vendredi, 28 octobre 2011

En cette semaine dévolue à la crise ...

Je n'ai pas été surprise, comme la plupart des Français, d'entendre notre Président dans son exercice de prédilection hier soir à la télévision, à savoir si tout ne va pas bien en France, c'est de la faute de la gauche (qui n'est plus au pouvoir depuis 2002) et des 35 heures. Jamais une seule remise en cause des choix qu'il a imposés au pays, privilégiant les plus favorisés d'entre nos concitoyens et empêchant à notre pays d'avoir une quelconque marge de manoeuvre en des temps de crise. Ses choix budgétaires et fiscaux ont même aggravé la crise. Laurent Joffrin a trouvé les mots justes que je vous livre ci-dessous :

Nicolas Sarkozy, le pompier boutefeu

 

Le chef de l'Etat s'en prend à ceux qui nous ont plongés dans la tourmente en oubliant qu'il s'était fait le chantre d'une droite décomplexée, apôtre du moins d'impôt et du moins d'Etat...

A six mois de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy met un terme jeudi soir à une longue cure d'abstinence médiatique pour une séance télévisée de pédagogie sur la crise de la zone euro, au lendemain d'un sommet jugé crucial pour l'avenir de l'Europe.
(AFP)

Il veut être l'homme des tempêtes, le président debout, le commandant en chef couturé mais héroïque. Pour se sauver lui-même, Nicolas Sarkozy veut apparaître en sauveur des autres. Tel est, selon toutes probabilités, le candidat qui se présentera aux suffrages des Français : le saint-bernard de la crise.

La tourmente financière qui n'en finit pas de secouer l'Europe, handicap majeur de Sarkozy, peut devenir son principal atout. Pour refaire son abyssal retard dans l'opinion, le président compte changer le plomb en or et son échec en victoire. Il n'a pas honoré ses promesses ? Certes. Mais il a tenu le coup, il a su faire face, il a résisté à l'ouragan financier. L'argument peut impressionner ; ce qui ne tue pas renforce, disait Nietzsche.

D'autant que les remèdes proposés à l'Europe par le président français, héraut d'un libéralisme réversible, ne manquent pas de pertinence. Il a raison de voir dans la contagion de la défiance la menace la plus immédiate, qui peut conduire à une thrombose bancaire et à un étouffement de l'économie ; il a raison de vouloir limiter le défaut de la Grèce, c'est-à-dire le non-remboursement des créanciers, pour la bonne raison que les pertes encourues avec ce petit pays jettent le doute sur le crédit de nations plus grandes, comme l'Italie ou l'Espagne, qu'on aura bien plus de mal à secourir ; il a raison de vouloir adosser à la Banque centrale le Fonds européen de Soutien, car en garantissant par des prêts illimités à base de création monétaire l'abondement du Fonds, le mécanisme aurait l'immense avantage de rassurer une fois pour toutes les créanciers et de ramener le calme sur les marchés.

Les orthodoxes allemands, qui ont la main dans cette phase, crient au risque d'inflation. Mais qu'est-ce que le risque inflationniste quand nous sommes en pleine récession ? Aussi bien, si la confiance revient, il sera inutile de tirer sur le Fonds européen : les épargnants rassurés continueront de prêter ; faut-il rappeler que toutes les banques centrales du monde, à commencer par celles des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, utilisent ce mécanisme ? Par effet d'un vice initial, la BCE est la seule à ne s'occuper que d'inflation mais jamais de croissance ou d'emploi. Faut-il poursuivre cette politique monétaire hémiplégique, alors que la zone euro, brillante réussite, est la seule à croître si lentement ? Sur tous ces points, la France voit juste.

