lundi, 19 octobre 2009
Triste anniversaire...
Appel du secrétariat national du Parti socialiste
à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture
Triste anniversaire pour le ministère de la Culture
Le ministère de la Culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l’absence de tout projet politique global d’envergure, alors que c’est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique.

Que s’est-il donc passé ? Nous assistons malheureusement à un étouffement voulu par l’actuel pouvoir de la politique culturelle nationale. Le ministère mène une action de moins en moins visible. Il est devenu une administration de gestion, sans imagination, qui n’a pas su s’adapter au monde d’aujourd’hui, qui censure Internet, ignore les pratiques innovantes, la mondialisation et néglige le rôle prépondérant des collectivités territoriales à la fois premiers financeurs mais aussi véritables acteurs de la vie culturelle.
Les faits ? Baisse systématique des moyens financiers et fragilisation des institutions culturelles, des équipes de production et de diffusion, mise en cause du service public de l'audiovisuel, abandon de fait de l'éducation artistique. C'est bel et bien une réduction du périmètre d'intervention et une raréfaction des bénéficiaires qui sont esquissées, sur fond de soutien exclusif accordé à l’initiative privée. Bref une limitation des ambitions des pouvoirs publics, alors que la France foisonne d'initiatives et de talents qui ne sont pas pris en compte.

En guise de cadeau d'anniversaire, le président de la République a pris en 2009 deux décisions majeures relatives à " la gouvernance " de la Culture. La première est l'application de la RGPP (révision générale des politiques publiques) au ministère de la Culture. Le nombre de ses agents publics, pourtant notoirement insuffisant, se trouve réduit de plusieurs centaines par an.
La seconde est la mise en place du " Conseil de la création artistique ", présidé par Nicolas SARKOZY, directement rattaché à l'Elysée, placé par conséquent en surplomb de l'administration culturelle. Quels que soient les projets que cette instance peut porter ou la bonne volonté de ses membres, sa création traduit une double dérive. Celle de l'hyper-présidentialisation, qui s'affiche dans la Culture comme ailleurs, l'omnipotence conférée au chef et à lui seul, source auto proclamée de toutes les initiatives et de toutes les décisions, grandes ou petites. Celle du dessaisissement du ministère de la Culture, ainsi concurrencé et doublé par la capacité de conception et de proposition conférée au Conseil, et dès lors poussé à l'appauvrissement intellectuel ainsi qu'au découragement des compétences, des savoirs faire et des expériences acquises qu'il recèle.
Le président de la République, tenté au début de son mandat par la disparition du ministère de la Culture, a préféré confirmer son existence, pour ne pas encourir la vindicte des milieux culturels, réputés influents. Mais il en fait une coquille vide.
…/…

L'inquiétude porte à la fois sur le mode de gouvernance et sur le contenu même de la politique culturelle. Notre objectif est tout autre. Refonder le ministère de la Culture et non le démanteler ; relancer la politique nationale au lieu de l'abandonner ; définir un nouveau partenariat dynamique avec les collectivités territoriales au lieu de les étouffer ; renouer le dialogue avec l'ensemble des forces vives de la culture plutôt que de trouver l'appui d'un petit cénacle d'experts trié sur le volet.
Une conviction nous anime : la Culture a un rôle fondamentalement émancipateur, tant au plan individuel que collectif. L’économie et la société de demain reposeront au premier chef sur les capacités d'innovation, de connaissance, de création, de recherche. L'art et la culture constituent l'un des atouts décisifs de notre pays, à condition que l'on veuille bien leur redonner la priorité qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

Il y a une multitude de femmes et d’hommes qui sont épris de Culture libre et vivante, des créateurs de toutes disciplines, venus d’horizons les plus divers, qui considèrent que l’art est d’abord un outil critique pour interroger le monde et interpeller nos certitudes. Gageons qu’ils ne se laisseront pas faire. Que messieurs SARKOZY et MITTERRAND reviennent à cette définition fondamentale d’André MALRAUX " La Culture nous apparaît d’abord comme la connaissance de ce qui fait de l’Homme autre chose qu’un accident de l’univers " ? Il s’agirait alors d’un joyeux anniversaire.
Nous invitons tous ceux qui s’y reconnaissent, à signer ce texte en ligne sur le site :
http://culture.parti-socialiste.fr
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Où s'arrêtera l'indécence ?

