. Nous l’avons décoré des pancartes rapportées de la manifestation pour les droits des femmes, la semaine dernière, et qui prônent la liberté, la dignité, la solidarité, la laïcité, l’autonomie et l’égalité.

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mardi, 20 octobre 2009

Droit des femmes.. en avant !

 

Manifestation Nationale pour les droits des femmes samedi à Paris

 

Dalila, sa fille Soraya, Yannick et moi avons quitté Bondy à 14 h pour rejoindre la mobilisation place de la Bastille. Comme toujours, dans ce type de mobilisation organisé par des femmes, les couleurs en remontraient aux slogans sur les pancartes et banderoles, riantes de vie.

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 « Le féminisme n’a jamais tué personne » pouvait-on lire sur un calicot, auquel un autre répondait « le machisme tue des femmes tous les jours ».

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Les hommes étaient nombreux, rompant avec les défilés féministes d’il y a 15 ou 20 ans, prouvant ce que nous avons toujours dit à savoir que le féminisme fait partie intégrante de l’humanisme et du progrès social. Conscients sans doute aussi qu’à chaque fois que l’on défend l’égalité des droits des femmes, on défend en réalité l’égalité des droits dans la société.

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Nous étions environ 15 000 à réclamer une réelle égalité femmes-hommes, notamment sur les salaires et les retraites. Mais en Ile de France, cette manifestation s’est aussi voulue soutien aux centres d’IVG qui ne cessent de fermer : quatre de moins à Paris en 2009, et celui de notre Hôpital Avicenne de Bobigny qui est menacé à son tour de fermeture et pour lequel nous nous mobilisons ces jours-ci.

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La crise pèse sur le combat pour l’égalité

 

Réuni derrière la bannière « Ensemble pour une réelle égalité, le cortège était mené par les féministes du Collectif National pour les Droits des Femmes et de l’association Femmes Solidaires, suivies de plusieurs responsables politiques nationaux dont Martine Aubry pour le Parti Socialiste.

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« Les droits des femmes sont toujours mis en cause, dans une société de crise comme la nôtre ce sont souvent les femmes qui sont les premières licenciées, les premières précarisées et nous savons que leurs droits propres comme le droit à disposer de leur corps sont toujours remis en cause », a déclaré la première secrétaire du Parti Socialiste.

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 Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que « parmi les discriminations dont sont victimes les femmes, ce qui se passe au travail est particulièrement important » évoquant 25 à 30 % d’écart de rémunération pour les mêmes postes, « le temps partiel subi, les contrats à durée déterminée, bref les petits boulots ».

 

Je suis revenue sur Bondy, traversée de sentiments contradictoires : à la fois lasse de ces combats qui restent à mener et déterminée à leur faire face, heureuse aussi d’avoir partagé ce besoin de vigilance avec quelques milliers de femmes et

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d’hommes, promesses de lendemains aux couleurs de plus de progrès social.

Dans la soirée, j’apprenais qu’une manifestation avait rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes à Madrid contre la Loi en faveur de l’IVG proposée par le Gouvernement socialiste de José Luis Zapatero. Comme toujours dans ce type de mobilisation, il y avait eu organisation commune par les hommes politiques de droite et les catholiques conservateurs. Comme toujours les pancartes exhibaient des fœtus et des nouveaux-nés afin de mieux culpabiliser les femmes. Hannah Arendt affirmait que le Bien était parfois plus difficile à contrer que le Mal. Car c'est en son nom que le Mal peut parfois advenir, paré de toutes les vertus. Ce que j'appelle moi, la tyrannie de l'ange ...

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Etrange face à face en tout cas que celui-là : d’un côté des religieux et des politiques en faveur du droit à la vie pour tous et de l’autre des associatifs, des syndicalistes et des politiques se mobilisant pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Choisis ton camp camarade …

L’honneur de celui du Progrès consiste en la prééminence de la Culture sur la Nature, dans le fait de croire que l’Homme peut sortir de sa condition par l’Education et donc l’émancipation. Que la vie d’une femme, être accompli, ne peut équivaloir celle d’un embryon, promesse de vie qui ne trouvera son humanité que dans le désir d’enfant d’une femme, d’un homme. Sans cette humanité, il n’est qu’un amas de cellules, pas plus digne d’être protégé que l’ovocyte ou le spermatozoïde dont il est issu.

