mardi, 11 octobre 2011
Martine Aubry est capable de rassembler à gauche
Vous le savez, Martine Aubry a toujours eu mon complet soutien.
Le résultat du premier tour des Primaires Citoyennes la qualifie facilement pour le second tour et j’en suis heureuse. Pas pour moi, pas pour mes camarades socialistes qui ont fait comme moi sa campagne. Pour la France qui a besoin d’une vraie rupture à gauche, pour les Français qui attendent autre chose, dans le contexte de crise économique que nous vivons depuis 2008, qu’une simple gestion d’accompagnement de cette crise.
Martine Aubry est capable de rassembler à gauche et de proposer aux Français un projet qui les rassemble. Elle est une femme solide, son enracinement social n’est plus à prouver. Mais elle connait bien aussi le monde de l’entreprise et les difficultés des petits entrepreneurs, premiers employeurs de notre pays.
Eprise tout autant de justice sociale que de compétitivité économique créatrice de richesse pour la France, personne mieux qu’elle ne peut arriver à remettre en mouvement notre pays dans le sens de la justice sociale et de l’efficacité économique. Sa voix forte et sa détermination trouveront naturellement leur place dans les rencontres internationales.
Pour changer, mais pour changer vraiment, mobilisons-nous pour en faire la candidate socialiste face à Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2012.
Dimanche, premier tour des Primaires Citoyennes dans toute la France. 8 bureaux de vote avaient été ouverts sur Bondy. Je présidais celui de la salle des fêtes où l’affluence a été record tout au long de la journée. Guère le temps de s’asseoir et de souffler entre deux votants … pour notre plus grand plaisir.
La Seine Saint-Denis, souvent en retrait de quelques points par rapport aux données nationales de participation, a prouvé l’enthousiasme de nos habitants pour cette grande consultation démocratique. Une première en France.
Quelques photos de cette journée et l'article du Nouvel Observateur qui pose parfaitement la problématique du second tour .
Primaire PS : pourquoi Martine Aubry devrait l'emporter
Le premier tour de la primaire socialiste devait assurer une large victoire à François Hollande. Pourtant, dimanche soir, Martine Aubry a su convaincre les sympathisants socialistes et pourraient s'imposer au second tour.
Et voilà. Les sondages se sont trompés. Non seulement François Hollande est sous la barre des 40 points, Martine Aubry au dessus de celle des 30, mais en plus, le match sera arbitré par le plus à gauche des candidats socialistes, Arnaud Montebourg, le partisan de la démondialisation et de la mise sous tutelle des banques.
Les Français veulent être protégés
Car les sondages n'avaient rien prévu: ni la déconfiture de Ségolène Royal, ni la participation record qui montre à quel point les Français veulent l'alternance, ni la radicalisation de l'électorat de gauche qui a clairement souhaité une France protectrice de son peuple dans cette période de crise économique et financière meurtrière pour l'emploi et le pouvoir d'achat.
Donc, François Hollande et Martine Aubry vont devoir refaire le match et le deuxième tour de la primaire va être l'occasion d'une clarification des idées et d'une confrontation des caractères. Qui, dans une semaine, les Français choisiront-ils pour incarner cette alternance qu'ils appellent de leurs vœux ? Les résultats ne sont pas écrits d'avance contrairement à ce qu'affirmaient, le ton docte et sans tolérer la moindre nuance, les commentateurs politiques. Mieux, par le jeu des alliances possibles et des sensibilités personnelles entre les candidats qui restent et ceux qui sont battus, la donne pourrait bien changer.
Montebourg doit choisir la gauche
Et si Martine Aubry, dimanche 16 octobre, l'emportait sur son adversaire François Hollande ? Et si Arnaud Montebourg, dépassant sa blessure d'orgueil infligée par l'ancienne première secrétaire dans l'affaire Guérini à Marseille, choisissait de rallier naturellement celle des deux candidats qui est la plus à gauche, celle qui, le plus clairement, au fil des trois débats du premier tour, a affirmé qu'elle entendait "mettre au pas" les banques et "la finance au service de l'économie"?
Le partisan de la VIe République va sans doute vouloir mettre la barre très haut pour lancer une consigne de vote à ses partisans mais il lui faut être réaliste : ni Martine Aubry ni François Hollande ne sont et ne seront jamais favorables à la démondialisation. Tout juste peuvent-ils promettre une "refondation de la république", un "rajeunissement" vers plus de "justice sociale, fiscale, écologique", comme l'a fait le plus centriste des deux candidats.
Il faut incarner le vrai changement
Martine Aubry, a déclaré dimanche soir qu'elle entendait "incarner le vrai changement" avec la vivacité et l'absence d'ambiguité qui est la sienne, et l'on n'a pu s'empêcher de comparer non seulement les idées, mais aussi le style et les caractères des deux finalistes.
Car désormais, tout va se jouer dans une confrontation sans doute correcte mais rude entre les deux candidats. À sept mois de l'échéance de 2012, il est temps que les Français, qui ont décidé de voter à gauche, et qui souhaitent une vraie alternance, sachent à qui ils ont affaire pour se déterminer entre les deux champions. Il est temps que Martine Aubry et surtout François Hollande mettent leurs tripes sur la table.

Car les Français de gauche doivent savoir exactement ce qu'ils ont dans le ventre. Il ne suffit pas en effet d'avoir le verbe facile et de se dire "rassembleur" pour acquérir, d'un coup de baguette magique, une véritable épaisseur. Martine Aubry bute, certes, encore un peu sur les mots (elle ne prétend pas être une bonne oratrice) mais chaque mot qu'elle choisit dans ses discours est une précision, un engagement supplémentaire qui éclairent son programme et rassurent ses électeurs.
Finis les discours sympathiques et flous
François Hollande continue à se retrancher derrière une image lisse et fédératrice. Mais jusqu'à quand ? C'est sans doute cette volonté de ne montrer aucune aspérité qui l'a empêché, dimanche soir, de l'emporter dès le premier tour.
Dès lors, les cartes vont être rebattues et Martine Aubry a toutes ses chances. Car les Français ne veulent pas se laisser endormir par des discours à la fois sympathiques et flous. Ils savent que, dans quelques mois, face à Nicolas Sarkozy, leur représentant(e) devra affirmer une réelle volonté de changement et pas seulement un désir de bien gérer la crise.
Changement dans la société mais aussi changement face au règne de la finance. Ils savent que leur champion devra aussi faire preuve de caractère. Et d'une combativité meurtrière
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