lundi, 16 janvier 2012

Le dernier jour d'un condamné .... émotion

C’est une première en Seine Saint-Denis : à l’initiative de Bondy et avec la complicité d’amis de Livry Gargan, 6 villes ont décidé il y a un an de s’associer pour demander à André Valverde, metteur en scène de la compagnie la fontaine aux images (Le Chapiteau à Clichy sous Bois) de créer une adaptation théâtrale pour commémorer le 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France.hugo1.jpg

 Pari tenu avec le très beau texte de Victor Hugo « le dernier jour d’un condamné ». La pièce se joue à tour de rôle dans les villes de Livry Gargan, Sevran, Bondy, Clichy sous Bois, Les Lilas et Le Pré Saint-Gervais. Pour notre ville c’était donc vendredi soir à la salle Malraux, après une séance réservée aux collégiens dans l’après-midi. « Le dernier jour d’un condamné » est un texte engagé et plein d’émotion, intense et humaniste, qui amène à la réflexion

 

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Il y a 30 ans, en octobre 1981, François Mitterrand, qui avait eu un vrai courage politique de s’engager contre la peine de mort dans sa campagne électorale présidentielle alors que les Français y étaient majoritairement favorables, faisait voter la loi l’abolissant par la voix de son Ministre de la Justice.  Robert Badinter reprenait le flambeau de nombreuses femmes et homme qui en avaient fait leur combat depuis l’aube de l’Humanité, combat plus organisé à partir des Lumières et de al Révolution Française, pour notre pays. Voltaire, Lamartine, Victor Hugo et Jean Jaurès ont été de ces grandes figures qui n’ont cessé de clamer la nécessité de bâtir la Justice non sur la vengeance et le froid crime d’état, mais sur la Raison et l’Humanité. Jean Jaurès disait « Aussi déchu soit-il , il n’est pas un être humain qui ne soit susceptible de relèvement ». Plus près de nous, Albert Camus, dénonçait la peine de mort comme la persistance de la barbarie dans les temps modernes, s’exerçant souverainement et froidement sous le nom de Justice ». Victor Hugo enfin, au soir de sa vie, a affirmé « Heureux celui dont on pourra dire en s’en allant : il emporte avec lui la peine de mort ».

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Le moins que nous pouvions apporter à leurs vies de combat, était de trouver les moyens de transmettre, de ne pas oublier, de contribuer à la construction de la citoyenneté. Notre territoire est riche de sa diversité, de sa pluralité, de sa jeunesse, et connaître l’Histoire lui permettra de continuer à l’écrire quand la peine de mort existe encore dans bien des pays du Monde.

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