Un seul fait donne pour moi toute sa luminosité à ce débat sensible et devrait suffire à éclairer toutes les femmes et les hommes de bonne volonté : Plus aucune femme n’est morte des suites d’avortement en France depuis la Loi de 1975.

 

lundi, 19 octobre 2009

Cafés Philo à Bondy, c'est parti...

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Après le succès de l'université populaire, lancée début octobre et dont tous les cours sont complets, les cafés philo ont débuté mercredi dernier. "Peut-on tout dire ?" a rassemblé des enfants de 8 à 13 ans, heureux et fiers de philosopher ("comme les grands" m'a dit ma petite fille Jeanne). En fin d'après midi, c'est une soixantaine d'adultes qui se sont retrouvés autour de Jean-Marc Bédécarrax, professeur agrégé de philosophie, sur un sujet tout aussi passionnant "la liberté d'expression a t-elle des limites ?".
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Après l'introduction du philosophe, replaçant la question dans la pensée de Platon et de Kant, évoquant les notions de liberté de la pensée, de l'expression et de l'acte, les participants sont intervenus pour préciser leur pensée, leur questionnement sur le sujet. Beaucoup d'enthousiasme de la part des apprentis philosophes que nosu étions tous, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, réunis pour simplement penser ensemble notre rapport au Monde. Que du bonheur et l'envie de nous revoir la prochaine fois, le 18 novembre.
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Voici les thèmes qui seront abordés cette année

Programme adulte

 
 

 

La punition peut-elle être efficace ? ( le 18 novembre )

 Choisit-on d’être celui qu’on est ? 

L’Etat doit-il imposer des limites à la religion ? 

Pourquoi y a-t-il toujours des inégalités ? 

Qu’est-ce qui me touche dans une œuvre d’art ? 

Peut-on désobéir aux lois ? 

Peut-on se mentir à soi-même ? 

L’utopie peut-elle être nécessaire ? 
 
 

Programme enfants (à partir de 8 ans)

Faut-il toujours dire la vérité ? 

Faut-il attendre d’être grand pour être libre ? 

Ai-je le droit de me venger ? 

Pourquoi y a-t-il du racisme ? 

Le regard des autres m’empêche-t-il d’être heureux ? 

Les images peuvent-elles nous tromper ? 

A-t-on le droit de rire de tout ? 

Les mots peuvent-ils nous piéger ? 

Les animaux pensent-ils comme nous ?

Les défenseurs des enfants : mon intervention au Consedil Général.

Séance plénière du Conseil général de la Seine Saint-Denis

15 octobre 2009

 

 

Intervention au Conseil Général 

Monsieur le Président, mes chers collègues,

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Au nom du groupe socialiste et gauche citoyenne, je ne peux que m’associer pleinement avec ce que vient de dire mon collègue Gilles Garnier au sujet de la suppression du défenseur des enfants et au vœu de notre Assemblée qu’il propose pour contribuer à contrer cette suppression. C’est en effet le Gouvernement de Lionel Jospin qui a créé cette autorité indépendante il y a 9 ans afin de garantir l’exécution de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Ma petite fille est née quelques jours plus tard et je lui ai demandé cette semaine si elle savait qu’il existait en France une défenseure des enfants. Elle en avait entendu parler, à l’école, entre copines. Ces enfants sauront-ils demain qu’ils peuvent se tourner vers un Défenseur des Droits ? Alors décidément non, on n’y gagne pas en force et en cohérence comme l’a dit Nadine Morano, on y perd en lisibilité pour ces enfants.