Nicolas Sarkozy cherchera à s'en prévaloir : c'est là que le raisonnement pèche. On peut saluer son ralliement à des mesures largement empruntées à la gauche. Mais il faut rappeler que celui qui se présente comme le pompier de l'incendie monétaire en a été l'un des boutefeux. Nicolas Sarkozy s'est présenté en 2007 comme le champion d'une "droite décomplexée". Qu'était-ce donc, sinon l'application à la France des réquisitions de la mondialisation libérale ? Moins d'impôts, moins de régulation, moins d'Etat, c'était le vrai sens du projet sarkozyste, habilement masqué par la rhétorique nationale-républicaine d'un Henri Guaino. La baisse des prélèvements, qui a surtout profité aux possédants, a réduit les recettes de l'Etat et rendu plus malaisée la réduction du déficit. Un an après l'élection présidentielle, la stratégie Sarkozy était prise à contre-pied : pour réagir, il fallait taxer les classes riches, réhabiliter l'Etat et chercher les moyens d'une gouvernance européenne plus énergique. Toutes choses qu'on a faites trop peu et trop tard, enfonçant le pays dans la crise. Celui qui nous a fait tomber dans un piège se fait fort de nous en sortir. Est-il vraiment le mieux qualifié ?

Laurent Joffrin - Le Nouvel Observateur

 

Pendant ce temps, à Bondy, nous continuons d'oeuvrer pour une ville plus belle et plus douce. J'étais mercredi en visite de chantier sur le secteur du 14 juillet ou le cabinet d'architectes Treutel Garcia Treutel nous livrera dnas les prochaines mois un bel ensemble de 108 logements en immeubles de 2 à 4 étages, face au bois de Bondy. Choix des coloris de façade et des parements de briques étaient au programme :

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Et en matière de couture urbaine entre ces petits immeubles et le secteur pavillonnaire ancien le bordant, les petites maisons en accession sociale à la propriété sont en phase d'achèvement.

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Pour finir, mon coup de coeur et de soleil de la semaine, le départ de 8 enfants, Kelsoua, Fily, Atieef, Mamadou, Djoumbé, Duhamoé, Tanalou et Patrick, avec leur animatrice Ouzna et leur animateur Zahy en vélo vers le Parc de la Villette. 

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Merci au Président de l'association Acefepi, Monsieur Minkaïlou Dianka d'avoir proposé cette journée de découverte sportive du Canal de l'Ourcq et de la Villette à ces enfants du quartier Terre Saint Blaise.

dimanche, 23 octobre 2011

Week-end de fête pour les serbes et les chrétiens orthodoxes de Bondy et de la Seine Saint-Denis.

 

D’abord samedi soir, fête de l’association franco-serbe Kolo, association proposant des cours de langue serbe et d’apprentissage du folklore aux enfants de la Ville. J’ai rencontré 5 jeunes gens et jeunes filles heureux de revêtir les costumes traditionnels de leurs parents, Darko, Oghnen, Valentina, Jovana et Kristina.

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Puis dimanche matin, dans l’église de l’avenue de Rosny à Bondy, les croyants fêtaient Sainte Parasceve, leur Patronne.

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J’avais déjà eu l’occasion de découvrir cette ancienne chapelle catholique transformée en petite église orthodoxe, riche en boiseries et haute en couleurs. Y retourner pour saluer les fidèles au cours de la cérémonie fut un véritable plaisir : beaucoup de fleurs et de chants, rituel de partage, richesse du symbolisme et banquet pour tous dès la fin de la cérémonie. 

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samedi, 22 octobre 2011

TZen 3, qu’est ce que c’est ?

Hier matin, réunion du comité de suivi TZen 3 au Syndicat des Transports d’Ile de France. Le Tzen 3 est un bus régulier, fiable, confortable et accessible, ayant priorité auxfeux, qui circuleraà la façon d’un tramway au centre de l’ex RN3, en site propre donc, sur10 kms de ligne ponctués de 20 stations, de la Porte de Pantin à Gargan (Les Pavillons sous Bois/Livry Gargan). Cela avec une fréquence de passage de 6 mns en heure de pointe et de 8 mns en heure creuse, amplitudes calées avec les horaires de métro (Porte de Pantin, Raymond Queneau et à terme Arc Express). Lancement prévu en 2015 pour ce premier tracé qui devrait ensuite être prolongé jusqu’à Vaujours et peut-être la Seine et Marne.