Dans un communiqué du 16 octobre 2009,la fédération française des Dys ( dyslexie, dysphasie..) s’élève contre la fermeture du centre Référent pour les troubles du langage de l’hôpital Trousseau. Ce centre accueille des enfants atteints de ces pathologies qui peuvent être ainsi diagnostiqués , élément important pour l’établissement d’un plan de compensation. Ainsi des prises en charge adaptées (rééducation, scolarisation,..) peuvent être mises en place.
Les conséquences directes de cette fermeture sont palpables : allongement des délais d’attente pour un rendez-vous allant jusqu’à 18 mois. Pendant cette période les enfants non diagnostiques, n’ont pas de prise en charge médicale adaptée. Les parents de ces enfants sont sans soutien .
Cette fermeture vient s’ajouter aux suppressions de lits dans l’unité spécialisée à l’hôpital Robert Debré. De 12 lits, l’hôpital est passé à 3.
Tout ce qu’avait construit le gouvernement de Lionel Jospin, sous la responsabilité de Ségolène Royal, est mis à mal. Ne laissons pas faire ce travail de sape ! Ne laissons pas seules les familles qui ont le droit à des soins adaptés !
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Dalila Maazaoui

Communiqué de presse du 16 octobre 2009
La FFDys s’élève contre la fermeture du Centre référent pour les troubles du langage de l’hôpital Trousseau et s’inquiète du sort réservé aux enfants.
Alors que vient d’avoir lieu la Troisième journée Nationale des DYS, qui se déroule chaque année le 10/10, la Fédération Française des DYS s’alarme de la fermeture du Centre référent « Troubles du langage » de l’Hôpital Trousseau.
En effet, ces jours-ci, la fermeture du Centre référent de l’Hôpital Trousseau a été confirmée. Une file active de plusieurs centaines d’enfants dys se retrouve sans suivi.
Ces enfants viennent s’ajouter à des listes d’attente déjà très longues dans les Centres Référents en Île-de-France. (Quand ceux-ci acceptent de les recevoir. )

Partout en France il est courant de devoir attendre 6, 8, 12, voire 18 mois pour avoir un rendez-vous. Or, les diagnostics de ces Centres sont souvent décisifs pour l’orientation des enfants pour leur scolarisation. Ils sont exigés très souvent par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées comme élément constitutif d’un dossier pour l’établissement d’un plan de compensation personnalisée. Les retards pris pour le diagnostic sont autant de temps perdu au détriment des enfants et des familles d’enfants handicapés.
La Fédération Française des DYS et ses associations adhérentes expriment leur plus grande inquiétude devant ces fermetures et ces réductions de moyens.
Aujourd’hui en France entre 6 et 8% de la population présente des troubles « DYS ».
Fondée en 1999, la Fédération française est membre du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées.
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jeudi, 15 octobre 2009
Pour la défense des droits des femmes, toutes et tous à la Bastille samedi !

*Appel à la manifestation nationale pour l’égalité et les droits des
femmes du samedi 17 octobre 2009 (RV 14h30 place de la Bastille)
Nous vous rappelons cette importante mobilisation qui sera organisée
autour des six thèmes EGALITÉ, LIBERTÉ, LAICITÉ, AUTONOMIE, DIGNITÉ,
SOLIDARITÉ.
Nous appelons les collectifs et associations défendant les droits des
femmes migrantes, exilées, immigrées, à participer largement car toute
ces revendications nous concernent !
Exilées ou immigrées, des femmes ont subi ou affronté dans leur pays des
mouvements intégristes, des Etats qui ne respectent pas la liberté de
conscience et de religion et qui imposent aux femmes des contraintes
inacceptables, restreignant leurs droits humains fondamentaux. Ces
intégristes de toute obédience et l’oppression qu’ils véhiculent, elles, nous toutes, les affrontons ici aussi !
*Ensemble défendons la laïcité, indispensable à la liberté et aux droits des femmes*.
Exilées ou immigrées, des femmes rencontrent ici des discriminations de
tout ordre, sexistes, racistes, xénophobes ou lesbophobes, des violences
cumulées, de grandes difficultés à obtenir le droit d’asile ou un titre
de séjour, le droit au travail, l’accès aux ressources, à un logement
autonome. Refusons que des femmes étrangères soient renvoyée de force
dans leur pays quand elle se séparent de leur mari, que des femmes sans
papiers en situation de précarité subissent esclavage domestique,
prostitution, exploitation sexuelle, surexploitation dans le travail, et
vivent dans la peur de la reconduite à la frontière, n’osant pas exemple
pas porter plainte si elles subissent des violences.
*Ensemble revendiquons l’égalité, l’autonomie, la dignité.
Ensemble construisons, développons, la solidarité féministe, ici comme
avec toutes les femmes du monde entier !

19:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