Et pourtant, l’originalité de cette Autorité qu’est le défenseur des enfants est qu’elle peut baser son action sur la réclamation directe des enfants eux-mêmes ou de leurs représentants légaux. 20 000 saisines individuelles d’enfants ont été enregistrées depuis 2009. La défenseure s’exprime aussi sur le cadre législatif et règlementaire des Droits des Enfants. Dominique Versini a d’ailleurs émis récemment un certain nombre d’observations et de réserves sur l’avant-projet du Code de la Justice Pénale pour les Mineurs. Enfin cette Institution dépasse le traitement des réclamations et pose une réflexion sur toutes les questions touchant les enfants.

logo-droits-enfants-289x300.jpgEn 9 ans, cette Autorité a permis que les enfants soient entendus par la Justice quand leurs parents se séparent, a proposé un statut pour les beaux-parents dans les familles recomposées, a fait punir lourdement les clients des prostitué (e)s mineur (e)s – On peut d’ailleurs regretter que sa mission ne concerne que les clients de prostituées en France et pas ceux, français, de prostituées thaïlandais ou marocains

….- Son action a aussi permis de réhausser l’âge du mariage des filles de 15 ans à 18 ans afin de contrer les unions forcées, a constamment plaidé pour la création de maisons des adolescents et pour des équipes mobiles de pédo-psychiatrie.

Que propose t-on en France, aujourd’hui, à la place ?

de remplacer cette fonction de défense des enfants par un Défenseur des Droits, institution généraliste, beaucoup moins lisible, et forcément moins gênante. L’aspect spécifique de la défense des enfants y sera forcément diluée, la charge symbolique de la fonction forcément amoindrie. Lastbut non least, il a aussi été prévu que le nouveau Défenseur des Droits n’interviendrait qu’en accord avec le Droit Français. La défenseure des Enfants pouvait plaider au-delà des lois nationales, au nom de l’intérêt supérieur de l’Enfant, quitte à déplaire. Qu’en sera-t-il demain du refus de la présence des enfants dans les Centres de Rétention Administrative ? de la situation des mineurs étrangers isolés, sujet sensible que nous connaissons bien sur notre département ? ou de l’accès aux soins des enfants de Mayotte ?

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De partout en France montent les protestations du monde associatif, syndical et politique. De l’UNICEF France aussi qui n’est pas un repaire de dangereux gauchistes mais qui s’est dite scandalisée par cette décision, prise quelques jours avant le 20ème anniversaire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant. Cynisme assumé ou totale indifférence ? Notre département, quant à lui, n’avait pas attendu cette triste décision pour marquer cet anniversaire en organisant un colloque à l’attention de tous les professionnels concernés par l’Enfance et la Jeunesse en Seine Saint-Denis, mercredi 18 novembre prochain.

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Enfin la forme est digne du fond : aucune concertation des associations familiales, de défense des enfants, des professionnels de l’Education ou du secteur sanitaire et social, des syndicats de magistrats. Pas de consultation de la principale intéressée, la Défenseure des Enfants a en effet appris par la Presse la suppression de sa fonction. Le président ne fait que prôner la rupture et organise surtout méthodiquement la rupture avec la tradition républicaine de respect des contre-pouvoirs, des dialogues institutionnels et des Droits fondamentaux.

En tant que sage-femme, je sais que je mets les enfants au monde, tous égaux. En tant que militante et élue socialiste, mon combat est de maintenir l’égalité des possibles pour tous ces enfants. La suppression de la Défenseure des Enfants s’oppose frontalement à cet idéal humaniste. Cette décision appartient, pour moi, pour nous, au camp de la réaction. Il nous faut la combattre ajourd’hui en adoptant ce vœu.

Triste anniversaire...

 

Appel du secrétariat national du Parti socialiste

à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture

 

Triste anniversaire pour le ministère de la Culture

 

Le ministère de la Culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l’absence de tout projet politique global d’envergure, alors que c’est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique.

 

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Que s’est-il donc passé ? Nous assistons malheureusement à un étouffement voulu par l’actuel pouvoir de la politique culturelle nationale. Le ministère mène une action de moins en moins visible. Il est devenu une administration de gestion, sans imagination, qui n’a pas su s’adapter au monde d’aujourd’hui, qui censure Internet, ignore les pratiques innovantes, la mondialisation et néglige le rôle prépondérant des collectivités territoriales à la fois premiers financeurs mais aussi véritables acteurs de la vie culturelle.