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Claude Bartolone, quand il a pris la présidence du Conseil général de la Seine Saint-Denis, a confié à Corinne Valls, sa vice-présidente en charge des transports, des déplacements et de la voirie, la mission de la requalification de l’ex RN3, transférée par le Gouvernement à notre département dans un état pitoyable. Au-delà de l’implantation du BHNS, il s’agit donc bien de la transformation de cette ex route nationale en déshérence en un véritable boulevard urbain agréable et pacifié.

La situation actuelle : 20 000 à 60 000 véhicules/jour selon les tronçons (60 000 à Bondy), peu de connexions avec les autres modes de transport, on est prisonnier de sa voiture ou on utilise les transports en commun peu cohérents les uns avec les autres et ne permettant pas les intermodalités (passage du mode piétons, vélos ou voiture au transport en commun ou inversement). Les embouteillages sur l’axe sont la règle quotidienne.

Le Tzen 3 participera donc à la dynamisation du territoire où de nombreuses Zac et écoquartiers sont en cours d’étude, comme l’écoquartier duCanal à Bondy. Les correspondances avec le T1 (Saint-Denis/Noisy le Sec), le T3 (Petite Ceinture de Paris), le T4 (connexion RER E/RER B par Bondy/Aulnay), la ligne 5 du métro et la tangentielle nord sont assurées. 30 000 voyageurs/jour sont prévus.

A Bondy, la destruction de l’autopont, véritable fracture urbaine dans notre ville transformant son axe principal en déversoir de voitures d’autoroute, sera  nécessaire pour faire passer le TZen 3. La disparition de l’autopont, souhaitée par les élus bondynois depuis des années est donc enfin au programme.

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Les stations du TZen 3 à Bondy seront au nombre de 4 : Pont de Bondy, Rue Gâtine, Carrefour Pollissard et Carrefour Pasteur/Jean Verdier.

A terme, c’est donc une autre façon de vivre dans ce boulevard urbain, redonnant toute leur place aux modes doux  : des trottoirs larges et éclairés, des aménagements cyclables protégés, deux voies pour la voiture et la priorisation au transport en commun, des intermodalités entre différents types de transport,  la conservation des platanes en bon état sanitaire et la plantation d’autres arbres. Une réflexion d’Est Ensemble autour des vélos d’agglomération pourrait compléter le tableau de villes plus douces.

Le Conseil d’Administration du STIF devrait valider le principe de ce beau projet le 7 décembre prochain. A suivre donc …

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10ème festival Hip Hop Dome à Bondy

....... et, en ouverture, le vernissage à la bibliothèque Denis Diderot d’une exposition d’œuvres d’Henry Hang, artiste peintre multi-facettes qui passe de la bombe au pinceau dans ses tableaux pour peindre la vie urbaine sur fond de musique hip hop (traduction l’intelligence en musique).

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J’y étais hier soir avec Sabrina Metayer, maire-adjointe en charge de la culture, et d’autres collègues élus.

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De nombreux bondynois aussi, des jeunes et des enfants, spontanément en phase avec les œuvres très vivantes et colorées d’Henry Hang. Personnellement, je ne connais pas grand-chose au hip hop, mais la culture est justement là pour relier, tisser des liens entre des personnes dont les centres d’intérêt seraient spontanément différents.

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J’ai aimé la vibration de la peinture, la traduction des mouvements comme une sorte de jaillissement. Et puis le hip hop est une forme moderne de musique, mêlant fête et protestation, revendication, directement héritée d’autres musques que je connais mieux, le blues et le jazz.

Allez nombreuses et nombreux découvrir ces tableaux à la bibliothèque Denis Diderot, rue Roger Salengro à Bondy.

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