 

Les faits ? Baisse systématique des moyens financiers et fragilisation des institutions culturelles, des équipes de production et de diffusion, mise en cause du service public de l'audiovisuel, abandon de fait de l'éducation artistique. C'est bel et bien une réduction du périmètre d'intervention et une raréfaction des bénéficiaires qui sont esquissées, sur fond de soutien exclusif accordé à l’initiative privée. Bref une limitation des ambitions des pouvoirs publics, alors que la France foisonne d'initiatives et de talents qui ne sont pas pris en compte.

 

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En guise de cadeau d'anniversaire, le président de la République a pris en 2009 deux décisions majeures relatives à " la gouvernance " de la Culture. La première est l'application de la RGPP (révision générale des politiques publiques) au ministère de la Culture. Le nombre de ses agents publics, pourtant notoirement insuffisant, se trouve réduit de plusieurs centaines par an.

 

La seconde est la mise en place du " Conseil de la création artistique ", présidé par Nicolas SARKOZY, directement rattaché à l'Elysée, placé par conséquent en surplomb de l'administration culturelle. Quels que soient les projets que cette instance peut porter ou la bonne volonté de ses membres, sa création traduit une double dérive. Celle de l'hyper-présidentialisation, qui s'affiche dans la Culture comme ailleurs, l'omnipotence conférée au chef et à lui seul, source auto proclamée de toutes les initiatives et de toutes les décisions, grandes ou petites. Celle du dessaisissement du ministère de la Culture, ainsi concurrencé et doublé par la capacité de conception et de proposition conférée au Conseil, et dès lors poussé à l'appauvrissement intellectuel ainsi qu'au découragement des compétences, des savoirs faire et des expériences acquises qu'il recèle.

 

Le président de la République, tenté au début de son mandat par la disparition du ministère de la Culture, a préféré confirmer son existence, pour ne pas encourir la vindicte des milieux culturels, réputés influents. Mais il en fait une coquille vide.

…/…

 

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L'inquiétude porte à la fois sur le mode de gouvernance et sur le contenu même de la politique culturelle. Notre objectif est tout autre. Refonder le ministère de la Culture et non le démanteler ; relancer la politique nationale au lieu de l'abandonner ; définir un nouveau partenariat dynamique avec les collectivités territoriales au lieu de les étouffer ; renouer le dialogue avec l'ensemble des forces vives de la culture plutôt que de trouver l'appui d'un petit cénacle d'experts trié sur le volet.

 

Une conviction nous anime : la Culture a un rôle fondamentalement émancipateur, tant au plan individuel que collectif. L’économie et la société de demain reposeront au premier chef sur les capacités d'innovation, de connaissance, de création, de recherche. L'art et la culture constituent l'un des atouts décisifs de notre pays, à condition que l'on veuille bien leur redonner la priorité qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

 

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Il y a une multitude de femmes et d’hommes qui sont épris de Culture libre et vivante, des créateurs de toutes disciplines, venus d’horizons les plus divers, qui considèrent que l’art est d’abord un outil critique pour interroger le monde et interpeller nos certitudes. Gageons qu’ils ne se laisseront pas faire. Que messieurs SARKOZY et MITTERRAND reviennent à cette définition fondamentale d’André MALRAUX " La Culture nous apparaît d’abord comme la connaissance de ce qui fait de l’Homme autre chose qu’un accident de l’univers " ? Il s’agirait alors d’un joyeux anniversaire.

 

 

 

Nous invitons tous ceux qui s’y reconnaissent, à signer ce texte en ligne sur le site :

 

http://culture.parti-socialiste.fr

 

 

Où s'arrêtera l'indécence ?

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Dans un communiqué du 16 octobre 2009,la fédération française des Dys ( dyslexie, dysphasie..) s’élève contre la fermeture du centre Référent pour les troubles du langage de l’hôpital Trousseau. Ce centre accueille des enfants atteints de ces pathologies qui peuvent être ainsi diagnostiqués , élément important pour l’établissement d’un plan de compensation. Ainsi des prises en charge adaptées (rééducation, scolarisation,..) peuvent être mises en place.

Les conséquences directes de cette fermeture sont palpables : allongement des délais d’attente pour un rendez-vous allant jusqu’à 18 mois. Pendant cette période les enfants non diagnostiques, n’ont pas de prise en charge médicale adaptée. Les parents de ces enfants sont sans soutien .

Cette fermeture vient s’ajouter aux suppressions de lits dans l’unité spécialisée à l’hôpital Robert Debré. De 12 lits, l’hôpital est passé à 3.

Tout ce qu’avait construit le gouvernement de Lionel Jospin, sous la responsabilité de Ségolène Royal, est mis à mal. Ne laissons pas faire ce travail de sape ! Ne laissons pas seules les familles qui ont le droit à des soins adaptés !


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Dalila Maazaoui

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Communiqué de presse du 16 octobre 2009

La FFDys s’élève contre la fermeture du Centre référent pour les troubles du langage de l’hôpital Trousseau et s’inquiète du sort réservé aux enfants.

Alors que vient d’avoir lieu la Troisième journée Nationale des DYS, qui se déroule chaque année le 10/10, la Fédération Française des DYS s’alarme de la fermeture du Centre référent « Troubles du langage » de l’Hôpital Trousseau.

En effet, ces jours-ci, la fermeture du Centre référent de l’Hôpital Trousseau a été confirmée. Une file active de plusieurs centaines d’enfants dys se retrouve sans suivi.

Ces enfants viennent s’ajouter à des listes d’attente déjà très longues dans les Centres Référents en Île-de-France. (Quand ceux-ci acceptent de les recevoir. )

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Partout en France il est courant de devoir attendre 6, 8, 12, voire 18 mois pour avoir un rendez-vous. Or, les diagnostics de ces Centres sont souvent décisifs pour l’orientation des enfants pour leur scolarisation. Ils sont exigés très souvent par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées comme élément constitutif d’un dossier pour l’établissement d’un plan de compensation personnalisée.  Les retards pris pour le diagnostic sont autant de temps perdu au détriment des enfants et des familles d’enfants handicapés.

La Fédération Française des DYS et ses associations adhérentes expriment leur plus grande inquiétude devant ces fermetures et ces réductions de moyens.

Aujourd’hui en France entre 6 et 8% de la population présente des troubles « DYS ».

Fondée en 1999, la Fédération française est membre du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées.

jeudi, 15 octobre 2009

Pour la défense des droits des femmes, toutes et tous à la Bastille samedi !

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à 14h30, toutes et tous à la Bastille.


*Appel à la manifestation nationale pour l’égalité et les droits des
femmes du samedi 17 octobre 2009 (RV 14h30 place de la Bastille)


Nous vous rappelons cette importante mobilisation qui sera organisée
autour des six thèmes EGALITÉ, LIBERTÉ, LAICITÉ, AUTONOMIE, DIGNITÉ,
SOLIDARITÉ.

Nous appelons les collectifs et associations défendant les droits des
femmes migrantes, exilées, immigrées, à participer largement car toute
ces revendications nous concernent !


Exilées ou immigrées, des femmes ont subi ou affronté dans leur pays des
mouvements intégristes, des Etats qui ne respectent pas la liberté de
conscience et de religion et qui imposent aux femmes des contraintes
inacceptables, restreignant leurs droits humains fondamentaux. Ces
intégristes de toute obédience et l’oppression qu’ils véhiculent, elles, nous toutes, les affrontons ici aussi !

*Ensemble défendons la laïcité, indispensable à la liberté et aux droits des femmes*.

Exilées ou immigrées, des femmes rencontrent ici des discriminations de
tout ordre, sexistes, racistes, xénophobes ou lesbophobes, des violences
cumulées, de grandes difficultés à obtenir le droit d’asile ou un titre
de séjour, le droit au travail, l’accès aux ressources, à un logement
autonome. Refusons que des femmes étrangères soient renvoyée de force
dans leur pays quand elle se séparent de leur mari, que des femmes sans
papiers en situation de précarité subissent esclavage domestique,
prostitution, exploitation sexuelle, surexploitation dans le travail, et
vivent dans la peur de la reconduite à la frontière, n’osant pas exemple
pas porter plainte si elles subissent des violences.

*Ensemble revendiquons l’égalité, l’autonomie, la dignité.


Ensemble construisons, développons, la solidarité féministe, ici comme
avec toutes les femmes du monde entier !

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mardi, 13 octobre 2009

Les Robins des bois de Neuilly-sur-Seine

 

Les Robins des bois de Neuilly-sur-Seine

Vendredi 09/10/2009 | Posté par Yacine Djaziri (Bondy Blog)

EDITO. A propos de la nomination de Jean Sarkozy à la tête de Etablissement public d’aménagement de La Défense.

Oyez, oyez, braves gens, notre vénéré monarque Nicolas 1er vous informe que son fils Jean âgé déjà de 23 ans, prendra la présidence de lEPAD (Etablissement public daménagement de La Défense) le jour de grâce du 4 décembre 2009, selon son bon vouloir et afin dassurer politiquement sa noble descendance. Cest ainsi ou à quelques termes près que lannonce eût été prononcée au Moyen-âge par un crieur public.

Si les moyens de communication ont évolué, les pratiques politiques, malheureusement, pas vraiment : pour prendre conscience de la chose, il faut savoir que lEPAD gère et aménage avec ses 110 salariés les 160 hectares de La Défense, considérée comme le premier quartier daffaires européen. En clair, vous avez tous le gotha mondial de léconomie et de la finance qui frappe quotidiennement et le plus souvent obséquieusement à votre porte pour saluer le Maitre des clefs.

Mais peut-on raisonnablement en vouloir à un père, un rien népotique, dêtre effrayé par le risque de déclassement cher au sociologue et économiste Eric Maurin, qui jauge dans son dernier ouvrage (« La peur du déclassement », Seuil) « la réussite sociale à la conquête dun statut irréversible » ? Dautant que les croisades déjà engagées par lhéritier en titre sont dune haute noblesse. en veux pour preuve sa volonté farouche de vouloir enfouir linnommable N13 qui traverse sa belle et délicieuse bourgade de Neuilly-sur-Seine pour la modique somme de 800 millions à 1 milliard deuros, budget prévisionnel selon préfecture des Hauts-de-Seine

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Certaines langues pleines de fiel rappellent que cest léquivalent dune année de financement de laménagement ANRU pour lensemble de nos quartiers populaires ou encore, quavec ce montant, on pourrait construire plus de 50 000 logements sociaux supplémentaires, source de création ou de maintien de 50 000 emplois, selon les chiffres de lUnion sociale pour lhabitat. Mais cest oublier un peu trop vite la terrible souffrance des Neuilléens victimes dhorribles nuisances sonores. Alors, oui, osons laffirmer par soucis de justice sarkozyenne et avec la force dun Robin des bois possédé par le Malin : il faut savoir prendre aux pauvres pour donner au riches et brulons ce Saint-Graal de pacte républicain.

Autre noble quête engagée par notre Dauphin : la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, qui cette année sest vu restituer dans le cadre du bouclier fiscal à nos braves 546 seigneurs altoséquanais les plus fortunés, un montant béni de 78 millions deuros.

Gageons sans torturer quelques méchantes sorcières diseuses de bonne aventure quavec les présidences à venir de lEPAD, regroupé manu militari avec lEPASA (Etablissement public daménagement Seine-Arche, dirigé par le maire communiste de Nanterre), celle promise de la présidence du Conseil général du 92 et en réalisant son fier

tunnel sous la N13, notre bon Jean sera maire et député à vie de la bourgade de Neuilly-sur-Seine et plus si lhistoire bégaye

Si vous pensiez vilainement que cétait le but recherché, cest bien méconnaitre les chastes desseins républicains de notre monarque/président qui établit le mérite et le travail comme piliers de son œuvre politique. Cest pourquoi je me suis permis, afin de faire taire définitivement les mauvaises langues de dragons, de lui porter les lettres de noblesse (CV) de Mamadou, 25 ans, habitant seulement mon modeste hameau de Nanterre mais possédant un DESS en droit, féru de politique depuis son plus jeune âge et désirant lui aussi avoir quelques heureuses opportunités de carrière (voir la pétition sur Facebook à ce sujet). Promis, je vous tiens au courant

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